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    Economie Internationale

    Pour stimuler l'économie française : L'INSEE préconise le désendettement des entreprises et des ménages

    Par L'Economiste | Edition N°:70 Le 11/03/1993 | Partager

    Dans sa dernière "note de conjoncture", l'Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques (INSEE) déclare qu'"il paraît difficile d'envisager le retour à une croissance significative au cours du premier semestre".

    L'activité économique française devrait effectivement connaître au premier semestre une croissance "autour de zéro", selon l'expression de l'Institut De l'avis des conjoncturistes, elle a déjà baissé de 0,5% de janvier à février. Le ministre de l'Economie, M. Michel Sapin, affirme pourtant que "l'économie française est fondamentalement saine, en dépit de la crise internationale qui est forte". Pour l'INSEE, aucun signe de détente permettant de voir le bout du tunnel n'émerge vraiment. "Les anticipations des chefs d'entrepris, même si elles ne se dégradent pas, restent très défavorables", rapporte-t-il. L'absence d'amélioration des perspectives de la demande sur les principaux marchés européens, les révisions à la baisse des investissements ainsi que la timidité de la consommation des ménages n'augurent pas une éventuelle reprise. Pour faire face à ce marasme devenu récession depuis un peu plus de six mois, les conjoncturistes de l'INSEE estiment qu'il faut deux conditions: le désendettement des entreprises et des ménages et le retour de la confiance.

    Faisant le bilan de 1992, l'Institut précise que la véritable baisse de l'activité économique s'est déclenchée à partir de l'été. Sur l'ensemble de l'année, les signes de crise sont nombreux. L'INSEE cite, entre autres, la chute de 12% des investissements industriels, l'importance des réductions nettes d'emplois (90.000 au total), la montée d'un demi-point du taux de chômage à 10,5% de la population active ou le fléchissement de 8% des mises en chantier de logements. Précisant, par ailleurs, que les ménages français ont vu le pouvoir d'achat de leurs revenus augmenter de 2% dans l'ensemble, l'INSEE "s'inscrit en faux contre tous ceux qui crient à la déflation", rapporte la presse française.

    Synthèses réalisées par Hakima EL MARIKY

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