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Economie

Pression des routiers sur le gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:720 Le 08/03/2000 | Partager

· Le mouvement de grève conduit par la Confédération Nationale des Transporteurs Routiers est prévu pour les jeudi 9 et vendredi 10 mars

· Depuis hier à 12 heures, les transporteurs de voyageurs sont également à l'arrêt

· Les revendications portent sur la TVA et la Charte de l'investissement


Si les marchandises ne sont pas bloquées au port, elles le seront bientôt sur la route aussi. En effet, la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers (FNTR) et la Confédération Nationale des Transporteurs Routiers ont décidé de conduire une grève pendant 48 heures, jeudi 9 et vendredi 10 mars. Le préjudice sera sûrement dommageable à l'acheminement des denrées alimentaires à travers le Royaume, ainsi qu'aux entreprises qui risquent d'y laisser quelques plu-
mes.
Pis encore, même les transporteurs de voyageurs ont décrété une grève de durée indéterminée depuis hier à midi. En plus des problèmes communs aux deux branches, la Fédération Nationale des Syndicats des Transporteurs Routiers des Voyageurs (FNSTRV) se plaint de la saisie des autocars non équipés de chronotachygraphes. Communément surnommé mouchard, cet appareil est une sorte de boîte noire donnant des indications précises, notamment sur la vitesse du véhicule et le temps de conduite. Le tachygraphe est théoriquement obligatoire depuis plus de trois ans, mais les petits transporteurs, souvent des micro-entreprises informelles, y sont viscéralement opposés.
Plutôt que de faire appliquer la loi, l'Etat au gré de l'émotion suscitée par les accidents de la circulation, montre ses muscles et puis renvoie le dossier de commission en commission. Selon un communiqué de la FNSTRV, le mouvement de grève ne cessera que lors de la restitution des véhicules.

Sinon, les revendications des deux parties sont pratiquement les mêmes: «Une approche nouvelle des secteurs des transports routiers de marchandises par les pouvoirs publics et le redressement de leur appréhension du secteur». Des mécanismes de mise à niveau sectorielle ont été élaborés par les pouvoirs publics et les transporteurs demandent à en bénéficier au même titre que les autres secteurs économiques.
Il s'agit en particulier des leviers fiscaux qui permettraient à l'entreprise de gagner un nouveau souffle. Pour les transporteurs, le plus urgent aujourd'hui est de régler le problème de la TVA sur le carburant qui les pénalise fortement, puisqu'ils sont obligés de la supporter sur un carburant utilisé à des fins d'exploitation. Sachant que le gasoil représente en moyenne 35% des charges d'un véhicule routier, la pression de la TVA est facilement mesurable.
En outre, les transporteurs se plaignent également de la surimposition des profits de l'entreprise. Alors que leurs entreprises ne bénéficient d'aucune exonération que ce soit concernant leur activité, le texte de la Charte d'investissement permet aux entreprises exportatrices de biens ou de services d'être exemptées totalement de l'IS pendant 5 ans et de profiter d'une réduction de 50% au-delà de cette période pour leur chiffre d'affaires à l'exportation.
Mais ce ne sont pas les seules revendications. Les transporteurs demandent aussi d'étendre à leur activité la disposition de la charte de l'investissement relative à l'importation des véhicules moyennant l'acquittement des droits de douane réduits.


Réunion de la dernière chance


La Fédération Nationale des Transporteurs Routiers rencontrait, hier à 17 heures à Rabat, les responsables du Ministère du Transport. Du côté des professionnels, on ne se fait pas beaucoup d'illusions sur l'issue de ce rendez-vous, tant la réponse à leurs revendications relève de plusieurs Ministères. Mais, affirment-ils, "nous allons au même dialogue".

Radia LAHLOU

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