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Le facteur racial s’invite dans la campagne

Par L'Economiste | Edition N°:2766 Le 29/04/2008 | Partager

. Obama doit séduire l’électorat blanc de la classe ouvrière . Mais les propos du pasteur ne devraient pas l’aiderLA résurgence sur le devant de la scène de l’ancien pasteur controversé de Barack Obama, Jeremiah Wright, a ramené la question raciale au coeur du débat présidentiel au moment où le candidat s’efforce de séduire l’électorat ouvrier blanc qui lui échappe toujours. Depuis la fin de la semaine dernière, le révérend Wright est sur toutes les chaînes de télévision : interview à la chaîne publique PBS vendredi, sermon dans une église de Dallas dimanche, invité du National Press Club de Washington hier. Le pasteur est partout, il ne renie rien de ses propos controversés et cela arrive au plus mauvais moment pour Obama. Après ses échecs dans l’Ohio et en Pennsylvanie, la campagne de Obama connaît un passage à vide. S’il veut définitivement s’imposer face à sa rivale pour l’investiture démocrate Hillary Clinton, le sénateur de l’Illinois a besoin de conquérir les électeurs blancs de la classe ouvrière qui rechignent jusqu’à présent à lui apporter leurs voix. Obama, par ailleurs gêné par l’image d’«élitiste» que ses adversaires tentent de lui coller sur le dos, s’efforce de séduire cette catégorie d’électeurs appelés à jouer un rôle déterminant dans la primaire de l’Indiana, le 6 mai. Or «la question raciale est un des facteurs que prennent en compte les ouvriers blancs», affirme Clay Richards, vice-responsable de l’institut de sondage de l’université de Quinnipiac. «Il y a des blancs âgés qui ne peuvent se résoudre à voter pour un noir», dit-il. L’effet des propos du pasteur Wright sur cet électorat blanc est difficile à mesurer, mais ne devrait pas aider Obama. Selon un sondage publié lundi 28 avril par le magazine Newsweek, 41% des Américains disent avoir changé leur opinion d’une façon défavorable sur le sénateur après avoir pris connaissance des sermons controversés du révérend.Les Américains ont entendu parler pour la première fois du pasteur Wright début mars quand ont commencé à circuler sur internet des extraits de sermons enflammés de l’ancien responsable de la Trinity United Church of Christ de Chicago. Dans ces sermons, Wright affirmait notamment que les attaques du 11 septembre s’expliquaient par le «terrorisme» américain.Barack Obama a condamné «sans équivoque» ces propos mais ses adversaires ont fait des liens entre Obama et le pasteur Wright un de leurs arguments de campagne. Obama a fréquenté pendant 20 ans l’église du pasteur Wright. Le révérend, considéré comme son père spirituel, a célébré son mariage et baptisé ses enfants.Synthèse L’Economiste

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