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    Attijariwafa bank: L’opération de fusion à moitié réalisée

    Par L'Economiste | Edition N°:1980 Le 17/03/2005 | Partager

    . 2004, une année charnière pour les résultats . Le résultat net s’établit à 685,5 millions de DH. Un dividende de 30 DH sera distribuéCe sont des résultats particuliers qu’aura présentés mardi 15 mars Khalid Oudghiri, président-directeur général d’Attijariwafa bank, entouré de son staff. La fusion ayant été effective le 1er septembre 2004, les comptes de la banque sont basés sur 12 mois d’exercice ex-BCM et 4 mois ex-Wafabank (du 01/09 au 31/12 de l’exercice 2004). L’exercice 2003 des deux entités a connu le même retraitement afin de fournir une base comparable entre les deux années. A fin 2004, Attijariwafa bank affiche un produit net bancaire (PNB) en croissance de 5,44% à 3,1 milliards de DH. C’est la bonne performance des marges sur commissions (+21,1%) qui a le plus profité à cet agrégat financier. Les charges générales d’exploitation s’inscrivent en hausse de 7% à 1,4 milliard de DH sous le poids des coûts d’intégration, fusion oblige. “Mais si on retranche les charges d’intégration, celles d’exploitation reculent de 3,5%”, explique Oudghiri. Au terme de l’exercice 2004, le résultat brut d’exploitation atteint 1,716 milliard de DH, en hausse de 7,7% par rapport à l’exercice précédent.Impactée par la fin du programme de mise à niveau du bilan engagé depuis deux années pour l’ensemble des filiales du groupe, la dotation aux provisions nettes des reprises s’est établie à 674,7 millions de DH. Les dotations de provisions clientèle ont atteint, elles, 913 millions de DH. Quant au volume des reprises de provisions clientèle, il s’est situé à 427,8 millions de DH. “Ce qui atteste de l’attention dont les récupérations de créances ont fait l’objet”, souligne Oudghiri.Le taux de couverture des créances en souffrance par les provisions a ainsi été porté à 77,64% au 31 décembre 2004 contre 70,52% à fin 2003.Les autres dotations aux provisions intègrent une dotation complémentaire relative à une provision pour risques généraux de 100 millions de DH et à une provision pour investissement de 110 millions. Pour l’ensemble du groupe, les dotations aux provisions s’élèvent à 2,340 milliards de DH. Le résultat courant s’affiche à 1,04 milliard de DH contre 453,6 millions en 2003. Le résultat net de l’exercice ressort à 685,5 millions de DH contre 248 millions en 2003. Un dividende de 30 DH sera distribué au titre de l’exercice 2004. Quant aux dépôts, ils ont connu une augmentation de 4,97% à 83,8 milliards de DH, situant la part de marché d’Attijariwafa bank à 28,98%. Cette évolution est due principalement à l’action déployée par la banque dans la collecte de ressources non rémunérées qui progressent de 9,52%, gagnant 2,45 points dans la structure des dépôts. Les crédits par décaissement ont enregistré une croissance notable de 8,86% à 55,1 milliards de DH. Une performance qui résulte principalement d’une hausse de 10,72% des crédits productifs et une baisse des créances en souffrance brutes de 3,34%. “Cette évolution traduit une gestion des risques en nette amélioration”, précise le PDG. La part de marché de la banque dans les crédits à l’économie s’établit à 28,86%. Les fonds propres avant répartition des bénéfices s’élèvent à 10,94 milliards de DH contre 5,54 milliards au 31 décembre 2003 (avant offre publique d’échange). Le total bilan s’élève, au terme de l’exercice 2004, à 100,964 milliards de DH contre 55,839 une année auparavant. Côté stratégie, la banque démarrera cette année un programme d’extension du réseau, avec l’ouverture de 45 nouvelles agences. Sur le plan commercial, les structures mises en place dans le cadre de la nouvelle organisation devraient contribuer à une évolution “notable” des volumes de production. Si l’exercice 2004 a été “une année charnière dans l’édification d’une grande banque marocaine au service de l’économie du Royaume”, 2005 devrait connaître une croissance significative des résultats, concrétisant les premières synergies de la fusion. “On ne peut pas dire que la fusion est facile, aucune ne l’est en fait”, affirme Oudghiri. Et c’est en connaissance de cause puisqu’il avait vécu celle de BNP Paribas à l’époque où il était directeur général de BMCI. Au 1er mars 2005, le programme de fusion BCM Wafabank a été réalisé à 49%, en phase avec le planning et dans le respect des budgets, est-il souligné. Les étapes à venir verront la finalisation du déploiement des centres de traitement régionaux et la mise en application de la nouvelle version de l’applicatif informatique en agence, intégrant les meilleures pratiques des deux banques. Les quatre prochains mois sont à ce titre importants pour le processus et “plus délicats”. Il va falloir faire la bascule informatique. La migration de la totalité du réseau vers le système d’information unifié s’effectuera progressivement au cours du second semestre de cette année.


    Champion national: Oudghiri s’explique

    “La notion de champion national est mal interprétée par la presse nationale”, dira Oudghiri lors de la conférence de presse. “Etymologiquement, le mot champion ne veut pas obligatoirement dire le premier ou le leader, mais plutôt quelqu’un qui épouse une cause”, explique-t-il. Et dans le cas d’Attijariwafa bank, la cause est, selon Oudghiri, le développement économique et social du Royaume. Mais ce n’est pas seulement au niveau national que cette expression a été mal interprétée. La notion de champions nationaux développée par le management de l’ONA depuis près de deux ans n’a pas été bien saisie par les investisseurs étrangers. A l’automne dernier, l’ex-PDG, Bassim Jaï Hokimi, avait d’ailleurs entrepris une tournée internationale, comprenant les principales capitales européennes, -Paris, Londres et Madrid-, pour remettre les pendules à l’heure. Il avait expliqué à des parterres d’investisseurs qu’édifier des champions nationaux ne voulait pas dire un retour à la marocanisation (www.leconomiste.com). “Cela signifie plus renforcer notre assise dans certains secteurs où nous disposons d’un savoir-faire assez considérable afin de faire face à la mondialisation”. Et de dire qu’il y avait encore de la place pour tout le monde, à condition que ces investisseurs prennent en compte les spécificités nationales. Fédoua TOUNASSI

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