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    Politique Internationale

    Première exposition collective chez Artisania

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · Mélange des genres à la galerie slaouie jusqu'au 12 décembre

    · L'insolite, comme les objets conçus dans des pneumatiques et à partir de découpes de tôle d'acier, retient l'attention des visiteurs


    Ce sont surtout l'insolite et l'inédit que les amateurs d'art recherchent au Maroc. Pas le déjà-vu.
    Au vernissage de l'exposition collective, organisée par la galerie Artisania du complexe des potiers de Salé jusqu'au 12 décembre, la curiosité et l'inédit se trouvaient là où ils étaient le moins attendus. Chez la créatrice-conseillère de parfums, Dominique Champeaux, et chez l'artiste-décorateur, Salem B., tous deux réunis à l'entrée de la galerie.
    La première expose les deux gammes de ses produits «Territoire», sans alcool. Il s'agit des encens pour l'intérieur. Et pour les personnes, des parfums et des huiles essentielles. Dénominateur commun, leur faculté à soulager certains maux (nervosité, rhumatisme, angoisse, problèmes de peau...).
    Mais ce que les visiteurs peuvent surtout découvrir, c'est le parfum à base de fleurs de henné mis au point par la créatrice-ambassadrice. La senteur a été lancée en France à l'occasion des manifestations du «Temps du Maroc». Et contre toute attente, la fleur de henné n'a rien du henné sur le plan olfactif. Le résultat de la distillation est envoûtant et discret. Pour habiller les bouteilles, Dominique Champeau fait appel à l'artisanat local, qui lui fournit les étuis en argent ciselé, les fioles (des recharges existent)... L'emballage des produits (en carton), à lui seul un petit chef-d'oeuvre, est 100% naturel. L'impression que retiendront certainement les visiteurs, c'est que la simplicité est parfois déroutante.

    Samouraï


    Autre clou de l'exposition, les meubles et objets de décoration créés par Salem B. Selon l'artiste, il s'agit d'une esquisse de la collection qu'il présentera à Casablanca en janvier 2000, lors de l'inauguration de sa galerie d'art «Ethnia».
    Dans les mains de Salem B. la pâte de verre, le fer forgé et le marbre deviennent «des matériaux qui s'imbriquent». Pour les pâtes de verre, dont certaines datent de 1940, l'artiste a choisi des motifs d'inspiration berbère. Devenues vitrail, ces pâtes sont assemblées avec le fer forgé et donnent naissance à des meubles-bijoux (bureaux, bars, lampadaires, consoles). Celui-ci nous définira son art comme étant «ethnique», «psychédélique» (très coloré) et fortement influencé par l'art des années 70, comme en témoigne le bureau-hommage au musicien Jimmy Hendrix. En plus du marbre, où il imprime ses tableaux, l'artiste marocain utilise aussi le bois. Celui-ci a donné naissance à un paravent d'aspect asiatique.
    Hormis les oeuvres de Dominique Champeau et de Salem B., l'amateur d'art peut contempler les tableaux de style africain (zèbres, gazelles, tajines, femmes de l'Atlas) provenant de la galerie Denis Morel. Sans compter, les sculptures de Karim Alaoui, qui consacre actuellement plus de temps au design qu'à la création, les tenues traditionnelles de Nadia Chawad et les miroirs de Véronique Hamouti.
    D'autres curiosités, comme des objets fabriqués à partir de pneumatiques, étaient inscrites au programme. Mais «elles sont encore exposées à la Villa des Arts à Casablanca», nous déclarera l'organisatrice de l'exposition. En fouinant bien, du regard, le curieux peut en dénicher un échantillon. Il s'agit d'une jarre utilisée dans les villages du Nord du Royaume, pour l'eau et le transport de marchandises à dos de mulet. Il y a également les sculptures faites à partir de découpes de tôles d'acier soudées, comme le samouraï.
    D'autres expositions collectives suivront, promet l'organisatrice. Gageons qu'elles feront dans l'inédit.

    Nadia El ASRI

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