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Pouvoir contre contestation en Iran

Par L'Economiste | Edition N°:3182 Le 31/12/2009 | Partager

. Une bataille de longue haleine . La fracture est dans le régime, pour certains expertsLA contestation a franchi un nouveau palier en Iran, et le divorce entre une partie de l’opinion et le régime semble consommé. Mais l’incertitude règne sur ses soutiens et les chances d’une opposition informelle et désorganisée de l’emporter à terme, estiment les experts. C’est «un marathon» et non «une partie de boxe» qui se joue, a déclaré l’ancien député et expert iranien Ahmad Salamatian, jugeant que le succès de cette course reviendra à celui qui gardera le «souffle». Le «mouvement civique, non organisé, non hiérarchisé» qui s’étend «ne doit pas tomber dans le piège de la violence et de la répression, car il ne serait pas sûr que la classe moyenne le suivrait». «Or les agents de la répression font tout pour le précipiter dans l’affrontement violent», déclare-t-il. Les experts interrogés observent tous un nouveau degré dans la colère des protestataires (notamment en raison du sang versé lors de la fête chiite de l’Achoura) qui en a conduit certains à passer à l’attaque contre les miliciens du Bassidj, sans qu’on puisse parler de violence organisée. Dans l’hésitation et la division des dirigeants, dans leur réponse sécuritaire, ils notent des convergences avec l’attitude du régime du chah pendant l’année 1978, précédant son renversement. Mais aussi de fortes différences: le mouvement n’est pas dirigé par une puissante opposition en exil. Et il s’agit d’une aspiration à l’ouverture au monde d’une société qui est plus moderne que le régime islamique. Une grande opacité règne sur l’attitude qu’adoptera l’armée régulière et la police ainsi que sur les dissensions supposées au sein des puissants Gardiens de la révolution. Pour l’ancien ambassadeur de France en Iran (2001-2005), François Nicoullaud, il est significatif que la protestation s’étende aux villes sensibles comme Tabriz. «Le régime se trouve ironiquement dans le dilemme du chah» et «se durcit, courant le risque de faire des victimes des martyrs et de donner aux détenus des passeports politiques pour l’avenir». Face à lui, une vaste opposition «spontanée, informelle» dont Mir Hossein Moussavi et consorts sont «des figures, non des leaders», note-t-il. Selon Thierry Coville, expert à l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), ces hommes du sérail «semblent à la remorque d’une société civile qui avance: dans les manifestations de dimanche dernier, ce n’étaient pas eux qui menaient». Les mouvements exilés tels les Moudjahidine du peuple «ne mènent pas la danse» non plus. Pour l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, «la fracture est dans le régime».Syntèse L’Economiste

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