×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Pourquoi les banques snobent les PME
Une carte de paiement comme pour les particuliers

Par L'Economiste | Edition N°:1742 Le 07/04/2004 | Partager

. Pour commencer, elle servira à régler les dépenses courantes. A moyen terme, c'est un outil pour mieux apprécier le risque Le segment de la petite et moyenne entreprises est mal desservi par les banques. Les services financiers offerts sont pour la plupart mal adaptés aux besoins de cette clientèle. Pourtant, le volume d'affaires traité sur ce marché connaît une croissance rapide dans les économies comparables. La mauvaise connaissance de la PME se traduit par une sous-estimation de ses besoins en crédits à court terme et près de 65% des crédits sont accordés par les fournisseurs. “Les banques tirent l'essentiel de leur rentabilité, sur ce secteur, des produits de dépôts”, précise Alan King, commercial products manager, CEMEA, Visa International. Par ailleurs, elles ne sont pas en mesure de maîtriser les coûts car l'évaluation des dossiers, les procédures et le traitement des transactions nécessitent des interventions manuelles. Quant au déblocage des fonds, il fait l'objet d'un processus séparé et coûteux. Intervient ensuite le suivi manuel et régulier du prêt. La carte de crédit est un outil simple et efficace de distribution de crédits à court terme en faveur des PME. Jusqu'à présent, elle est utilisée pour le règlement des frais de déplacement, des dépenses générales et des factures. Il est possible d'aller plus loin. “A l'étranger, la carte Visa Business permet à la PME un accès direct à la facilité de caisse et aide à l'optimisation de la gestion de trésorerie. Pour la banque, elle va contribuer à mieux cerner les besoins du client et à tracer un historique de la relation pour étoffer l'offre de produit”, indique Alan King. Les banques marocaines ont l'avantage de pouvoir s'appuyer sur les systèmes monétiques déjà existants. Elles devront tout juste automatiser le traitement administratif de certains types de prêts, sans investir dans de nouvelles solutions informatiques. Comme pour la clientèle du particulier, la généralisation de la carte de paiement permet de minimiser le risque grâce au traitement électronique et l'autorisation on-line. Autre avantage de taille: la banque a le contrôle total de la relation: elle peut rectifier le tir en ajustant le taux d'intérêt en fonction de l'évolution du risque et limiter le crédit à distance.En définitive, la carte de paiement permet de gérer le plafond de crédit convenu à l'avance, simplifie la comptabilité et réduit les frais administratifs. La garantie est centralisée et la révision du crédit est automatisée grâce au scoring. La banque utilisera le système monétique existant pour faciliter les révisions et les renouvellements automatiques. A terme, elle peut même contribuer à renforcer la confiance entre la banque et l'entreprise.


Le marché bancaire en chiffres

- Taux de bancarisation: 18% (stable depuis 20 ans!)- Densité des agences: 1 pour 1.600 habitants- Entreprises avec chiffre d'affaires de plus 50 millions de DH: 700- Les PME représentent 92% des entreprises - Près de 65% des crédits PME sont octroyés par les fournisseurs- Banques commerciales: 10- PME affiliées à la CNSS: 70.000 environ (mais certaines sont en sommeil)- PME présentant un bilan au fisc: 40.000.M. K.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc