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Port: Bras de fer Offshore-Maroc/UMT

Par L'Economiste | Edition N°:1776 Le 26/05/2004 | Partager

. Les dockers affiliés à l’UMT contestent le licenciement d’un officier…. …et boycottent les navires remorqués par Offshore. La Marine marchande tente une conciliationBoycotter les bateaux remorqués par la société de remorquage Offshore-Maroc. Telle était la réponse de l’Union syndicale des travailleurs des ports au Maroc (USTPM) à ce qu’elle considère comme étant une suite de violations et atteintes aux libertés syndicales. Mais “la goutte qui a fait déborder le vase a été une décision de la société de débarquer un officier, membre du syndicat”, révèle une source syndicale.L’USTPM, affiliée à l’UMT et syndicat majoritaire au sein des ports du Royaume, a demandé, hier 25 mai, aux armateurs, agents maritimes et consignataires de boycotter tous les navires remorqués par Offshore. “Ceci ne portera pas préjudice à l’autre société de remorquage, SCRA”, soutient un délégué syndical de l’USTPM. Selon ce dernier, “même les armateurs qui ont l’habitude de travailler avec Offshore, étant avisés, vont se tourner vers la concurrence”. Bref, tout le tort sera supporté par Offshore. Selon le communiqué de l’USTPM, si une telle décision a été prise, c’est parce que la société de remorquage ne respecte ni le code maritime ni le cahier des charges de la direction des ports. Des faits démentis aussi bien par la société que par la direction de la Marine marchande. “Suite à des enquêtes effectuées par les chefs des quartiers maritimes, Offshore respecte parfaitement le code maritime qui veille sur la sécurité et du navire et du marin”, fait observer Azzeddine Diouri, directeur de la Marine marchande.Par ailleurs, c’est la suspension d’un officier qui est à l’origine de cette prise de position envers la société. “L’officier a refusé de signer les bons de remorquage entre les 10 et 17 mai 2004. Un travail qu’il effectuait depuis plus de 10 ans”, explique Brahim Yacoubi, administrateur de la société. En outre, “neuf mouvements non visés ont coûté à Offshore une perte de près de 132.000 DH en l’espace d’une semaine, étant donné que ces bons constituent pour la société la seule preuve de facturation”, ajoute-t-il. C’était certes la goutte qui a fait déborder le vase, mais l’officier en question “avait commis auparavant des actes indisciplinaires qui nuisaient à l’image de la société”, ajoute-t-il.Pour étayer ses propos, Yacoubi évoque les antécédents de l’officier relevés dans un rapport adressé par le Commandant du port de Jorf Lasfar à la direction générale d’Offshore. Et ce, afin de leur faire part d’un incident survenu en date du 16-02-2000. “Le capitaine, qui a refusé d’obtempérer aux injonctions de la capitainerie, a aussi lancé des propos vulgaires touchant à l’image de marque de l’autorité portuaire”, indique le rapport.Légalement, viser les bons retraçant les contrats de remorquage ne fait pas partie des responsabilités du commandant du navire. “Il s’agit certes d’une pratique courante. Mais, la non-validation des bons de remorquage par le commandant du remorqueur n’est pas une faute grave”, explique Diouri. Ainsi, “la société n’a pas le droit de suspendre l’officier à cause de ce refus”, ajoute-t-il. La direction de la Marine marchande n’est pas restée les bras croisés face à ce problème. Cette dernière a essayé de trouver un arrangement, mais en vain. Quoi qu’il en soit, cette grève, si elle a lieu, pénalisera un secteur qui se porte mal et dont la situation s’est aggravée vu la succession de nombreux arrêts observés ses derniers mois.


Une entremise échouée

Trouver une issue à ce problème. C’est l’objectif de la direction de la Marine marchande à travers les réunions rassemblant les deux parties, à savoir les représentants du syndicat et la société Offshore. De même, l’exécution du boycottage des navires a été reportée jusqu’à 12h, hier 25 mai. Une tentative de réconciliation qui n’a pas abouti. La société a refusé la proposition de la Marine marchande, qui consiste en la réintégration du capitaine licencié. “On a débarqué le capitaine non pas uniquement à cause de son refus de signer les bons de remorquage mais aussi parce qu’il a commis pas mal d’actes d’indisciplines. Et il continuera à le faire”, explique Yacoubi. Meryeme MOUJAB

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