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    Premiers résultats sociétés cotées
    Cachez-moi ces dividendes!

    Par L'Economiste | Edition N°:1980 Le 17/03/2005 | Partager

    . Les entreprises affichent de très bonnes performances. Mais les dividendes ne séduisent pas . Encore un temps d’hésitation en attendant l’ensemble des résultats Invitée depuis près d’un mois au bal des résultats, la Bourse de Casablanca manque encore de rythme. Le Masi, l’indice représentatif de toutes ses valeurs, perd de son envol à pratiquement chaque annonce. Des titres comme Maroc Telecom, Samir, BMCE bank, Attijariwafa bank, BMCI, La Marocaine-Vie ou encore le Crédit Immobilier et Hôtelier, qui présentent de très bonnes performances financières pour l’exercice 2004, n’ont pas encore réussi à tracer une tendance de fond. Même si, pris individuellement, ils ont réussi quelques éclats dans de gros volumes. Comme Samir qui s’affiche au-dessus des 365 DH le 15 mars. Ou bien Attijariwafa bank qui gagne 3% en trois séances de marché, du 11 au 15 mars, après la communication de ses réalisations annuelles.Généralement, il est admis en cette période d’annonce des résultats que c’est le niveau des dividendes qui retient toutes les attentions. Les investisseurs en anticipaient d’importants. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant, même si certaines entreprises créent la surprise, BMCI en tête. Ce qui, selon des traders interrogés, freine l’élan des placements boursiers des investisseurs. Les niveaux de dividendes annoncés jusque-là ne donnent résolument pas l’eau à la bouche. Traditionnellement, les bancaires ne distribuent pas des niveaux élevés de dividendes. Mais la filiale marocaine de BNP Paribas, qui réalise un résultat net en hausse de 15% à 377 millions de DH pour un PNB de 1,52 milliard de DH, en a voulu cette année pour 40 DH. Soit un rendement de dividende de 5,74% (cours du 15 mars: 696 DH). “Une aubaine pour les boursicoteurs qui détiennent ses actions”, commente un trader. Hier encore en bourse, la valeur BMCI s’est envolée de quelque 5,6% à 735 DH. Attijariwafa bank, qui inscrit elle, comme toutes ses consœurs, la distribution des dividendes dans la continuité, distribue 30 DH, soit un rendement de 3,15%. Le “champion national”, qui retrouve son rythme de croisière, a affiché un résultat net de 685 millions de DH pour un PNB en hausse de 5,44% à 3,1 milliards de DH (voir infra). Pour sa part, BMCE bank, qui enregistre un produit net bancaire en augmentation de 9,5% à 2,4 milliards de DH et un résultat net en hausse de 24% à 505,7 millions de DH, distribuera un dividende de 15 DH. Soit un rendement de 2,8% pour un cours de 532 DH (15 mars). Samir, le raffineur national dont le résultat net est en hausse de 14%, propose un dividende de 27 DH. Son rendement est de 7,25% pour un cours de 362 DH (14 mars). La Marocaine-Vie a pour sa part clôturé 2004 avec un résultat net en hausse, qui s’est établi à 16,2 millions de DH contre un déficit de 151 millions en 2003. La compagnie d’assurances ne distribue pas de dividende pour cette année, mais l’annonce a profité à son cours en bourse, qui passe de 208,55 à 236,9 DH entre les 3 et 14 mars. Locomotive de la cote, Maroc Telecom, qui offre un rendement de dividende de 6% (distribuable le 4 mai prochain), a, quant à elle, lâché un peu de lest entre les 4 et 15 mars, passant de 85,8 à 85 DH. Tendance qui a plongé toute la cote depuis lors et jusqu’au 9 mars dans le rouge, perdant quelque 1,14% de sa valeur. Le marché a repris son souffle les cinq dernières séances, gagnant jusqu’à 1,62%.“On s’attendait à plus de réactivité de la part des investisseurs au vu des très bons résultats qu’affichent jusque-là les entreprises cotées, mais la tendance est restée la même: les boursicoteurs accueillent les premiers résultats avec prudence, attendant de voir plus clair dans l’ensemble”, explique un analyste. De quoi prolonger le mouvement d’hésitation qui se forme autour de la cote. Un climat propice aux opérations au coup par coup. Les rumeurs les plus folles sur les entreprises cotées s’amplifient et créent une véritable zizanie au sein de la communauté boursière, notamment celle des particuliers. Le dernier exemple en date serait la Sonasid, qui s’envole de 684 à 728 DH en deux séances, les 14 et 15 mars. Selon les échos du marché, la filiale de l’ONA devrait distribuer un dividende d’environ 65 DH. Un niveau qui donne le tournis aux spéculateurs. “Généralement, on observe que le phénomène des rumeurs s’est amenuisé cette année, les entreprises maîtrisant mieux leur communication financière et veillant à ce que tout le monde ait accès en même temps aux informations”, fait remarquer le même analyste. Un gain de plus pour la transparence du marché. Bouchaïb EL YAFI

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