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    Economie

    Politique sociale: Le plan d'action en faveur des femmes est adopté

    Par L'Economiste | Edition N°:468 Le 22/03/1999 | Partager

    · Création d'une Commission ministérielle permanente pour la femme
    · La commission examinera le plan dès cette semaine
    · Les mesures seront appliquées "en étroite collaboration" avec la Banque Mondiale


    Bousculade. C'est la première fois où une manifestation en faveur de la femme draine autant d'assistance. Vendredi dernier, plusieurs membres du gouvernement et plusieurs représentants de la société civile se sont donnés rendez-vous pour adopter le plan d'action pour l'intégration de la femme dans le processus du développement. Cette nouvelle stratégie s'inscrit dans le cadre de la préparation du Plan quinquennal 1999-2003.
    Concertation entre société civile et gouvernement et urgence d'application des décisions sont les expressions-clés qui ont été exaltées à travers les propos des assistants. La Princesse Lalla Fatima Zohra, présidente de l'Union Nationale des Femmes Marocaines, a ainsi exhorté les parties concernées à "opérer dans un cadre consensuel" pour mettre en place les dispositifs du plan. Ainsi, les nouvelles orientations du gouvernement seront concrétisées, selon M. Youssoufi lui même présent, par la création d'une commission ministérielle permanente chargée d'étudier la stratégie nationale en faveur de la femme.

    Urgence


    Le Premier ministre a annoncé également la prochaine constitution d'un mécanisme, qui comprendra plusieurs acteurs s'intéressant à la question de la femme et qui aura pour tâche de veiller à l'application de la Déclaration gouvernementale. Le nouveau mécanisme encadrera les commissions permanentes et régionales qui seront créées à cette fin.
    Les mesures urgent. M. Saïd Saâdi, secrétaire d'Etat chargé de la Protection Sociale, de la Famille et de l'Enfance a précisé que le plan adopté sera présenté dès la semaine prochaine à la Commission ministérielle avant de le soumettre au gouvernement. "Le gouvernement veillera sans nul doute dans le cadre du prochain Budget au renforcement de la lutte contre l'analphabétisme", a affirmé M. Saâdi. Cependant, "il faut admettre qu'il reste un long chemin à parcourir avant que les femmes ne jouissent pleinement d'un statut égal à celui dont jouissent les hommes", a déclaré M. Kamal Dervis, vice-président de la Banque Mondiale. M. Dervis a souligné, à cet effet, l'engagement de l'organisme international à travailler en "étroite collaboration" avec les pays membres et surtout avec les ONG féminines.
    Les femmes politiques avaient aussi leur mot à dire. "L'adoption du plan est une occasion pour évaluer les acquis de la femme marocaine", a souligné Mme Zoulikha Nasri, chargée de mission au Cabinet Royal. Selon Mme Aïcha Belarbi, secrétaire d'Etat chargée de la Coopération, "le traitement de la question de la femme doit être adapté aux spécificités de la société marocaine".


    Objectifs du plan


    La grand-messe des femmes a été l'occasion d'esquisser les objectifs prioritaires du plan. Elaborée sur toute une année, ce dernier repose sur quatre priorités: l'alphabétisation, la santé reproductive, l'intégration de la femme au développement économique et le renforcement de son pouvoir juridique et politique. Un arsenal de mesures juridiques a été ainsi prévu. Entre autres, la création d'un ministère chargé de la promotion des femmes (dahir-loi), la conception de la loi d'orientation du système éducatif selon "l'approche genre" (projet en cours), l'élévation de l'âge au mariage des filles à 18 ans (proposition de loi), la création des tribunaux de famille (proposition de loi) et l'intégration du concept de violence conjugale dans les articles 400 et 403 du statut du Code Pénal.


    Nadia LAMLILI

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