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Privatisation Banque du Sud-Tunisie
Les ambitions de Attijari et Grupo Santander

Par L'Economiste | Edition N°:2175 Le 20/12/2005 | Partager

. Le partenaire marocain devrait entre autres booster les échanges avec la Tunisie. Le projet industriel vise à hisser la banque au premier rang des établissements financiers . Les axes de la nouvelle stratégieLa Banque du Sud vient d’achever son processus de privatisation avec l’entrée dans le tour de table du consortium composé de Grupo Santander et d’Attijariwafa bank (cf. www.leconomiste.com). Le top management de la banque et à sa tête Mohammed Haïtami, désormais administrateur directeur général, a reçu le gotha financier tunisien et des représentants de la presse en fin de semaine dernière à Tunis. D’emblée, Haïtami, visiblement très à l’aise dans ses nouvelles fonctions, a mis l’accent sur les perspectives «prometteuses» de la banque. La démarche stratégique est axée sur une culture orientée “client”, misant davantage sur la qualité de service, un marketing puissant, un réseau élargi, organisé en espaces de vente et conseil. Ce qui apportera un plus à une banque considérée jusque-là pas assez agressive sur ce registre. A cela s’ajoutent la mise en place de choix organisationnels et techniques rationalisées, le développement d’outils de pilotage et la mise en place de plateformes de production et traitement. Autres axes de la stratégie, le renforcement des mécanismes de contrôle interne et l’adoption d’une nouvelle approche du risque.De l’avis des observateurs, les perspectives d’évolution de la banque sont jugées importantes. Elle devrait bénéficier de la dimension multimétiers des groupes étrangers et locaux présents dans son tour de table. Rappelons que le noyau dur est composé de groupes privés tunisiens importants (4 groupes privés opérant dans des domaines divers tels que le tourisme, l’industrie, la distribution, les services financiers), une banque européenne de dimension internationale et une banque marocaine aux acquis bien connus. Grupo Banco Santander devrait apporter une valeur ajoutée, notamment dans les métiers du corporate et de l’international. Il est très attendu également en matière d’accompagnement dans les domaines de la gestion globale des risques et du contrôle interne.Pour sa part, Attijariwafa bank devrait apporter son savoir-faire en matière d’accompagnement dans tous les métiers de la banque et de la finance. Elle devrait également contribuer au développement des flux entre la Tunisie et le Maroc. Un point particulièrement mis en avant par Haïtami, qui a souligné à cet égard: “Les liens entre les deux actionnariats seront également mis à profit pour promouvoir les échanges commerciaux, les partenariats, les flux et investissements et faciliter les opérations documentaires à destination et à partir de la Tunisie”.En fait, le projet industriel vise à hisser la banque au premier rang des établissements financiers de la place. Parmi les chantiers urgents à mener, figure donc le reforcement de l’offre commerciale. A cet égard, le top management de la banque prévoit de déployer tous les efforts, comme le précise Haïtami, pour la mise en place d’un dispositif répondant aux besoins spécifiques d’épargne, de crédit et de prévoyance en développant ce qui est communément appelé la banque multicanal. . Capitaliser sur les acquis Outre les métiers classiques, la banque mise aussi sur l’intermédiation boursière, le leasing, la gestion d’actifs, la bancassurance (un créneau fort porteur, qui n’a pas encore pris ses marques dans le pays), la gestion des flux, le corporate finance, le factoring… Dans cette stratégie, le nouveau noyau dur devrait capitaliser sur les acquis de la banque, à savoir la densité de son réseau et un portefeuille clientèle large et diversifié.Reste à suivre l’évolution des créances en souffrance. A cet égard, une action approfondie d’assainissement est déjà entamée. Elle est basée essentiellement sur une démarche proactive dans la gestion des risques et le renforcement de la structure financière de la banque (voir encadré). Cette démarche s’avère inévitable pour repartir sur de nouvelles bases. En 2004, la banque a consacré une enveloppe de 31,2 millions de dinars (soit environ 4,5 millions de DH) au titre de provisions en hausse de 33,3% par rapport à 2003.Aussi le management a-t-il engagé une refonte du système d’information et une nouvelle politique de gestion des ressources humaines se basant sur le mérite, la formation et les nouvelles opportunités d’évolution de carrière.


Renforcer les fondamentaux

La Banque du Sud fait partie des établissements qui ont engagé un sérieux programme de modernisation ces dernières années. 2004 a été particulièrement marquée par le développement du système d‘information et de communication.Les résultats de cette stratégie commencent déjà à se manifester, notamment au niveau de la consolidation de l’assise financière. L’exercice 2004 a été marqué par une évolution des principaux indicateurs d’activité avec en prime un bond des dépôts de la clientèle (+16,9%) et de l’encours des engagements en faveur de la clientèle (+9,9%). L’exercice a également enregistré une évolution des crédits de 8,8%. Pour sa part, le produit net bancaire a grimpé, traduisant une hausse notoire des commissions et de la marge sur intérêts.De notre correspondante permanente à Tunis, Yousra MAHFOUD

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