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Economie

Port de Casablanca
Le délai de séjour encore hors normes

Par L'Economiste | Edition N°:2661 Le 28/11/2007 | Partager

. En revanche pas de bateaux en rade. Réflexion sur la gestion des files d’attente des camions «Les attentes en rade sont quasiment nulles», déclare Kamal Benjelloun, directeur général de l’Agence nationale des ports (ANP). Mais est-ce à dire que la situation est redevenue normale dans le port de Casablanca? Absolument pas, tranche le directeur général de l’ANP. Bien que le rendement s’est nettement amélioré, le délai moyen de séjour d’un conteneur est toujours hors normes, en comparaison avec les enceintes portuaires internationales. «Il varie entre 13 et 15 jours alors que le nombre de mouvements porte quotidiennement sur près de 2.000 boîtes, entre entrées et sorties», précise Benjelloun. On est donc loin des 600 conteneurs traités par jour du temps de la crise (www.leconomiste.com). Mais, fait paradoxal, les files de camions font toujours partie du paysage limitrophe du port avec tous les désagréments que cela engendre au niveau de la circulation. Le secrétaire général de la Fédération générale des transports sur routes et ports, Abderrahim Chennaoui, l’explique par la cadence à deux vitesses du rendement. «Fluidité dans la matinée, congestion dans l’après-midi», affirme-t-il. Si bien que la cadence se ralentit au fur et à mesure de l’avancée de la journée. Et la densité du trafic sur les principales artères conduisant vers le port aggrave encore la pression à l’entrée. Au point que les flux entrant et sortant des camions posent problème pour la circulation des chariots cavaliers. Car, malgré l’amélioration du rendement, le niveau du stock des conteneurs pleins et vides demeure important. Et c’est ce qui explique le délai de séjour jugé relativement long. Quand certains opérateurs procèdent à l’enlèvement de leur marchandise dans un délai contenu entre 2 et 3 jours après débarquement, d’autres mettent 12 à 15 jours, voire plus, pour effectuer les formalités d’usage et évacuer leurs boîtes. Et ils sont légion. Certains d’entre eux ne le font qu’une fois la marchandise bonne à livrer au grossiste. Se rangent d’ailleurs dans cette catégorie la plupart des importateurs qui s’approvisionnent en Chine. Ceux-ci drainent désormais pas moins de 50% du trafic conteneurs transitant par le port de Casablanca. Mais ce n’est pas tout. «A fin octobre dernier, le trafic du port a augmenté de 20% par rapport à la même date de l’année passée», constate Benjelloun. Et il ne s’agit que d’une moyenne. Car des pointes de 50% ont été enregistrées par certaines périodes au cours de ces dix premiers mois. A l’occasion de la rentrée scolaire et à la veille du Ramadan. Et pareil phénomène est rééditable avec l’approche de Aïd El Kébir. Or, les prévisions de départ, avant la réforme, tablaient sur un taux annuel d’augmentation du trafic de 10%. Ce qui entraîne un dédoublement du flux au bout de 7 années. Pour le contenir, le taux de rendement doit s’afficher à 12% par an. Sans oublier qu’un quai de plus nécessite trois ans et l’achat d’un portique pas moins de 18 mois. Sauf que ces prévisions ont été dépassées. Maintenant, les solutions s’orientent vers l’utilisation du port sec de l’ONCF et des efforts sont aussi déployés pour solutionner le problème d’attente des camions. Histoire de synchroniser leurs arrivées avec les enlèvements.A. G.

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