×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Prévisions de croissance pour 2001 entre 6,1 et 6,5%

Par L'Economiste | Edition N°:1162 Le 11/12/2001 | Partager

. L'Institut National d'Analyse de Conjoncture vient confirmer les estimations du ministère des Finances. En dépit de cet optimisme, les chiffres sont plutôt moyens. Sur l'inflation, les prévisions ont été revues à la baisseFortement attendues, les prévisions de croissance de l'Institut National d'Analyse de Conjoncture (INAC) viennent confirmer l'optimisme du ministère des Finances. Les analystes tablent en effet sur un taux de croissance de 6,3% du PIB pour l'année en cours. Un taux qui se rapproche de celui formulé par le CMC (Centre Marocain de Conjoncture). Les services du Département des Finances prévoient un taux de croissance de 6,5% et ceux du CMC 6,1%. L'ensemble de ces chiffres ont été à plusieurs reprises revus à la baisse et demeurent donc toujours au conditionnel.Rappelons que le taux de croissance moyen annuel donné par Fathallah Oualalou, ministre des Finances, lors du f'tour- débat sur la Loi de Finances le 3 décembre est de 3,8% sur la période 1998 à 2000, un calcul incompris par les conjoncturistes. Ils estiment que la moyenne est largement inférieure.Actualisées, les estimations de l'INAC tiennent évidemment compte d'un impact atténué des événements du 11 septembre, bien que sur le terrain l'optimisme ne soit pas de mise. Encore une fois, le Maroc se place hors du contexte mondial. Alors que la croissance mondiale fléchit, le pays se positionne hors du trend comme d'habitude. Autre constat persistant, le Maroc continue d'être un pays dépendant de son agriculture et ce, malgré la volonté de limiter son impact sur le PIB. Pour justifier ses prévisions, l'Institut rappelle un état des récoltes agricoles en 2000/2001 meilleures que celles de l'année précédente avec une évolution positive de la valeur ajoutée agricole de 24,4%. Néanmoins, avec 45,3 millions de quintaux en 2000-2001, la production céréalière reste en deçà de la moyenne des cinq dernières campagnes. La valeur ajoutée marque un repli de 0,7%. En dépit de la sécheresse, il faut souligner que les régions du Nord ont été moins affectées. Hors agriculture, les prévisions de croissance sont de 3,8%. Côté chômage, l'Institut prévoit un taux pour le quatrième trimestre 2001 de 13,4% au niveau national en régression de 0,3 point par rapport au trimestre précédent, mais en hausse par rapport au début de l'année. Ici également, l'optimisme est de mise. L'Institut précise que les créations nettes d'emplois ont augmenté de 1,4%, en glissement annuel au premier semestre. En valeur, la création de postes est de 156.000 en zone urbaine, compensant les 34.000 emplois perdus dans les campagnes. La seule tache noire est que la part de l'informel reste difficile à déterminer et qu'elle prend certainement une part grandissante. Quant à l'inflation, les estimations semblent en décalage avec celles tant du ministère des Finances que du Centre Marocain de Conjoncture. Alors que l'Institut prévoit un taux de 1%, les deux autres l'évaluent à 2%. Pour justifier cette révision à la baisse, les analystes de l'Institut mettent en avant le recul des prix des produits alimentaires survenu au deuxième trimestre. Concernant les échanges extérieurs, il faut s'attendre à une aggravation du solde de la balance commerciale en raison d'une détérioration des exportations. Celles-ci ont reculé de 3,4%, alors que les importations ne progresseraient que de 0,8% au courant du premier semestre 2001. “La contraction de plusieurs productions destinées à l'exportation, la concurrence exercée par d'autres pays et les besoins d'importation en produits alimentaires et biens de consommation ont eu une incidence négative sur le commerce extérieur”, souligne le rapport. La facture céréalière continue de grever la balance commerciale. Elle pèse un peu plus cette année en raison du renchérissement des cours du blé lié au recul des stocks mondiaux. Autre fait marquant, la baisse des importations des biens d'équipement au premier trimestre 2001. Il s'agit principalement du recul des acquisitions du matériel de transport, essentiellement les avions et les bateaux. Mais le repli des achats des machines génératrices et les moteurs électriques traduit un ralentissement de l'investissement industriel.


