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Affaires

Pourquoi Diac Salaf reprend des couleurs en bourse

Par L'Economiste | Edition N°:1834 Le 17/08/2004 | Partager

. Agitation boursière autour du titre depuis plus d'un mois. Son avenir suscite quand même les interrogations des particuliers On n'attrape pas un couteau qui tombe. L'adage boursier pourrait s'appliquer actuellement à Diac Salaf, une financière spécialisée dans le crédit à la consommation, cotée en bourse, et dont la valeur est en proie à des spéculations relativement importantes, étant l'une en fait des plus petites capitalisations de la place. Des transactions quasiquotidiennes sont enregistrées sur le titre depuis le mois de juillet dernier. Et cela suscite beaucoup d'interrogations au sein de la communauté boursière, notamment des particuliers. Depuis la dernière semaine de juillet, le titre est passé de 48 DH, à 45 puis à 39 DH, pour remonter à 41 DH au terme de la semaine dernière. Parmi les moins performants de la cote boursière casablancaise, en raison de la situation financière très difficile de la société, les échanges sur le titre Diac Salaf ont également porté sur quelque 5% de son capital sur le marché de blocs. Interprétant intuitivement cette situation, les porteurs de part craignent en fait que la société, qui fait face à d'importantes difficultés depuis plus de trois ans, ne disparaisse. “Il n'y a en effet aucun intérêt à se positionner sur cette valeur dans l'immédiat, la société suspend le paiement des dividendes jusqu'en 2005”, souligne un trader qui requiert l'anonymat. Ce dernier explique que les boursicoteurs redoutent que l'un des actionnaires institutionnels (voir encadré) de la société, initie ces opérations. Cela constituerait en fait un signal fort pour déclencher une marée des ventes du titre Diac Salaf. D'autres particuliers veulent au contraire en acheter, estimant que la situation de la société est en amélioration. Un autre trader craint en fait que cette agitation boursière autour du titre ne soit que des opérations croisées entre spéculateurs -comme cela a été observé récemment sur Maghreb Oxygène ou encore CIH- pour soutenir le cours du titre, susciter l'intérêt des investisseurs puis revendre au prix fort. Le marché dispose de très peu d'informations concernant les finances de Diac Salaf pour juger de sa situation. Il y a de cela trois ans, ses responsables promettaient sur la place publique, à l'occasion de l'annonce en fanfare de son plan de développement 2002-2005, que son exécution se fera dans la plus totale transparence. Les différents partenaires auraient dû être régulièrement informés de l'évolution. Depuis lors, la communauté boursière n'a eu droit qu'au strict minimum des informations exigées d'une société cotée en bourse. Sans plus.Moins d'informations donc mais davantage de suspense se développe autour de l'avenir de la financière, en raison de la spéculation boursière dont fait l'objet son titre. Mais aussi en raison du retard notable pris dans l'exécution du plan de restructuration. Cette stratégie que les responsables de Diac Salaf annonçaient en 2001, “n'a pas encore rempli ses promesses de départ”, selon un analyste financier qui suit de très près la société. Pour se refaire une santé, le management a programmé des mesures importantes et fixé des objectifs chiffrés que les responsables peinent à concrétiser face à l'émergence de grands pôles adossés à des banques comme Eqdom, Sogelease et récemment Wafasalaf-Crédor. D'ailleurs, les performances de 2003 sont très loin des objectifs du plan de redressement. Alors que les responsables tablaient sur une croissance de l'activité de l'ordre de 40% en 2002 et 8% en 2003, l'encours net a baissé de 8 et 16% sur les deux années. Le management promettait également un retour à une bonne rentabilité des activités, mais le PNB ne cesse de baisser, chutant de 15% à 52 millions de DH. Le résultat net dépasse, quant à lui, à peine les 500.000 DH.


Fonds propres

Pour soutenir sa restructuration, Diac Salaf projetait dans son plan de redressement le renforcement graduel de ses fonds propres. Leur niveau devrait passer ainsi d'environ 165 millions de Dh à environ 300 en 2005. Ces augmentations n'ont pas été concrétisées. Et la société, selon le marché, peine aussi à rembourser ses emprunts de BSF (bons de sociétés de financement). Ses principaux actionnaires seraient également, comme le marché, très réticents à suivre les augmentations de capital. Rappelons que les principaux actionnaires de Diac Salaf sont Fininvest avec 48,91%, Axa Assurances Maroc avec 11,84%, Goldfin avec 4,16%, RMA Assurances 4,92% et Alchimie, un actionnaire suisse avec 4,69%. La société détient pour son propre compte 7,92% du capital et le reste est en bourse. Diac se développe sur un réseau relativement étoffé d'agences exclusives et de correspondants, en distribuant des crédits aux fonctionnaires et des entreprises conventionnées. Bouchaib El Yafi

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