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Politique

Pourquoi Boukhari n'est pas un justiciable comme les autres

Par L'Economiste | Edition N°:1153 Le 28/11/2001 | Partager

. Les Ministères de la Justice et de l'Intérieur veulent faire croire le contraire. L'homme, sous haute surveillance, recomparaît aujourd'hui devant le Tribunal d'Anfa . La wilaya retient son passeport alors qu'il est convoqué par le juge français ParlosLe Parquet a écourté la joie de Ahmed Boukhari. En effet, moins de 10 jours après sa libération, l'ex-agent du Cab1 a été convoqué par le procureur du Roi. Il fait l'objet de nouvelles poursuites! Cette fois, pour diffamation contre des ex-collègues cités dans ses récits sur l'affaire Ben Barka. Il doit recomparaître devant le Tribunal d'Anfa aujourd'hui mercredi 28 novembre. La plainte pour diffamation n'est pas inconnue du dossier Boukhari. En fait, lorsque le 13 août dernier l'ex-flic sera embarqué à son domicile par la police, cette plainte est le premier motif donné à ses avocats. Ce n'est que devant le procureur que l'affaire des chèques sans provision surgira. On se rappelle que le comportement étrange du Parquet avait jeté son ombre sur l'action en justice. Il n'avait pas hésité, dans ce qui sera considéré par l'opinion publique comme des représailles des “services”, à poursuivre Boukhari pour des chèques pour lesquels il avait déjà été condamné. Le Tribunal d'Anfa cautionnera l'attitude du Parquet en condamnant l'ex-flic à un an de prison ferme. Mais, la Cour d'appel de Casablanca a redressé la barre en ramenant cette peine à trois mois de prison le 16 octobre dernier. En effet, Me Abderrahim Jamaï a toujours soutenu que son client a déjà fait l'objet d'une condamnation concernant deux des chèques invoqués contre lui. “L'objectif, non avoué mais avorté du Parquet, est d'isoler Boukhari qui a multiplié des déclarations qui dérangent concernant l'affaire Ben Barka”, explique Me Jamaï. Finalement, Boukhari a quitté sa cellule de la prison civile de Oukacha le 13 novembre après avoir purgé la totalité de sa peine.Après cette condamnation, l'opinion publique s'attendait à ce que les péripéties de Boukhari prennent fin. Mais comme pressenti par les avocats le jour de sa libération (L'Economiste du 14 novembre), le procureur du Roi revient à la charge avec un reliquat de poursuites contre l'ex-flic, la première plainte pour diffamation. Théoriquement et suivant son pouvoir “d'opportunité des poursuites”, le Parquet a le droit de le faire, comme il pouvait opérer un cumul avec l'affaire des chèques et instruire les deux plaintes en même temps. C'est la première option qui a été retenue. Les interprétations de cette situation par les observateurs et les avocats de la défense ne sont guère optimistes. Pour eux, par “cet acharnement, les services voudraient intimider et déstabiliser psychologiquement Boukhari en espérant que cela aura raison de son ardeur”. Ils ont des raisons de le craindre. Durant son séjour au CAB1, l'ex-flic n'a jamais quitté son poste de permanence. A cause de son instabilité, comme rapporté par de nombreux témoignages, il a toujours été mis à l'écart des opérations sur le terrain. Officiellement, le Parquet répète inlassablement que la Justice ne s'intéresse à Boukhari que dans la mesure que c'est un justiciable comme les autres. Parallèlement à cette succession de plaintes, Boukhari est toujours dans l'impossibilité d'honorer son rendez-vous avec le juge d'instruction français, Jean-Baptiste Parlos. Celui-ci voudrait l'interroger au sujet de ses déclarations sur l'affaire Ben Barka. Aussi, la Wilaya de Casablanca, bien que relancée par les avocats, refuse-t-elle toujours de lui délivrer son passeport. Enfin, et plus troublant, si Boukhari est un justiciable ordinaire, pourquoi est-il surveillé par les “services” 24h/24? Ceci n'est un secret pour personne dans la rue Michel-Ange à Casablanca, une voiture de type Fiat Uno stationne en permanence devant le domicile de l'ex-flic, quitte à se garer sur le trottoir même (ce qui lui vaudrait normalement une amende). Les relais entre ses occupants (permanents aussi) sont aussi loin d'être discrets. Et à l'occasion des sorties de Boukhari, c'est la famille qui le dit, “une filature avec une logistique importante se met en place”.


. En bref. Maroc-Espagne: La tension continue de monterAprès l'expulsion d'Espagne de 13 Marocains, dont 4 journalistes, la tension continue de monter entre les deux Royaumes. La version des faits présentée par les Marocains a été ouvertement contestée par le Ministère des Affaires étrangères espagnol. Mais cette contestation est en contradiction avec les documents de la police espagnole rapportés par les Marocains (cf. L'Economiste du mardi 27 novembre). L'affaire commence à prendre un tour européen. Ainsi que l'avait expliqué L'Economiste, l'Espagne prend le mois prochain la présidence de l'Union européenne. Or, le soutien ouvert des autorités madrilènes au Polisario brouille les cartes du processus dit de la “troisième voie” tel qu'il avait pourtant été accepté par Alger et Madrid. De ce fait, l'Union européenne se sent entraînée vers une dérive qu'elle ne souhaite pas parce qu'opposée à ses prises de position officielles. Pour compliquer un peu plus le dossier, des milieux d'affaires espagnols considèrent que des entreprises françaises ont pris trop de poids ces derniers mois dans les grands marchés marocains. Malgré la transparence de ces marchés, des entreprises espagnoles y voient des choix politiques en faveur de Paris. Elles en accusent ouvertement des membres du gouvernement comme des proches de SM le Roi et de ce fait entretiennent l'escalade antimarocaine. . L'OMDH condamne les violencesL'Organisation Marocaine des Droits Humains a condamné, dans un communiqué rendu public lundi soir, les violences dont ont été victimes des enseignants les 13 et 14 novembre. L'Organisation réclame que les responsables soient traduits en justice. Elle condamne de la même manière les violences des autorités à l'occasion des événements de Smara, le 29 octobre pour lesquels elle demande “l'ouverture d'un enquête parlementaire”. Elle a exprimé par ailleurs sa “stupéfaction quant au jugement intervenu à l'encontre d'Ali L'Mrabet”. L'OMDH estime que “la poursuite est basée sur une interprétation très restrictive de la loi”. Notons qu'avant de marquer ses condamnations et réprobation, l'OMDH s'est félicitée du non-lieu accordé par la Cour d'appel de Rabat, dans les procès des militants de l'AMDH (Association Marocaine des Droits de l'Homme). L'Organisation a exprimé aussi sa satisfaction de la Grâce Royale accordée aux détenus des événements de Laâyoune, grâce qui “a mis fin aux transgressions que ce dossier a connues”.
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