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Port de Casablanca
Gagné, le pari de la fluidité?

Par L'Economiste | Edition N°:2794 Le 09/06/2008 | Partager

. Au mois de mai, le délai de séjour était de 8,98 jours . «Ne pas se relâcher», avertit Moulay Hafid Elalamy. Mais «savoir savourer la réussite», précise Karim Ghellab«Il y a un an, la file d’attente des camions allait jusqu’à la porte 1. Aujourd’hui, elle commence à la porte 5». C’est avec cette image que Youssef Imghi, directeur régional ANP au port de Casablanca, fait l’état des lieux 6 mois après la mise en oeuvre de la feuille de route. Imghi s’adressait à la délégation, constituée des responsables, entrepreneurs et médias, que le ministère de l’Equipement et du Transport a invitée pour se faire une idée de l’évolution des choses. Le groupe se trouvait alors au niveau de la nouvelle zone de contrôle technique, l’une des réalisations de la feuille de route. «C’est en soi une grande avancée», insiste Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport. Il cite deux raisons pour expliquer son avis. «Premièrement, la mise en place de cette zone permet de séparer le contrôle de la zone d’exploitation. D’un autre côté, l’instauration d’un mode de contrôle simultané permet pour la première fois de faire travailler ensemble douanes, services de contrôles sanitaires, et industriels». «Ce sont les douanes qui sont les chefs de file. L’absence d’un agent de contrôle n’entraîne plus le blocage de la mainlevée accordée à l’importateur pour récupérer sa marchandise», affirme Abdallah Arabane, directeur régional des douanes au port de Casablanca. Ce dernier avait une autre bonne nouvelle à annoncer: «La suppression pure et simple du visa de reconnaissance».Ce jeudi 5 mai, il n’y avait rien qui indiquait un quelconque engorgement. L’activité au niveau du port paraissait fluide.Les chiffres présentés plus tard au siège de la CGEM consolident ce constat. Pour le mois de mai, le délai de séjour était de 8,98 jours. C’est une énorme performance si l’on rappelle que ce délai était de 13,5 jours au deuxième semestre 2007 au moment de la crise. Le niveau d’activité, lui, n’a pas baissé. L’accroissement du trafic, jugé exceptionnel au deuxième semestre 2007, est aujourd’hui la règle. «Mais il ne faut pas crier victoire», tempère Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM. «Il ne faut surtout pas se relâcher», met-il en garde. Dans les ports similaires à celui de Casablanca, la moyenne est de 5 à 7 jours de séjour. «Cela n’empêche pas de regarder en face les résultats et de savourer la réussite. C’est aussi un moteur de motivation pour aller de l’avant», rétorque Karim Ghellab. A quoi est due cette nette amélioration? L’action a ciblé les goulots d’étranglement identifiés par la feuille de route. Cette dernière montre que les retards les plus importants se situent à deux niveaux. Le premier va du débarquement de la marchandise à sa prise en charge par l’opérateur portuaire. Pour le moment, Marsa Maroc assume, seul, cette fonction. A ce niveau, c’est l’importateur et ses partenaires (armateur, transitaire, banques, etc.) qui sont responsables des retards. Parfois, le propriétaire de la marchandise ne se manifeste pas. Lorsqu’il se manifeste, il a du mal à constituer un dossier recevable contenant la multitude de documents nécessaires. L’action au niveau de cette première étape a permis de ramener son délai de 6,86 jours au 2e semestre 2007 à 6,57 jours pour la période janvier-mai 2008. Au mois de mai plus précisément, ce délai était de 4,23 jours.L’étape de la visite technique est souvent citée par les opérateurs économiques comme étant le lieu de retard par excellence. Les contrôleurs ont visiblement fourni des efforts considérables puisque le délai de séjour de marchandise à leur niveau a été de 3,87 jours pour le mois de mai. Ce délai a été de 6,34 jours au 2e semestre 2007 et de 5,41 jours pour la période janvier-mai 2008. La mise en place de la nouvelle tarification a, pour sa part, accompli la mission dissuasive escomptée. Rappelons qu’elle est entrée en vigueur le 2 mai dernier. Au total, ce sont 15.000 containers réceptionnés ce mois-là. Plus de 55% des boîtes sont sorties du port dans le délai de franchise de 7 jours, soit exactement 8.426 containers.L’amélioration du délai de séjour a également un volet investissement très important. Entre autres, la mise en service par Marsa Maroc de 9 nouveaux chariots cavaliers, l’aménagement de deux zones de chargement de camions qui viennent s’ajouter à l’unique zone existante et la mise à disposition de 16 hectares supplémentaires d’aires de stockage.Quant aux autres chantiers de la feuille de route, la délégation a constaté l’avancement des travaux du terminal de Somaport. Ce dernier sera partiellement fonctionnel à partir de septembre prochain avant d’atteindre sa vitesse de croisière en fin d’année.Le troisième terminal est lui aussi en plein travaux. Il doit être fonctionnel en 2010. Mais avant cette date, l’on en connaîtra le concessionnaire en juin 2009 au plus tard. «Pour ce faire, un appel d’offres sera lancé les deux mois qui viennent», affirme Imghi de l’Agence national des ports. Il est également prévu la mise en place d’un port sec au niveau de Zenata. «A cet effet, 28 hectares sont en cours d’acquisition».Nabil TAOUFIK

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