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Pourquoi la croissance démographique se tasse

Par L'Economiste | Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

. Baisse de la fécondité, relèvement de l’âge de mariage…. Attention à la mortalité infantile!Les résultats du recensement général de la population et de l’habitat étaient au cœur d’un ftour-débat organisé le 18 octobre à Casablanca, par l’Institut marocain des relations internationales (IMRI), et animé par Ahmed Lahlimi, Haut-commissaire au Plan. Plusieurs indicateurs alarmants, -auxquels aucune composante de la société ne peut rester indifférente-, selon Kerdoudi, président de l’IMRI, ont été soulignés lors de cette rencontre.Il s’agit, entre autres, du niveau de l’éducation. Le taux d’analphabétisme, de 42,7%, reste trop élevé puisqu’il concerne 12 millions de Marocains, dont 60% dans les campagnes. La pauvreté, dont le taux a tout de même baissé à 14,2%, touche toujours 4,3 millions de personnes, soit pratiquement le même niveau qu’en 1994 (4,2 millions de personnes). L’évolution démographique figurait également parmi les points soulevés. Le taux annuel de croissance démographique n’est plus que de 1,4% et le taux de fécondité est tombé à 2,5%.Pour Ahmed Lahlimi, une analyse des aspects démographiques (fécondité, nuptialité, mortalité infantile) permet de jeter un éclairage sur cette baisse du taux de croissance démographique, qui était de 2,1% entre 1982 et 1994. Côté fécondité (exprimé par l’indice synthétique de fécondité qui donne le nombre d’enfants par femme en âge de procréation), la proportion est de 2,5 en 2004, contre 3,3 en 1994. Cette baisse est plus prononcée en milieu rural: 3,1 enfants par femme en 2004, contre 4,3 en 1994. En ville, la fécondité a atteint 2,1 contre 2,6 en 1994, atteignant ainsi le seuil de remplacement des générations. Pour la nuptialité, qui est l’un des principaux déterminants de la fécondité dans la société marocaine, souligne Lahlimi, les résultats du recensement révèlent l’importance croissante du célibat et le relèvement de l’âge moyen au premier mariage. Le taux de célibat définitif, exprimé par le pourcentage des femmes qui finissent leur vie féconde sans contracter de mariage, serait de l’ordre de 7% en 2004, contre 2% en 1994. Une hausse qui trouve ses origines dans la cherté de la vie et le changement des mentalités dans la société marocaine. “Le mariage n’est plus le seul moyen de disposer d’une femme”, dira Lahlimi d’un ton plaisantin.Par ailleurs, l’âge moyen au premier mariage des femmes monte à 26,3 ans, contre 25,8 en 1994. Pour les hommes, c’est 31,1 ans contre 30. Entre les deux recensements, le recul de l’âge au mariage des femmes a été plus important dans le monde rural où il est de 25,5 ans contre 14,2 en 1994, alors qu’il est resté quasiment stable pour les hommes. S’agissant de la mortalité infantile, son taux reste élevé en 2004 (47,9 pour mille), malgré la baisse qu’il a connue depuis 1987 (75,7 pour mille). Cette baisse est encore plus prononcée en milieu rural (89,7 pour mille en 1987 et 56,7 pour mille en 2004). En ville, il a décliné de 45,5 à 38,6. Plusieurs conséquences découlent de cette évolution démographique, explique le HCP. Il s’agit d’abord d’un rétrécissement important de la base de la pyramide. La proportion des enfants de moins de 15 ans a baissé de 37 à 30,7%, entre 1994 et 2004, en faveur des personnes d’âge actif (55,9 à 61,2%) et des personnes âgées (7,1 à 8,1%). La population active, quant à elle, s’est accrue, entre 1994 et 2004, au rythme de 2,5%, alors que le taux d’accroissement global de la population n’est que de 1,4%. D’une façon générale, et selon Lahlimi, les progrès enregistrés entre 1994 et 2004 se sont accélérés au cours des toutes dernières années précédant le recensement. Il s’agit notamment des taux de branchement à l’eau potable (93% de la population), au réseau électrique (80%) et de la scolarisation (56%). En outre, près de la moitié de la diminution du taux de pauvreté a été enregistrée durant les trois années avant le recensement de 2004. Mohamed AKISRA

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