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Economie

Président d'université: La fonction aiguise les appétits

Par L'Economiste | Edition N°:1159 Le 06/12/2001 | Partager

. Près de 370 dossiers de candidature ont été retirés, dont une centaine par InternetL'appel à candidature pour la présidence des universités a été clos vendredi dernier. Fixé pour le 26 novembre dernier, il a été prolongé de quatre jours. Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, 370 dossiers de candidature ont été retirés, dont une centaine par Internet. Une moyenne de 30 candidats par université. L'attrait financier de la fonction a aiguisé bien des appétits. Avec une rénumération avoisinant 70.000 DH par mois, les prétendants sont nombreux. Aussi, les couloirs du département de l'Enseignement supérieur ont-ils vu défiler ces derniers jours une foule de hautes personnalités plus illustres les unes que les autres. L'opération est maintenant presque achevée. Elle aborde sa dernière étape. En vertu de l'article 1 du décret du 21 septembre 2001, le comité chargé d'examiner les candidatures se compose de cinq personnes: deux personnalités connues pour leur notoriété dans le domaine académique, deux professeurs universitaires et une personnalité du monde économique. Trois candidats sont sélectionnés pour chaque université. Un seul d'entre eux sera nommé par dahir, conformément à l'article 30 de la Constitution. Une ombre entache cependant le tableau. La Commission ministérielle en charge d'étudier les dossiers n'est pas encore constituée. En raison de ce retard, l'examen des candidatures a été renvoyé aux calendes grecques. Une fois encore, la charrue semble avoir été mise avant les boeufs. Tâtonnante, la réforme de l'université semble difficilement trouver ses marques. Les enseignants ne manquent pas de formuler des remarques à l'égard de la procédure. De l'avis de plusieurs d'entre eux, l'appel à candidature retient certains critères étrangers à toute considération académique. Ainsi, dans le formulaire du dossier de candidature, l'accent est mis sur les fonctions publiques ou internationales occupées antérieurement. “Une façon déguisée de favoriser le retour aux postes de responsabilité des anciens commis de l'Etat ”, note un professeur universitaire de Rabat. En outre, des doutes planent quant au fondement de certains projets relatifs à la gestion de l'université. Des candidats auraient eu recours à des bureaux d'études pour se faire livrer des “projets clé en main”. Une affirmation catégoriquement démentie par le Ministère de l'Enseignement Supérieur. Néanmoins, aucune garantie sérieuse relative aux mécanismes de contrôle n'a été avancée. Au milieu de cette foire d'empoigne, le Syndicat National de l'Enseignement supérieur demeure impassible. Contacté, il ne s'est livré à aucun commentaire. Conçue afin de concilier l'étudiant avec son environnement, la réforme ne semble avoir eu d'autres effets que de semer la zizanie.


Attributions

En vertu de l'article 16 de la loi 01-00, le président de l'université procède à l'application des décisions du conseil d'université et assure la coordination entre les différentes facultés. Il représente l'université en justice et a qualité pour agir en son nom. Le président nomme aussi les enseignants chercheurs et personnels des facultés. Enfin, il est ordonnateur des recettes et dépenses. Abdelfattah BERHIL

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