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    Focus

    Pourquoi l’UMT retrouve son mordant

    Par L'Economiste | Edition N°:3482 Le 09/03/2011 | Partager
    La centrale charge le gouvernement
    Elle prépare un mémorandum sur le 20 février

    Le mouvement du 20 février ainsi que les attentes de la population suscitent des réactions diverses chez les leaders d’opinion. Au lendemain des sit-in et manifestations organisés dans plus de 50 villes du Maroc, l’Union marocaine du travail (UMT) décrypte les raisons de la mobilisation des jeunes et des travailleurs. «Le mouvement du 20 février est légitime et juste. Il exprime le malaise de toute une société», explique El Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l’UMT.
    Aux yeux de ce syndicat qui n’est inféodé à aucun parti politique, «les jeunes du 20 février ont fait preuve de lucidité et d’une grande maturité. Les revendications et les attentes sont précises. C’est dire que les réponses du gouvernement doivent être concrètes», insiste le SG. Depuis le fort taux d’abstentionnisme des législatives de 2007, avec près des deux tiers de la population qui n’avait pas voté, «les jeunes ont été catalogués à tort comme étant une population apolitique. Aujourd’hui, ils ont prouvé le contraire avec les slogans et les revendications exprimées», soutient El Mokharek.
    A la lumière de ce mouvement né dans les réseaux sociaux, la centrale du successeur de Mahjoub Benseddik est en train de préparer un mémorandum sur la situation économique et sociale. «Les raisons de ce mouvement sont nombreuses. Cela fait des mois, voire des années que l’UMT tire la sonnette d’alarme pour demander aux pouvoirs publics de se pencher sur les maux qui gangrènent la société: chômage, injustice sociale, corruption, clientélisme, abus de pouvoir…», fustige El Mokharek. Est-il normal que des médecins ou des ingénieurs chôment alors que le pays accuse un déficit chronique en matière de ressources humaines dans tous les domaines sensibles? S’interroge le secrétaire général.
    A la veille du 20 février, la centrale a adressé un mémorandum qualifié de «dur» au Premier ministre, lui rappelant les engagements du gouvernement, la méthodologie et l’esprit qui doivent animer le dialogue social. La centrale constate aujourd’hui «avec amertume» que le gouvernement El Fassi «a failli à ses engagements les plus élémentaires avec les partenaires sociaux». El Moukharek est catégorique: le gouvernement a fait fi des revendications des travailleurs aussi bien dans le secteur privé que public lors de l’élaboration de la loi de Finances 2011. Le secrétaire général rappelle que l’UMT a formulé des propositions sur la revalorisation du Smig, les augmentations de salaires, la diminution de la pression fiscale sur les salariés… Sur les différentes sorties du patronat, notamment le volet lié à l’emploi et à l’intégration des diplômés chômeurs, l’UMT reste critique. «La CGEM aurait pu prendre cette initiative il y a longtemps en investissant sur les ressources humaines et en offrant à ces diplômés une reconversion professionnelle». Autrement dit, le patronat peut mieux faire pour les diplômés chômeurs avec des quotas par entreprise, résume le SG. «En particulier, pour la catégorie des travailleurs qui n’entrent dans aucune statistique, que le HCP méconnaît et que le gouvernement ignore», poursuit-il.


    Température sociale


    C’est dans ce contexte précis de tensions et de revendications tous azimuts que le conseiller du Souverain, Mohamed Moâtassim, a réuni récemment les différents syndicats. Objectif: mesurer la température sociale et apaiser les tensions. Un rôle qui était dévolu auparavant à feu Meziane Belfquih. La sortie du conseiller a été saluée dans la mesure où elle témoigne d’une prise de conscience, au plus haut niveau de l’Etat, des attentes de la rue.


    F. E. O. & A. R.

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