×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Price contre Price: C’est la guerre totale!

Par L'Economiste | Edition N°:2651 Le 14/11/2007 | Partager

. Le réseau d’audit et son ex-partenaire marocain se déchirent . Interpellé, l’Ordre des experts-comptables adopte une attitude à la «Ponce Pilate»LE contentieux entre le réseau international PriceWaterhouseCoopers et son ancien partenaire marocain (PriceWaterhouse SARL Maroc) vient de franchir un nouveau palier. Entre les deux parties, il n’y a pas d’autres mots, c’est désormais la guerre totale. La confrontation est sortie des couloirs des tribunaux, et c’est à coup de manchettes dans la presse que des deux côtés on se livre une bataille dont on ne voit pas aujourd’hui l’issue. Quoi qu’il en soit, ce conflit ferait une excellente étude de cas pour les étudiants en droit des affaires.Tout est parti d’un communiqué sur une pleine page dans L’Economiste du 7 novembre émanant de Price Waterhouse SARL Maroc qui rendait compte de l’arrêt de la Cour d’appel du tribunal de commerce de Casablanca, arrêt qui annulait l’ordonnance en première instance. Cet arrêt reconnaît à «Price» Maroc le droit d’utiliser la marque PriceWaterhouseCoopers ainsi que le logo qui lui est rattaché. Ce que lui conteste le réseau international depuis la rupture intervenue le 30 juin 2006. Mais ce qui a encore fait bondir au quartier général de PWC, c’est que Price Waterhouse SARL Maroc s’est vu reconnaître par la décision du juge d’appel, l’exclusivité d’utilisation de la marque et l’identité visuelle de l’enseigne internationale de l’audit au Maroc (PriceWaterhouseCoopers). Ce qui a pour conséquence de fermer la porte (physiquement) du marché marocain au leader mondial de l’audit et de compliquer sa décision d’ouvrir un cabinet à Casablanca. La réplique ne s’est fait pas attendre. Six jours après, dans un communiqué publié dans L’Economiste, PWC International via son équipe des avocats, a balayé point par point le contenu de l’annonce de son ex-partenaire marocain, qui elle, rappelons-le, mentionnait la décision de la Cour d’appel du tribunal de Commerce. Quitte à risquer d’apparaître comme la partie qui «brave» une décision judiciaire, PWC International a répliqué de manière cinglante comme l’atteste le texte paru dans la presse: «En réponse au communiqué du 7 novembre 2007 publié par «Price Waterhouse» SARL Maroc, le réseau international PWC rappelle que la société marocaine (Pricewaterhouse SARL) ne fait plus partie du réseau depuis le 30 juin 2006. Avant d’enfoncer le clou: «PriceWaterhouse SARL Maroc n’a plus aucun droit ni titre sur le nom de PriceWaterhouseCoopers ou son logo PWC». Fin de citation. Personne ne sait jusqu’où ira ce bras de fer entre la plus puissante multinationale du conseil et d’audit et son ancien partenaire au Maroc. Ce qui est sûr, c’est que le conflit fait les gorges chaudes de la profession où l’on attend non sans arrières-pensée, l’issue de cette confrontation. Car l’enjeu, c’est aussi la redistribution du gâteau du marché du commissariat aux comptes dans les grandes structures et les multinationales. De son côté, le gouvernement est sorti de son silence après avoir été alerté par le management de PWC International. Juste avant de quitter le ministère des Finances, Fathallah Oualalou avait officiellement interpellé le président du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables sur le litige opposant Price au réseau international. Le courrier date du 14 septembre 2007. Le ministre des Finances avait alors demandé un avis sur la régularité d’exercice des deux cabinets marocains (PriceWaterhouse Maroc et Coopers & Lybrand Maroc) aux instances de l’Ordre des experts-comptables. Selon nos informations, l’Ordre des experts-comptables n’a jamais donné suite à la requête du ministre des Finances. A l’origine de la bataille juridique actuelle, l’échec du regroupement entre les deux cabinets marocains arrimés aux ex-réseaux PriceWaterhouse et Coopers & Lybrand. La fusion mondiale des deux réseaux remonte à 1998. Le Maroc est le seul pays où ce mariage ne s’est pas réalisé.Abashi SHAMAMBA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc