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Positionnement par satellite
Le projet Galileo prend enfin son envol

Par L'Economiste | Edition N°:2180 Le 27/12/2005 | Partager

. Pour un investissement de 3,8 milliards d’euros, il permettra de localiser un objet en temps réel et au mètre près. L’Europe espère gagner en indépendance APRÈS des années de marchandage, le projet Galileo passe aux choses pratiques, avec le lancement mercredi prochain du premier des deux «démonstrateurs» qui permettront de tester en conditions réelles les technologies utilisées par le futur système de positionnement européen.«C’est une étape essentielle du projet Galileo: le passage de la théorie à la pratique. Et l’expérience montre qu’il se passe toujours quelque chose dans l’espace...», résume pour l’AFP Dominique Detain, un des porte-parole de l’Agence spatiale européenne (Esa), chargé du dossier Galileo. Le satellite Giove A, un gros cube de 602 kilogrammes fabriqué par la société britannique SSTL, sera lancé du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) mercredi à 11h19 heure locale (05h19 GMT) par une fusée russe Soyouz.Giove A permettra de valider plusieurs technologies nouvelles, dont l’horloge atomique la plus exacte jamais envoyée dans l’espace: moins d’un milliardième de seconde de déviation par heure. Or, la précision de Galileo dépendra directement de l’exactitude des horloges embarquées de ses satellites. L’Esa se risquera aussi pour la première fois de son histoire à envoyer un satellite en orbite moyenne, à 23.000 kilomètres d’altitude. Ce positionnement permet une orbite très stable, autre préalable pour la précision d’un système de positionnement. «Mais nous ne connaissons pas aujourd’hui précisément l’environnement radio-électrique de ces orbites», souligne Detain.Grâce à Galileo, l’Europe espère gagner son indépendance dans un domaine stratégique, le positionnement par satellites, devenu indispensable pour la gestion du trafic aérien, maritime et, de plus en plus, automobile.Piloté conjointement par l’UE et l’Esa dans sa phase initiale, Galileo sera le premier système de navigation par satellite sous gestion civile, alors que les systèmes existants, l’américain GPS et le russe Glonass, dont il sera complémentaire, restent contrôlés par les militaires. Représentant un investissement total de 3,8 milliards d’euros, Galileo permettra de localiser un objet en temps réel et au mètre près, sur n’importe quel point du globe, une performance hors de portée des systèmes actuels. L’ampleur des enjeux a fait que la genèse du projet a été laborieuse: les négociations ont traîné en longueur pour répartir l’effort financier et les retombées industrielles entre Etats participants, choisir l’opérateur, sélectionner un siège et conclure le contrat de concession. Résultat: le projet a pris pratiquement deux ans de retard sur le calendrier initial.Ces retards placent le projet sous pression: Galileo doit envoyer un satellite en orbite avant juin 2006 sous peine de perdre ses droits sur les fréquences octroyées par l’Union internationale des télécommunications.Synthèse L’Economiste

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