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Pourquoi nous avons racheté BMCI Salaf
Entretien avec Pierre Jalin, directeur général de Cetelem

Par L'Economiste | Edition N°:2064 Le 14/07/2005 | Partager

. La nouvelle entité peut compter sur 450.000 clientsLA consolidation qui va crescendo dans le secteur du crédit à la consommation est une tendance de fond. Les spécialistes le prédisent car il n’y a pas de place pour une vingtaine d’opérateurs sur un marché encore étroit. D’ailleurs, nombre de petites sociétés ne produisent plus, se contentant de gérer l’encours. L’absorption de BMCI Salaf par Cetelem, quoi qu’elle est davantage un effet collatéral de la fusion BCM/Wafabank, renseigne sur ce que sera la configuration de ce secteur à moyen terme. C’est le deuxième rapprochement intervenu en une année après la fusion Wafasalaf/Crédor. Depuis le rachat par Cetelem France (filiale de BNP Paribas, au même titre que BMCI) de la participation de l’ex-BCM dans l’ex-Attijari-Cetelem (pour un montant de 47,5 millions de dirhams), le rapprochement, déjà largement anticipé, entre BMCI-Salaf et Cetelem devenait inéluctable, explique Pierre Jalin, directeur général de Cetelem Maroc. Si juridiquement, la fusion effective n’interviendra qu’après l’agrément du ministère des Finances sur le terrain, les deux sociétés font déjà chambre commune. Les opérations de back-office étaient regroupées chez Cetelem depuis 2001. Entre-temps, chaque société a continué à appliquer sa propre politique commerciale. La fusion va permettre d’uniformiser ces politiques de manière à les rendre plus cohérentes et donc plus efficaces, explique Pierre Jalin. «Le processus de décision sera plus rapide et plus réactif, poursuit-il. Dans le tour de table de la nouvelle entité, Cetelem France détiendra 80% du capital, et BMCI le reste. Cette opération de croissance externe permet à Cetelem de relever ses ambitions sur le marché. Selon son management, la société est classée dans les 5 premières du secteur nettement derrière les deux poids lourds que sont Wafasalaf et Eqdom. L’ambition affichée au QG est de «poursuivre un rythme de développement soutenu de manière à réduire progressivement l’écart avec les deux premiers». Pour le directeur général, la dynamique est bel et bien là. Le rythme de développement de l’entreprise est supérieur à celui du marché, avec un taux d’impayés et de refus de dossiers tout à fait satisfaisants, observe-t-il. Le taux d’impayés de Cetelem est en dessous de 10% avec un risque final (créances irrécouvrables) de 1%». Cetelem a eu la «chance» de n’avoir pas connu l’époque de la course au volume à laquelle se livraient les sociétés de crédit à la consommation dans les années 80. Dès le départ, elle a appliqué les ratios prudentiels de la maison mère et s’est dotée assez rapidement des outils de sélection du risque adaptés au marché marocain, insiste Pierre Jalin. L’absorption de BMCI Salaf ouvre à Cetelem un réseau d’agences qui complèteront ses points de vente habituels dans les grands magasins de la distribution moderne. Cetelem Maroc récupère les agences de BMCI-Salaf qui vont enrichir leur rayon de nouveaux produits. «Depuis trois ans, nous avons initié un processus de marketing direct, qui permet de donner la possibilité à des ménages d’accéder à des prêts personnels plus importants ou des cartes de crédit revolving pour régler de façon plus simple leurs achats», fait remarquer le directeur général de Cetelem Maroc, Pierre Jalin.En portefeuille client, les deux totalisent environ 450.000 clients particuliers. Ce sont des clients très bien qualifiés (situation, budget, etc.) répertoriés sur une base de données, insiste le manager de Cetelem. Côté ressources humaines, la même approche est envisagée. La totalité des collaborateurs des deux sociétés passera sous une seule DRH et l’on retrouvera les mêmes synergies. En fait, la fusion ne s’est accompagnée d’aucune suppression de poste, et il n’y a eu aucun doublon à gérer, à en croire le DG de Cetelem. Au contraire, il est prévu la création de plusieurs emplois pour accompagner le développement de l’entreprise. Nadia BELKHAYAT

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