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    Entreprises

    Pour une meilleure appréciation des risques : Les banques veulent se rapprocher des clients

    Par L'Economiste | Edition N°:250 Le 17/10/1996 | Partager


    Les banques comme les clients sont devenus plus exigeants. Les banquiers prônent un «partenariat» pour améliorer les rapports.


    La libéralisation des crédits a poussé les banques à être plus rigoureuses quant à l'appréciation du risque client. Une collaboration entre les entreprises et les banques s'impose plus que jamais, estiment des banquiers. L'objectif est de créer un dialogue permanent entre ces deux parties. Mais la réalisation de ce «partenariat» reste tributaire de plus de transparence. Telles ont été les idées-force exprimées lors du forum organisé par l'Association Marocaine des Diplômés de l'Institut Technique de Banque le 15 octobre sous le thème «La Banque Africaine et les Entreprises».
    La nouvelle réglementation bancaire a eu pour effet une importante décélération des taux. En conséquence, les banques se sont vues dans la nécessité de mieux apprécier les risques. Cette situation s'explique par le fait que la banque est devenue une entreprise qui calcule son prix de revient, souligne M. Abdellatif Laraki, président de la Banque Centrale Populaire.
    Une grille de taux en fonction du risque a donc été progressivement mise en place. Selon cette grille, plus le risque est faible, plus le taux se rapproche du taux de base bancaire. La détermination de ces taux dépend de la qualité de l'entreprise en terme d'organisation, abstraction faite de sa taille.
    Dans leurs rapports avec les PME, les banques sont très vigilantes. Elles leur demandent de disposer d'un autofinancement suffisant. Les banques refusent d'accorder des crédits d'investissement pour les personnes investissant dans un domaine qui leur est étranger, est-il souligné.
    Les clients sont devenus eux aussi plus exigeants. Ils ont besoin que les banques prennent plus d'initiatives en allant vers eux pour leur proposer des produits avant même qu'ils n'en ressentent le besoin. La proximité du centre de décision est aussi un facteur important pour stimuler une meilleure réactivité. Les clients cherchent également un meilleur service au meilleur prix, précise un banquier. En vue d'améliorer la relation banques-entreprises, il faudrait mettre en place une politique monétaire plus incitative au développement, affirme un banquier. Cette incitation se ferait par le biais d'une «débonification» du taux d'intérêt.

    Banque-conseil


    Selon M. Brahim Benjelloun, directeur du secrétariat de la présidence à la BMCE, le rôle de la banque consiste à conseiller l'entreprise. L'endettement bancaire n'est pas toujours la bonne solution pour les entreprises, indique M. Alain Le Noir, délégué général CFPB. Les sociétés doivent se diriger aussi vers d'autres moyens de financement tels que le marché financier. Le Maroc présente un bon exemple pour l'Afrique au niveau du système financier, ajoute-t-il. Notons que le développement de ce marché souffre de quelques obstacles, notamment le caractère familial des entreprises.

    Rafik IKRAM



    Le banquier africain de l'année



    Mme Helen Lokko, dirigeante de la Ghana Central Bank, a été élue banquier africain de l'année. L'élection a été organisée par Jeune Afrique au siège de la BCP. Mme Lokko était en compétition serrée avec M. Abdelaziz Alami, président de la BCM, et ne s'est démarquée qu'au troisième tour avec une seule voix d'avance. M. Abdellatif Laraki, président du groupe Banque Populaire avait été élu premier lauréat marocain en 1986 suivi de M. Bennani, président de Wafabank en 1988. Il s'agit de la première édition tenue en Afrique. Quelque onze candidatures ont été retenues après une présélection des dossiers sur la base de critères de performances de la banque et de la qualité du banquier. Est également entré en ligne de compte le degré d'implication de l'institution dans le développement du pays.
    Mme Lokko est âgée de 63 ans, a effectué ses études à Londres et New York et possède à son actif 34 ans d'activité au sein de la même banque. En 1993, elle est nommée Managing Director. Outre sa fonction, elle est vice-présidente de l'association des banques du Ghana et est engagée dans plusieurs organisations sociales. La Ghana Central Bank est une banque d'Etat classée première banque du pays et emploie 3.500 personnes.

    M. K.

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