×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Primeurs
Bruxelles renonce aux normes de calibrage

Par L'Economiste | Edition N°:2901 Le 13/11/2008 | Partager

. Augmentation des volumes ne rime pas avec celle des valeurs. Risque de prolifération des normes privéesREVANCHE du légume tordu, biscornu, courbe, disgracieux, etc. La Commission européenne a voté, hier, l’abolition des normes commerciales imposées jusque-là aux fruits et légumes. La nouvelle disposition entrera en vigueur à partir de juillet prochain. L’Union européenne salue l’adoption par ses Etats membres des normes de commercialisation applicables à 26 types de fruits et légumes.Pour la Commission, «la suppression de ces normes constitue un élément majeur dans ses efforts de rationalisation et de simplification des règles de l’UE, ainsi que de réduction des lourdeurs administratives». Toutefois, elles seront maintenues pour dix types de fruits et légumes, notamment les pommes, les fraises et les tomates, les normes de commercialisation seront maintenues. Pour rappel, ces 10 types de produits représentent à eux seuls 75% de la valeur des échanges de l’Union. Les États membres pourront autoriser la vente au détail des spécimens ne correspondant pas aux normes, pourvu qu’ils soient étiquetés de manière à les distinguer des produits relevant des catégories «Extra», «I» et «II». En pratique, les autorités nationales pourront s’appuyer sur les nouvelles règles pour autoriser la vente au détail de tous les fruits et légumes, abstraction faite de leur taille et de leur forme.Les agriculteurs européens manifestent déjà leur inquiétude quant à l’arrivée sur le marché d’une multitude de produits agricoles susceptibles de tirer les prix vers le bas.Les exportateurs marocains devraient-ils applaudir la fin du diktat de l’esthétique? Pour Sâad Benchakroun, directeur général de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), l’impact ne sera pas forcément positif. «Il n’y aura aucun bénéfice pour le Maroc en tant que pays exportateur dans la mesure où il y a toujours une corrélation proportionnelle entre le niveau de sélection qualitative et le prix obtenu», déclare-t-il. Pour lui, «la réduction, à travers la sélection, de 10 à 15% de volume, va toujours de pair avec un gain de prix de 30 à 40%». Moralité: en supposant que les exportateurs profitent de l’assouplissement des normes esthétiques en Europe pour augmenter le volume de leurs ventes à l’extérieur, ils ne seraient pas, pour autant, gagnants en termes de valeur. La commercialisation des fruits et légumes en Europe est régie par trois types de normes. Il existe 34 règlements CE (Commission européenne) fixant les normes de commercialisation de produits ou groupes de produits, sans oublier trois arrêtés. Il y a d’abord le règlement 361/2008, édicté au mois d’avril dernier. Les produits exclus de ce cadre réglementaire sont, eux, soumis aux normes internationales ONU. Le troisième et dernier type de normes consiste en des accords interprofessionnels encore plus fermes que les normes classiques. Pour Benchakroun, «l’avantage est qu’elles sont coordonnées, cohérentes et officielles. Elles servent aussi bien les intérêts des producteurs, des consommateurs, que des distributeurs. Si elles venaient à être assouplies, elles donneraient lieu à des normes privées plus contraignantes», craint-il. En effet, ces normes pourraient être commanditées par les grandes surfaces commerciales, ce qui risque de déstabiliser les producteurs, qui ne sauraient plus à quel marché destiner leurs récoltes. Les consommateurs se trouveraient par la même occasion désorientés par rapport à la multitude des formes et des couleurs des produits agricoles. Autre risque de l’abolition des normes, la désaffection de la clientèle européenne envers toute une production agricole en raison de son origine. «Si un consommateur est déçu, il aura une mauvaise idée du produit et de son origine géographique», termine Benchakroun.


Hybridation

VOS poivrons, vous les préférez verts, jaunes ou encore rouges? Et les aubergines, les aimez-vous mouchetées, blanches ou violettes? Depuis quelques années, on assiste à l’apparition de nouvelles couleurs de légumes grâce aux techniques d’hybridation. Selon Sâad Benchakroun, directeur général de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), «l’abolition des normes a toutefois un avantage. Elle encouragera la recherche scientifique qui, en permettant d’avoir une gamme de produits plus large, incitera à la consommation».Hassan EL ARIF

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc