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Port de CasablancaLes douaniers travailleront plus

Par L'Economiste | Edition N°:2588 Le 10/08/2007 | Partager

. La compétition effective dès octobre prochain. Les premières retombées de la réforme ressenties au niveau des tarifs«LA réforme portuaire est sur la bonne voie«, tient à souligner de prime abord Karim Ghellab dans un entretien téléphonique avec L’Economiste. «Et les problèmes d’ordre conjoncturel ne doivent en aucun cas entacher le processus», tranche le ministre de l’Equipement et du Transport. Au demeurant, l’évolution à deux chiffres que connaît le trafic portuaire doit être appréciée positivement. Seulement, un concours de situations exceptionnelles a rendu les choses ingérables. Face aux pics des flux à l’entrée, l’enlèvement des marchandises tourne au ralenti. Phénomène contradictoire: Vacances pour les entreprises et période de pointe pour le trafic (juin-juillet). Ironie du sort, cette dernière tombe juste à la veille de deux occasions où l’on anticipe les importations, le Ramadan et la rentrée scolaire. Et pour couronner le tout, le Maroc est en train de réaliser la campagne d’importation céréalière jamais connue par le passé. Pas moins de 15 millions de quintaux devraient transiter par le port de Casablanca. Faut-il pour autant s’acharner sur la réforme portuaire? Ghellab ainsi que le responsable de la régulation et du développement des ports s’en félicitent allègrement. Et pour cause! «Les premiers résultats attestent du bien-fondé de la démarche».Tant que l’objectif assigné à la réforme demeure l’amélioration de la compétitivité des ports et partant la réduction des coûts des transactions. Aussi, la réforme a-t-elle été axée sur trois leviers fondamentaux: la séparation des rôles et missions, la consécration de l’unicité de la manutention et l’introduction de la concurrence dans l’activité commerciale. Désormais, l’Etat se cantonne dans le rôle de planificateur et de donneur d’ordres de grandes infrastructures. Pour sa part, l’Agence nationale des ports (ANP) est chargée de régulation et de contrôle des conditions de concurrence et d’arbitrage. Pour le moment, l’activité commerciale demeure limitée à l’unique opérateur, Marsa Maroc. Mais pas pour longtemps. «Tous les chantiers sont ouverts et menés en étroite concertation avec les partenaires pour qu’en août 2008, la concurrence soit de mise», prévoit le directeur de la régulation et développement des ports, Sghir El Filali. A cette date, toutes les activités portuaires seront concédées. Mais dès octobre 2007, le 2e opérateur se verra confier le traitement de marchandises diverses. Les autres activités dépendent de l’acquisition et l’installation des engins de manutention qui nécessitent des délais relativement longs. C’est particulièrement le cas des terminaux à conteneurs, bien que les travaux de préparation des quais soient fort avancés. Quant aux silos, ils ne seront prêts qu’en juillet 2008.Mais dès à présent, le responsable portuaire relève «avec satisfaction les premières retombées de la réforme». D’abord au niveau de la tarification. La baisse du barème a été jumelée avec l’unification de la tarification et la simplification de la facturation. Ainsi, le tarif de la manutention Ro Ro a baissé de 30% et celui du conteneur de 25%. De plus, les tarifs sont désormais publics et plafonnés. Le terrain est donc balisé pour que la concurrence se déploie sur la qualité des services et pourquoi pas les tarifs? Seulement, pour le moment, les usagers et clients ont affaire à un seul interlocuteur à bord et à terre. Et c’est le second grand acquis de la réforme.. Des zones d’ombre subsistentNéanmoins, des zones d’ombre subsistent encore. Elles ont trait à la capacité des services liés à l’activité portuaire et en particulier le transport à l’intérieur du Maroc. Tout d’abord, la flotte routière demeure dominée par la microentreprise non structurée sur les plans financier et commercial. Cette flotte est assez vieille et de faible capacité. Mais surtout, elle peine à amorcer sa mise à niveau en dépit de la disponibilité d’une enveloppe de 170 millions de dirhams. Si bien que le ministre assure que le dialogue est ouvert avec la profession, mais pas de résultats à signaler. Déficit d’idées ou manque de confiance? Les avis demeurent départagés. Le transport intermodal est aussi balbutiant. Hors vrac, le trafic ferroviaire n’a pas suivi non plus l’évolution de la conteneurisation. S’ajoutent aussi le coût élevé de stockage d’intrants et produits pour la sous-traitance industrielle et l’absence de l’offre de palettes logistiques. Autant d’activités qui doivent être mises à niveau pour accompagner la réforme. Faut-il encore initier une culture de concertation et de facilitation de la prestation portuaire.


Les mesures à court terme

POUR parer au plus urgent, la communauté portuaire a multiplié les réunions depuis fin juillet. Les premières mesures arrêtées pour soulager la congestion portent sur l’organisation du travail et l’extension des aires de stockage à l’intérieur et en dehors du port. En tête, une mesure structurante qui sera matérialisée par l’utilisation sous-douane du port sec de l’ONCF. Un recensement des marchandises ayant dépassé le délai réglementaire de 60 jours est aussi en cours. Les lots incriminés deviendront propriété de la douane.Parallèlement, un terrain de 10 ha est en préparation pour recevoir les conteneurs vides et autres marchandises. Au chapitre de l’organisation, la prolongation de l’horaire de travail constituera la règle pour tous les intervenants. Services douaniers et transitaires s’activeront jusqu’à 19 heures au lieu de 16 heures. Et les entrepôts extra-portuaires resteront ouverts jusqu’à 2 heures du matin.A. Ghouibi

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