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    Privatisation des entreprises minières : Les actions BRPM cédées avant 1996

    Par L'Economiste | Edition N°:167 Le 16/02/1995 | Partager

    Les actions du BRPM dans six entreprises, cinq minières et une fonderie, seront cédées avant la fin de l'année. Les rapports d'audits finaux devront être remis au Ministère de la Privation dans un délai n'excédant pas un mois. Les schémas de transfert ne sont pas encore arrêtés.

    LE mécanisme est mis en route pour la privatisation des "mines du BRPM". L'opération devrait être finalisée d'ici la fin de l'année, mais aucun calendrier n'est arrêté pour le moment.

    L'environnement est en effet très propice pour la cession des actions du BRPM avec la reprise des cours miniers sur le marché international.

    Le Ministère de la Privatisation a reçu les rapports d'audit provisoires des différents cabinets. Les rapports définitifs devront être remis à la fin de ce mois. Entre-temps, le Ministère conçoit des schémas de transferts qui seront soumis à la Commission des transferts pour statuer.

    Cinq mines figurent sur la liste des privatisations. Il s'agit de SMI (Société Métallurgique d'Imiter), Samine (Société Anonyme d'Entreprise Minières), CTT (Compagnie de Tifnout Tiranimine), Somifer (Société Minière de Bou-Gafer)et enfin Sacem (Société Anonyme Chérifienne d'Etudes Minières). La fonderie incluse dans la liste des privatisables est PZ (Société des Fonderies de Plomb de Zellidja-FPZ).

    Minerai argentifère

    La SMI exploite une mine argentifère. L'entreprise a été créée en 1969. Son capital, de 96,7 millions de DH, est détenu à hauteur de 69% par le BRPM et 31% par l'ONA.

    La production de la société en argent métal est passée de 150.447 Kg en 1991 et 109.219 Kg en 1992 à 202.320 Kg en 1993. Le chiffre d'affaire a atteint, en 1993, 232,4 millions de DH contre 108,3 millions de DH l'année précédente. "Les performances enregistrées par la SMI sont les résultats de la reprise des cours de l'argent mais également de l'amélioration du prix de revient", précise le rapport annuel de l'AIMM (Association des Industries Minières du Maroc).

    Reprise des cours du cobalt

    Par ailleurs, la SMI détient 6,92 % du capital de la Samine, entreprise elle-même privatisable. Le capital de cette dernière, de 96,7 millions de DH, est détenu à hauteur de 35% par le BRPM, 17,73% par l'ONA et 40,35% par l'entreprise minière, CTT.

    Compte tenue de la conjoncture défavorable du marché international de la fluorine et des mesures des restriction pour l'utilisation de CFC, la société a réduit sa production afin de la mieux adapter à ses prévisions de ventes. En 1993, l'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 63,3 millions de DH contre 89,3 millions une année auparavant, soit une régression de 29%. Par contre, les investissements de la société ont porté sur 9,1 millions de DH, en nette augmentation de 64,7% en comparaison des dépenses de 1992.

    La CTT exploite quant à elle le gisement de cobalt et d'argent de Bouazzer. CTT fait figure de vieux comparativement à la SMI et la Samine. L'entreprise a été créée en 1930. Son capital de 2,6 millions de DH est détenu par le BRPM à hauteur de 40%. L'ONA est majoritaire avec 55,25% du capital.

    En 1993, l'extraction de minerais tout venant de la compagnie a été en baisse de 12,5% comparativement à 1992. La production marchande de cobalt est en régression de 15,2% en passant de 4.253 tonnes en 1992 à 3.606 tonnes en 1993. Toutefois, le chiffre de 50,8 millions de DH, en 1993, est en progression de 42,8% comparé à celui d'une année auparavant. Ce résultat est la conjugaison de l'augmentation du tonnage de cobalt vendu (+15,5%) et du redressement des cours de ce métal.

    Amélioration de la teneur du cuivre

    Par ailleurs, l'existence d'intéressantes zones minéralisées, pour l'extension de son gisement, ont été confirmées. La CTT entreprend des études pour la valorisation de son minerai et la production du cobalt métal. Les dépenses d'investissements engagées par la CTT en 1993 ont dépassé 15 millions de DH.

    Somifer exploite le gisement de cuivre de Bou-Gafer, dans la région de Ouarzazate. L'entreprise existe depuis 1959. Son capital de 88,8 millions de DH est détenu à hauteur de 46,38% par la CTT, 34,20% par BRPM, 7,61% directement par l'ONA, 10% par la SFI et enfin 1,8% par la SMI.

    Manganèse et plomb

    En 1992, la teneur du concentré s'est améliorée en passant de 37,35% à 39,45%. Ce résultat positif a été obtenu grâce à l'introduction du rebroyage des concentrés. En 1993, le chiffre d'affaires de l'entreprise a totalisé 133,3 millions de DH en régression de 33,6% en comparaison des réalisations de 1992.

    Les investissements miniers se sont élevés à 15,8 millions de DH et ont concerné, entre autres, la réalisation de l'unité de stockage d'acide sulfurique au port d'Agadir. Cette unité permettra la fabrication de sulfate de cuivre et contribuera à l'amélioration des coûts de production.

    Enfin, la dernière mine privatisable est la Sacem. Cette entreprise a été créée en 1929. Elle exploite le gisement d'Imini près de Ouarzazate. Son capital de 24 millions de DH est détenu à hauteur de 42,99% par le BRPM, 30,02% par la société française Comilog et la holding française Minemeth, 2,5% par l'ONA et le reste par des personnes physiques.

    En 1993, les livraisons de concentrés de manganèse se sont élevées à 39.212 tonnes, en hausse de 24% environ par rapport à 1992. Le chiffre d'affaires s'est amélioré en 1993 de 15%. La reprise des livraisons de produits en vrac, en 1993, est essentiellement à l'origine de cette évolution favorable, masquant les effets de la crise de la construction européenne, principal créneau traditionnel des exportations des minerais extra-fins conditionnés par la Sacem.

    La dernière sur la liste des privatisables est la fonderie PZ ou la Fonderie de Plomb de Zellidja. Son capital de 23 millions de DH est aux mains du BRPM à hauteur de 26%, de la holding financière Zellidja à hauteur de 40%, de la CMT (Compagnie Minière de Touissit), et de Rebab Compagnie pour 14%.

    En 1993, les ventes ont porté sur 71.224 tonnes de plomb, 33.285 kg d'argent, 1.287 tonnes de mattes cuivreuses et 185 tonnes d'antimoniate de soude. Le chiffre d'affaires s'est affiché en régression de 8,8% par rapport à 1992.

    Laïla TRIKI

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