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    Entreprise Internationale

    Pour alléger son endettement : Kodak va sacrifier sa filiale chimique

    Par L'Economiste | Edition N°:85 Le 24/06/1993 | Partager

    Kodak, spécialiste américain de la photo, a décidé de se défaire de ses activités chimiques, regroupées au sein de sa filiale Eastman Chemical. Comptant 18.500salariés,cette branche avait procuré au groupe, l'année dernière, 19% de ses ventes et 23% de ses profits. Kodak va donc se séparer d'une activité vieille de 70 ans. Elle était destinée à lui fournir des matières premières pour ses produits photographiques.

    Pour réduire son endettement, le PDG de Kodak, M. kay Whitmore avait annoncé

    en avril "un désinvestissement majeur" sans véritablement évoquer le nom d'Eastman Chemical. Etaient également concernés les photocopieurs et la pharmacie.

    Le choix s'est donc arrêté sur la filiale chimique. D'ici décembre, Eastman Chemical sera totalement séparée de sa maison mère. Les actionnaires recevront des titres, au prorata de leurs parts bien sûr, qu'ils pourront soit garder soit céder, la société devant être cotée à New York.

    Le président d'Eastman Chemical devra alors mettre en place une stratégie propre à l'ex-filiale de Kodak. Présente dans les produits chimiques industriels, les plastiques et les fibres, elle figure parmi les premiers producteurs d'emballages en polyester et de fibres pour les filtres à cigarettes. Dans cette dernière activité, elle est associée au groupe français Rhône-Poulenc, privatisable.

    Réalisant un chiffre d'affaires de 3,9 milliards de Dollars, dont deux tiers aux Etats-Unis, Eastman Chemical prétend faire partie des quinze plus importants chimistes américains. En se séparant de sa filiale, Kodak entend améliorer son bilan par une diminution de 2 milliards de son en dettement.

    L'opération va lui permettre de recentrer ses efforts sur son métier de base, l'image de la photographie traditionnelle, le compact-disc photo, l'imagerie industrielle et les imprimantes. Dès septembre, le PDG de Kodak devrait annoncer des restructurations complémentaires, notamment la cession de quelques actifs. Sa division pharmaceutique, déjà associée à Elf-Sanofi, serait particulièrement visée.

    Digital Equipement expérimente le temps partiel

    La direction de la filiale française de Digital Equipement Corporation a présenté à son personnel un nouveau mode d'organisation du travail. Baptisé "le nouveau savoir-travailler", le programme s'articule autour de deux axes: le temps partiel et le travail à distance, également appelé "télétravail".

    Selon la directrice des relations sociales, Mme Martine Dessemond, ce programme a rencontré un grand succès, puisque 550 des 2.800 salariés (soit 15%) ont opté pour la formule du temps partiel. "Tous les métiers, toutes les fonctions à tout niveau hiérarchique sont représentés", souligne-t-elle

    Ces 550 salariés ont donc accepté de réduire de 20% leur temps de travail (une journée par semaine). En contrepartie, et grâce à un système de primes, leur salaire ne sera amputé que de 8% pendant deux ans. Au terme de cette période, le salarié pourra soit "réintégrer son poste ou un poste équivalent à plein temps avec l'accord de l'entreprise, soit poursuivre le temps partiel à 84% de son salaire à plein temps".

    L'adoption du temps partiel doit atténuer le mouvement des suppressions d'emplois (en 30 mois, le constructeur a perdu 1.000 postes) et économiser par là-même 10 % de la masse salariale. Ainsi, "le choix par cinq personnes d'un temps partiel permettrait en effet de préserver un emploi", explique une élue du comité d'entreprise. En fait, ajoute Mme Dessemond, "90 personnes ont pu être sauvées grâce au temps partiel". Cette économie ne peut servir d'argument, poursuit-elle, car "on ne peut pas promettre aux salariés qu'après leur geste de solidarité il n'y aura pas d'autres restructurations". Pour ce qui est du second axe du programme, c'est-à-dire le travail à distance, l'objectif est d'économiser sur l'immobilier. Cette mesure, qui devrait permettre à la société de réduire ses charges de 150 millions de Francs, représente un coût immédiat d'environ 15 millions, correspondant à l'équipement des salariés du matériel pour leur travail à domicile.

    Synthèses réalisées par Hakima EL MARIKY

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