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    Economie

    Politique Maroc-Tunisie: L'accord de libre-échange signé

    Par L'Economiste | Edition N°:465 Le 17/03/1999 | Partager

    · La création de la zone de libre-échange avant le 31 décembre 2007

    · L'accord porte sur la libéralisation immédiate de 2.000 produits

    · Pourtant le dossier des droits de l'Homme en Tunisie reste toujours ouvert


    LA coopération entre le Maroc et la Tunisie vient de passer à la vitesse supérieure. En effet, un accord instituant une zone de libre-échange entre les deux a été signé hier au siège du Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MICA).
    La date limite de la mise en place de cette zone est fixée au 31 décembre 2007. L'accord qualifié de déterminant porte sur la libéralisation immédiate d'environ 2.000 produits. L'élaboration du démantèlement tarifaire sera progressive. Sur ce registre, les deux pays ont convenu d'instaurer des mesures tarifaires supérieures à celles prévues avec l'Union Européenne. La Tunisie et le Maroc sont tous les deux signataires d'accords d'association avec l'UE. Ce protocole paraphé hier par MM. Mondher Znaïdi, ministre du Commerce et son homologue marocain M. Alami Tazi, devra donner un véritable coup de fouet aux relations économiques bilatérales actuellement très modestes, puisque leur volume des échanges ne dépasse pas les 100 millions de Dollars (environ 1 milliard de DH) par an, avec un excédent commercial d'environ 15 millions de Dollars (150 millions de DH) pour le Maroc.
    Les deux ministres ont procédé également à la signature d'un protocole sur les certificats des règles d'origine.
    Avant d'arriver à cette signature, des réunions ont permis de déblayer le terrain. En effet, les grandes lignes de ces accords ont été déjà discutées lors de la réunion du conseil d'affaires maroco-tunisien tenue le 9 mars à Rabat.

    Consolider la complémentarité


    Les partenaires avaient par la même occasion procédé à la création de trois commissions chargées du commerce et des services, de la coopération- partenariat et du libre-échange.
    Le Président tunisien M. Zine El Abidine Ben Ali, en visite officielle au Maroc, a insisté sur l'importance d'un tel accord pour "la consolidation de la complémentarité et de l'interaction entre les deux pays". Sur le plan politique, les entretiens entre le Souverain et le Président tunisien ont été centrés sur les difficultés et les perspectives d'avenir de l'UMA. Sur ce registre, M. Ben Ali, dans un discours prononcé devant les parlementaires marocains mardi, a affirmé que la construction du Maghreb est un "choix stratégique" qu'il faut mener à terme. "Il est nécessaire de compléter cette construction en lui imprimant un souffle nouveau et en dynamisant ses structures", a déclaré le Président tunisien. Ce dernier a également rappelé son soutien au peuple palestinien et à son "droit à un Etat indépendant avec Al-Qods comme capitale".

    Il est à souligner que le passage du Président tunisien au Parlement ne faisait pas l'unanimité dans les milieux politiques marocains en raison de la situation détériorée des droits des l'Homme dans son pays. Pourtant, il est épargné par les critiques des pays occidentaux. Est-ce à dire que sa diplomatie est performante à ce point?
    En tout cas, un appel a été lancé pour la libération de M. Khémaïs Ksila, vice-président de la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l'Homme (LTDH) par quatre ONG marocaines. En effet, selon une dépêche de l'AFP, l'Association des Barreaux du Maroc (ABM), l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), le Comité de Défense des Droits de l'Homme (CDDH) et l'Organisation Marocaine des Droits d'Humains (OMDH) ont adressé un message au chef d'Etat tunisien lui demandant "la levée des mesures restreignant la liberté d'action de l'avocate Radia Nasraoui et de l'ensemble des défenseurs des droits de l'Homme en Tunisie y compris M. Ksila".

    Adil BOUKHIMA

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