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    Economie

    Près du tiers des pharmaciens “en situation précaire”

    Par L'Economiste | Edition N°:1780 Le 01/06/2004 | Partager

    . C’est ce qu’annoncent les professionnels lors d’un congrès à Agadir. Cadre juridique obsolète, absence d’AMO… parmi les contraintes citéesCes sont près de 800 pharmaciens qui ont assisté en fin de semaine dernière au congrès annuel de la profession. La rencontre organisée par l’entreprise Soremed, s’est tenue dans la capitale du Souss sous le thème “Le pharmacien: défis et perspectives”. La situation de crise que traverse le secteur et l’inquiétude que vivent ses représentants expliquent la grande affluence de ces professionnels à cette grande messe. Plus de 2.000 officines sur les 7.000 que compte actuellement la profession mènent aujourd’hui une activité précaire, notent les intervenants. A l’origine de cette situation entre autres, le faible pouvoir d’achat de la population qui sans l’assurance maladie obligatoire, ne pourra pas évoluer. Selon les organisateurs du congrès, un Marocain dépense en moyenne annuellement 230 DH pour l’achat de médicaments alors que, comparativement, l’Algérien et le Tunisien déboursent pour cela respectivement deux fois et une fois et demi plus. Le cadre juridique considéré obsolète et éparse par les intervenants du domaine est également désigné comme une cause des difficultés. La législation qui régit actuellement la profession est encore le Dahir de 1960. Ceci parallèlement à plusieurs circulaires. Pourtant un nouveau projet de loi est en gestation depuis plusieurs années. Une réforme fort attendue car le contexte de l’activité a changé et englobe à la fois des officines, des grossistes sans oublier les fabricants. Une industrie qui existe depuis plus de 50 ans et qui réalise sur le marché marocain (en fabriquant 80% de médicaments consommés) un chiffre d’affaires de plus de 4,5 milliards de DH. A l’export son C.A. est d’environ 300 millions de DH. Des performances atteintes grâce à de nombreux investissements en équipements notamment en systèmes de traçabilité qui permet de définir les responsabilités de chacun, du fabricant à la livraison aux clients des officines. Reste que le développement de la filière est freiné en raison aussi de la situation floue qui entoure le générique. Sur ce plan, le mode de calcul des prix, adopté par le ministère de la Santé, qui réduit la marge bénéficiaire et l’inexistence du droit de substitution pour le pharmacien, n’encourage ni sa vente ni sa fabrication. Pourtant ce type de médicaments dont la molécule est identique aux produits de référence, assurent les industriels du secteur de la pharmacie, convient tout à fait aux citoyens au faible pouvoir d’achat et permettrait de doper le chiffre d’affaires de la filière.


    Carte de visite

    Société anonyme au capital de neuf millions de DH, l’entreprise Soremed (société de répartition des médicaments) est implantée à Agadir. Elle emploie une centaine de personnes et dispose d’une quarantaine de véhicules pour couvrir aussi les autres villes du Royaume. Ses responsables revendiquent une part de marché de 50% dans le Sud. Depuis quelques mois, l’entreprise s’est lancée dans une démarche qualité pour décrocher d’ici peu la certification ISO 9.001 version 2.000. Dans leur plan de développement, les administrateurs de l’entreprise envisagent l’aménagement d’une unité de production sur près de deux hectares dont 5.000 m2 couverts. Ce sera dans la zone industrielle de Tassila. La fabrication sous licence de médicaments n’est pas exclue. Malika ALAMI

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