Les Finances publiques sauvées par les privatisations

Encore une fois, le budget sera sauvé par les privatisation. L'année devrait se terminer sur un déficit de 3% du PIB selon le CMC et de 2,4% d'après l'INAC. Pour ce dernier, la situation prévisionnelle des charges et des ressources de l'Etat fait ressortir un solde budgétaire déficitaire de 9 milliards de DH contre 20,8 milliards de DH en 2000. Un excédent budgétaire est même dégagé à fin juillet. Pour cette période, le solde fait ressortir un surplus de 15,2 milliards de DH par rapport à un déficit de 3,7 milliards de DH à la même période en 2000. Au titre de la première moitié de l'année, c'est une bonne tenue du budget de l'Etat qui est relevée. La tendance des indicateurs budgétaires le confirme. Cet excédent s'explique par une progression asymétrique des recettes et des dépenses. Il faut dire que l'apport des recettes non fiscales y a fortement contribué. En revanche, les recettes à caractère fiscal ont enregistré une évolution plus lente de 2,5%, à 49,18 milliards de DH. Les dépenses ont pour leur part enregistré une progression globalement soutenue au grand dam des institutions internationales. Elles étaient notamment tirées par la hausse des charges de fonctionnement et d'investissement. Bien que pour ce dernier, il n'augmente pas de manière aussi importante que le souhaiterait l'économie.Durant le premier semestre, le Trésor, profitant de cette période d'aisance budgétaire, a poursuivi sa politique de désendettement vis-à-vis du marché intérieur et extérieur (6,7 milliards de DH).A noter que le niveau du déficit prévu et les flux nets négatifs extérieurs devraient se traduire par un recours de plus en plus prononcé sur le marché des adjudications.. Evolution contrastée par secteur• Textile: Le rythme de croissance de l'activité du textile et cuir s'est ralenti au second trimestre. La valeur ajoutée n'a progressé que de 0,3% en comparaison avec la même période en 2000. Cette petite évolution a marqué les articles en cuir, l'industrie cotonnière, la fabrication d'ouvrages en tissu et des tapis. Au troisième trimestre, l'activité du textile et cuir ne semble pas connaître de reprise sensible. L'évolution de la valeur ajoutée serait modérée, à cause du rétrécissement attendu aussi bien local qu'étranger. Selon les analystes de l'INAC, le bilan au quatrième trimestre pourrait être encore plus morose avec une baisse de 0,4%.• IMME: La bonne tenue du secteur des IMME (Industries métalliques, mécaniques, électriques et électroniques) est attribuable au bond des ventes locales pour les ouvrages en métaux et le matériel de transport. Au quatrième trimestre, la croissance pourrait rester favorable, selon les analystes de l'INAC, ramenant ainsi l'évolution annuelle à 7,7% pour l'ensemble de l'année 2001.• Agroalimentaire: Vraisemblalement, ce secteur connaît une légère euphorie depuis le deuxième trimestre 2001. La valeur ajoutée dans cette activité a crû de 3,9%. Le trend devrait se poursuivre, bien que les prévisions tablent sur une croissance de la valeur ajoutée d'un peu moins de 2%. Elle s'explique par un accroissement de la demande intérieure et extérieure.• Bâtiment et travaux publics: La reprise se confirme. Au second-trimestre, les ventes de ciment ont grimpé de 8,7% expliquant ainsi le raffermissement de la valeur ajoutée estimée à 4,1%. Cette conjoncture favorable est justifiée par une reprise de la demande publique d'infrastructures. Le bâtiment y contribue également. F. M. & Y. M.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc