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Economie

Port de Casablanca15 bateaux de céréales bloqués

Par L'Economiste | Edition N°:2585 Le 07/08/2007 | Partager

. La suppression des droits de compensassion tourne au vinaigre. Les importateurs payeront une taxe de 25.000 dollars/jourPOUR un banal manque de coordination administrative, une quinzaine de navires se retrouvent bloqués au port de Casablanca depuis le 1er août. En cause, les douaniers du port qui n’ont toujours pas reçu la notification de l’avis d’importation hors-taxe des céréales. La décision de suppression des droits compensatoires des importations de céréales, visant à atténuer les effets de la sécheresse, remonte à une quinzaine de jours. Face à l’indignation de certains opérateurs économiques, les minotiers en particulier, les douaniers restent de marbre. Non seulement ils ne sont pas au courant, en plus ils n’ont reçu aucune notification de Rabat. Le régulateur, l’Agence nationale des ports, qui se vantait, il y a quelques jours seulement, de la fluidité des traitements de marchandises dans les ports surtout à Casablanca doit se sentir petite dans ses souliers (cf. www.leconomiste.com).Les abords des quais ressemblent à un parking de bateaux. Quinze gros porteurs tanguent avec leur cargaison. Là encore, ce sont les importateurs, les minotiers pour la plupart, qui se retrouvent à payer des surestaries. Une sorte de taxe de stationnement de 25.000 dollars par jour et par navire (203.438,29 DH). Tout cela «à cause d’une bêtise administrative», se lamente l’un d’eux. Pour qui, le ministère des Affaires générales s’est mis d’accord avec l’ONICL (Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses) «pour goupiller à la hâte une décision aussi salutaire que la suppression des droits de compensation, mais sans se donner la peine de verrouiller pour s’assurer d’une bonne coordination». Excédés, plusieurs opérateurs économiques avaient joint par téléphone vendredi 4 août le directeur par intérim de l’Onicl (le titulaire étant en vacances) qui leur «avait promis de faire le nécessaire». Il avait même rassuré ses interlocuteurs qu’il était en négociation avec les douaniers. Au niveau du port de Casablanca, ces derniers ne veulent rien comprendre sans notification de Rabat. Un des chefs de bureau du port, joint par téléphone par L’Economiste, abonde dans le même sens: «Nous nous tenons aux textes et sans écrit, nous ne pouvons rien faire». Aux dires des professionnels de la minoterie, en dehors de l’Onicl, «les autres ministères concernés accordent peu d’intérêt à cette situation».Pour combien de temps encore la réduction ou suppression de certaines taxes brandies par Rachid Talbi Alami, ministre délégué chargé des Affaires économiques, continueront à faire leur effet? Le spectre de la hausse des prix des produits de base plane plus que jamais.


Réunion de sortie de crise

DE sources proches du ministère des Affaires générales, «une réunion de crise», regroupant les directeurs centraux de l’administration des douanes, de l’ONICL, des Affaires générales et du ministère de l’Agriculture, est prévue ce matin pour dénouer la situation. Les importateurs concernés portent peu d’espoir à ce genre de rencontre où peu de responsables sont présents pour raison de vacances estivales.Bachir THIAM

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