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    Economie

    Près de 35.000 enfants bénéficient de l'éducation non formelle

    Par L'Economiste | Edition N°:503 Le 10/05/1999 | Partager

    · Objectif: Réinsérer les millions d'enfants analphabètes, peut-être même dans l'école classique

    · Une quarantaine d'ONG et 800 animateurs sont aujourd'hui impliqués dans ce programme

    Sur 100 enfants, 85 seulement vont à l'école. Le reste renforce les rangs des analphabètes de demain. Aujourd'hui, ils sont déjà près de 3 millions d'enfants âgés de 8 à 16 ans à être en dehors du système éducatif. Pour ces enfants qui ne sont pas non plus concernés par l'alphabétisation des adultes, le Ministère de l'Education Nationale a mis au point le projet de l'éducation non formelle en mai 1997. Ce système repose sur un partenariat avec les ONG aussi bien nationales, régionales que locales. Ces dernières, aujourd'hui au nombre de 40, prennent en charge la gestion, le recrutement des animateurs et des bénéficiaires ainsi que l'apprentissage.
    Le principe de l'école est simple. Il bénéficie de la souplesse et de l'adaptation au rythme des élèves, tant recherchées par l'école classique. Ainsi, les programmes, les horaires et les vacances sont appropriés aux enfants et à la région. "Nous ne voulons pas être en compétition avec d'autres activités comme le souk ou autres", note Mme Habiba Bouazzaoui, directeur de l'Education Non Formelle au MEN. Les cours interdisciplinaires regroupent les notions de l'éducation civique, religieuse, alimentaire ou encore des connaissances de base. Le but est de faciliter leur intégration, précise-t-elle.

    Deux ans après, le projet a grandi et a été érigé en direction dans le dernier organigramme du Ministère, élaboré en janvier 1998. Celle-ci chapeaute trois divisions. La première s'occupe entre autres de l'élaboration des programmes, de leur mise en place, du suivi et de l'évaluation. La seconde division a en charge notamment la formation et l'encadrement pédagogique des animateurs. Ces derniers ont une formation bac+4 et résident dans la région. Pour l'heure, leur nombre avoisine les 800. Quant à la troisième division, elle s'occupe de la promotion de l'éducation non formelle.
    Côté bénéficiaires, ils sont aujourd'hui près de 35.000 enfants, âgés entre 8 et 16 ans, à fréquenter les classes de l'éducation non formelle, soit un peu plus de 11% des enfants hors de l'école. La majorité se trouvent en ville. Pour Mme Bouazzaoui, ce sont en effet les milieux urbains et périurbains qui ont le plus besoin d'actions urgentes. "Les problèmes sont plus complexes et les enfants sont dans des situations de risque d'exclusion sociale plus grandes", ajoute-t-elle.
    Reste que, dans sa globalité, ce programme compte parmi les priorités du Ministère. Dans le rapport de la commission éducation en préparation du Plan quinquennal 1999-2003 il est suggéré que ce programme soit doté d'un budget d'investissement de 904 millions de DH. Au titre de l'exercice 1998-99, la direction a bénéficié d'une enveloppe de 17 millions de DH, utilisée pour le payement des subventions aux ONG. Ces subventions permettent de régler les salaires des animateurs qui s'élèvent à 2.000 DH.

    Malika EL JOUHARI


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