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    Près de 10.000 enfants diabétiques au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:2651 Le 14/11/2007 | Partager

    . Une des maladies chroniques les plus fréquentes. Le traitement et la prise en charge sont spécifiques. La Cnops rembourse près de 90%, la CNSS… que l’insulineC’EST aujourd’hui que sera célébrée la journée mondiale du diabète. Le thème cette année sera axé sur les enfants et les adolescents diabétiques. Les chiffres font peur.Tous les jours dans le monde, 200 enfants développent un diabète, le diabète de type 1 est diagnostiqué chez environ 70.000 enfants de moins de 15 ans chaque année et 440.000 enfants de moins de 14 ans vivent actuellement avec cette forme de diabète. Les spécialistes mettent aussi en garde contre le diabète de type 2 (dit gras ou de la maturité) et qui augmente à un rythme inquiétant chez l’enfant. Le Maroc n’est pas épargné par ce fléau: sur plus d’un million de diabétiques, entre 100.000 et 150.000 sont insulino-dépendants. Les spécialistes estiment parmi eux au moins 10.000 enfants. «Ce qui fait du diabète de l’enfant l’une des maladies chroniques les plus fréquentes dans notre pays», indique Pr Amina Balafrej, présidente de l’Association Badil et chef du service de diabétologie pédiatrique à l’Hôpital d’enfants-PII -CHU de Rabat-Salé.Ce sont les petits enfants de moins de 5 ans qui sont particulièrement concernés. D’après les estimations du service de diabétologie pédiatrique de l’hôpital d’enfants de Rabat, «le nombre de nouveaux cas annuels chez l’enfant de moins de 5 ans a triplé depuis 1990». Les raisons de cette augmentation ne sont pas connues.Pr Amina Balafrej précise que le traitement d’un enfant diabétique coûte aux parents environ 2.000 DH par mois. A cela, s’ajoute le prix du contrôle trimestriel de l’équilibre métabolique (dosage de l’hémoglobine glyquée) et des bilans de dépistage des complications après cinq ans d’évolution du diabète. Le traitement suppose des gestes quotidiens: injections d’insuline et contrôles pratiqués avec rigueur, une adaptation fréquente des doses d’insuline et une discipline de vie constante. Ce qui exige une formation et une information de l’enfant et de sa famille. Le diabète de l’enfant suppose aussi une prise en charge spécifique par une équipe multidisciplinaire ayant une expérience du diabète de l’enfant. «Bien traité, le petit malade peut étudier, travailler normalement et avoir une vie familiale et sociale épanouie», souligne Balafrej. La formation des soignants suppose la création de centres formant à la prise en charge du diabète de l’enfant non seulement dans la théorie mais aussi dans la pratique.Que risque l’enfant diabétique, en cas de prise en charge insuffisante? Il est exposé à court terme à des accidents aigus à cause du déséquilibre du diabète. L’hyperglycémie avec une élévation importante du taux du sucre dans le sang est à l’origine de comas (acido-cétosiques). Ce qui conduit encore dans plusieurs régions du Maroc comme dans beaucoup de pays en développement à une «mort scandaleuse».Balafrej précise que «la Cnops rembourse à près de 90% au titre de longue maladie la plupart -mais pas toutes- des insulines, trois bandelettes glycémiques par jour et une bandelette urinaire. Les procédures sont  souvent compliquées et les délais de remboursement encore longs. Certains produits nécessaires à la prise en charge quotidienne, comptés comme équipement, relèvent en outre de procédures spéciales». «La CNSS ne rembourse pour le moment que l’insuline (moins de la moitié du prix du traitement). Les assurances privées ne sont pas alignées sur la Cnops et beaucoup ne remboursent également que l’insuline», poursuit Balafrej. Ce qui de l’avis général des diabétologues et spécialement des diabétologues d’enfant est loin d’être suffisant. Dans de nombreux dispensaires marocains l’insuline est distribuée gratuitement. Reste que l’insuline ainsi que les seringues distribuées sont souvent inadaptées à l’enfant.Un enfant diabétique insuffisamment traité est menacé à moyen et long termes par de terribles complications comme des atteintes: de la rétine conduisant à la cécité, des reins aboutissant à l’insuffisance rénale, des nerfs périphériques et des vaisseaux. Ces complications ont un coût économique et humain dramatiques (déscolarisation, absence de formation, chômage…) alors qu’elles pourraient être évitées par une prise en charge adaptée et une éducation thérapeutique systématique.


    Passeport

    LA prise en charge du diabétique : pourquoi et comment? C’est le thème de la rencontre que l’association SOS Diabète organise le 16 novembre à Rabat. Cette association diffusera gratuitement le 14 novembre, un document de petit format baptisé «passeport» qui contient toutes les indications sur les diabétiques, leur traitement et leur programme. L’association compte aussi organiser une campagne de dépistage du diabète grâce à la méthode HbA1c (hémoglobine glyquée) qui permet une évaluation du niveau glycémique des patients diabétiques durant les trois derniers mois. Par ailleurs, Sanofi-Aventis soutient l’opération «Unis pour le diabète».F. Z. T.

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