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Entreprises

Privatisation: Négociations avancées pour Settafil

Par L'Economiste | Edition N°:528 Le 14/06/1999 | Partager

· Un plan de restructuration sera prêt avant la fin du mois
· Collier Frères s'intéresse de près à la filature
· L'ODI devrait lui proposer une participation partielle avant la reprise totale


Rebondissement pour Settafil, alors que les négociations étaient bien avancées avec l'Italien Franzonie, voilà que ce dernier se retire. Il reporte sa «manifestation d'intérêt». La raison est que le filateur italien a dû fermer une de ses unités en Italie suite à la concurrence farouche que mènent les filateurs turcs. L'entreprise continue néanmoins de susciter l'intérêt, puisque le Français Collier Frères, observateur jusqu'alors, a manifesté sa volonté de se porter acquéreur de l'unité marocaine. "Il s'y intéresse pour deux raisons. La première est sa volonté de développer l'activité au Maroc où il détient déjà Cofitex. La seconde est que cela lui permet de se délocaliser", précise M. Bachir Bouhali, directeur de l'Office de Développement Industriel. Un plan de restructuration sera proposé par l'ODI avant la fin du mois. Il consiste dans un premier temps à une réduction du capital à hauteur des pertes cumulées qui se chiffrent à 240 millions de DH, l'objectif étant de procéder à une réévaluation des actifs.
Dans un second temps, il est prévu une augmentation de capital de 50 millions de DH qui servira à renouveler le parc des machines en vue d'accroître la production. Ce plan fait suite à une étude qui a permis d'évaluer aussi le coût de fermeture. "Il s'est avéré que ce coût est équivalent à celui de la restructuration", précise M. Bouhali. Une fois cette opération réalisée, il s'agira ensuite d'établir la manière dont Collier souhaite entrer dans le capital. Vraisemblablement, il le fera par une participation partielle au capital n'excédent pas 25% et devrait assurer la direction de la société durant deux ans. Ce n'est qu'après cette "période de test" que l'ODI propose la reprise totale de l'unité.
Settafil est une entreprise spécialisée dans la filature de coton peigné. Sa capacité est de 2.200 tonnes. L'entreprise dispose d'un terrain de 2 hectares lui permettant les extensions nécessaires à son développement. La production du Maroc et les importations totalisent 43.000 tonnes. Le chiffre d'affaires réalisé par l'entreprise est de 60 millions de DH en 1998, dont les deux tiers sont à l'export. Mais son activité est en perte de vitesse. Elle est déficitaire. Elle aurait dû normalement faire partie du package au moment de la cession d'Icoz. Il s'agit en effet d'une unité faisant partie de la célèbre filature. Au lancement de l'affaire en 1989, elle était sous-capitalisée. Le tour de table de l'entreprise est composé d'institutionnels (67% pour l'ODI, le reste est partagé entre la SFI, la SOMED et la Société Arabe d'Investissement).


Ôh! Turquie ennemie...


C'est ce que pensent les filateurs européens qui se retrouvent «envahis», selon leur terme, par les fils de coton peigné en provenance principalement de Turquie. D'après les statistiques, les Turcs produisent la même quantité de fils que l'ensemble de la production européenne. Chez eux, l'Etat a facilité l'intégration de la filière d'amont en aval en donnant des avantages aux investisseurs. Conséquence, la crise devient mondiale à cause de la surproduction de fil. En guise de riposte, les filateurs européens ont formé un club pour fairebarrière aux importations de fil turc et pour limiter l'entrée de coton. Une plainte devrait être déposée à l'OMC pour dumping.

Radia LAHLOU & Fatima MOSSADEQ

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