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    Pour la première fois, le préscolaire intègre l'enseignement public

    Par L'Economiste | Edition N°:756 Le 27/04/2000 | Partager

    La loi relative à l'enseignement préscolaire n'a pas subi de modifications lors de son passage au Parlement. La mouture initiale, telle qu'adoptée par le Conseil de gouvernement et celui des ministres, est restée pratiquement la même, mis à part l'introduction de trois petits changements. Le premier changement concerne le délai d'examen par l'académie régionale de la demande d'autorisation d'un établissement d'enseignement préscolaire.
    Fixé à 60 jours dans le projet initial, le délai maximum pour statuer sur toute demande est limité à 30 jours. La deuxième modification introduite concerne le minima d'âge requis pour le poste de directeur de l'établissement. Désormais, le candidat à cette fonction doit avoir au moins 20 ans. Dans l'ancienne mouture, l'âge minimum était fixé à 25 ans.
    Troisième changement, la tranche d'amende exigée en cas de récidive à l'infraction à la loi. Cette indemnité a été revue à la baisse. Ainsi, sera sanctionné de 1.000 à 5.000 DH toute personne qui tentera de diriger un établissement sans autorisation préalable où qui, en général, refusera de se soumettre aux dispositions de la loi. Le projet initial prévoyait un minimum de 5.000 DH et un maximum de 25.000 DH.
    De toutes les lois que contient la Charte de l'éducation, celle de l'enseignement préscolaire constitue une nouveauté. Jusqu'à présent, ce type d'enseignement relève du secteur privé. Le gouvernement veut en faire une étape indispensable pour améliorer la prestation de l'école de demain. Il s'engage donc à cimenter la base de la formation.
    Parmi les causes de la défaillance de l'enseignement, figure l'absence de préparation de l'enfant pour entamer le cycle fondamental. En effet, l'élève entre très tardivement en contact avec les milieux de l'apprentissage, l'âge minimum pour rejoindre les bancs de l'école étant fixé à 7 ans. Désormais, les établissements préparatoires seront ouverts aux enfants âgés de 4 ans révolus à 6 ans.
    En principe, l'inscription en première année de l'enseignement préscolaire sera généralisée d'ici 2004. Deux objectifs sont visés par cette généralisation. Le premier est l'égalité des chances des enfants pour accéder à l'enseignement scolaire. Le deuxième permet de faciliter l'épanouissement physique de ces derniers et de développer leur autonomie. Un effort particulier sera déployé dans le milieu rural et les zones de peuplement défavorisées qui accusent un retard en matière de formation. L'Etat compte concentrer son soutien financier sur ces zones.


    Fonctionnement

    Selon la loi, l'enseignement préscolaire peut être dispensé par toute personne physique ou morale, notamment par les collectivités locales, les établissements publics et les associations à but non lucratif. Les académies couvrant le milieu rural peuvent doter gratuitement les établissements préscolaires de locaux adaptés et de personnel pédagogique pour une durée déterminée et renouvelable. Selon l'article 5 de la loi, les établissements d'enseignement qualifiés recevront des subventions de l'Etat en fonction du nombre d'enfants scolarisés. Tout avantage octroyé par l'Etat entre dans le cadre d'une convention qui fixe, entre autres, les droits et les frais de scolarité en fonction de la situation sociale des enfants.

    Nadia LAMLILI

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