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Economie

Préservons d’abord nos acquis
Entretien avec Mohamed Boussaïd, ministre du Tourisme

Par L'Economiste | Edition N°:2652 Le 15/11/2007 | Partager

Mohamed Boussaid, nouveau ministre du Tourisme, était à la tête des délégations régionales, d’institutionnels et d’opérateurs privés qui se sont rendues à Londres, pour le World Travel Market, un des plus grands salons dédiés au secteur. C’est sa première sortie internationale. Sa mission est de soutenir les professionnels et institutionnels marocains dans les efforts qu’ils font pour développer le secteur. - L’Economiste: Votre déplacement à Londres constitue votre première sortie internationale. L’enjeu du World Travel Market est-il si important ? - Mohamed Boussaïd: Le World Travel Market est le deuxième plus grand salon du tourisme au monde et il mérite le déplacement. D’autre part, le marché britannique est le principal pourvoyeur de touristes actuellement. En effet, plus de 24 millions de Britanniques voyagent chaque année à l’étranger. C’est donc un rendez-vous à ne pas manquer, et il est tout à fait normal, au vu de la mission dont je suis chargé, de rencontrer les opérateurs internationaux. Il s’agit également de soutenir les professionnels et institutionnels marocains dans les efforts qu’ils font pour développer ce secteur. - Vous deviez également assister à une conférence sur les changements climatiques…- Tout à fait. Un sommet ministériel sur les changements climatiques était au programme de mon voyage à Londres. C’est un sujet extrêmement sensible et qui nous interpelle dans la mesure où le secteur du tourisme déplace des flux humains importants. Le  défi, aujourd’hui, est de développer le secteur tout en respectant l’environnement. En clair, il faut avoir une gestion rationnelle des ressources naturelles avec la mise en place de politiques «très responsables». Au Maroc, la question est prise très au sérieux dans le cadre des grands projets d’investissement lancés dans le secteur. - Le marché britannique affiche un regain de dynamisme sur le Maroc. Quelle est la stratégie de votre département pour maintenir la croissance? - Il est encore difficile de parler de stratégie. Je viens de prendre en charge le département. Depuis un mois, j’étudie les dossiers. Une chose est sûre, tout sera fait pour préserver les acquis et conquérir de nouveaux marchés. Quant au marché anglais, c’est effectivement un marché en pleine expansion au Maroc. A fin 2007, selon nos estimations, environ 375.000 touristes britanniques auront visité le Royaume, soit 35% de plus qu’en 2006. Pour maintenir le cap en 2008, il est indispensable d’être réactifs à la décision de doublement de la taxe aéroportuaire au Royaume-Uni pour les destinations non européennes, ainsi qu’au rachat de GB Airways par Easy Jet. - C’est encourageant …- Oui, mais il faut rester vigilants. Certes, le Maroc est un bon produit mais la concurrence est rude. Par ailleurs, bien que le secteur soit encore sous la domination de grands TO, il y a une évolution de comportement du consommateur vers un tourisme sur mesure, vendu via Internet notamment. Ce sont des tendances qu’il ne faut pas ignorer et dont il faut tenir en compte dans notre stratégie. - Vous êtes justement en charge d’un secteur qui, grâce à l’accord cadre, bénéficie d’une visibilité. Quelle sera votre stratégie pour finaliser la vision 2010 et pourquoi pas 2020.- Il est trop tôt pour moi pour répondre à cette question.- Quelles seront toutefois vos priorités pour les prochains mois?- Il s’agit de continuer à faire le tour des régions. J’ai dans mon planning des déplacements dans toutes les villes touristiques du Royaume pour voir l’état d’avancement des chantiers. Enfin, restera à faire passer le budget pour tous les programmes. Propos recueillis à Londres par Malika ALAMI

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