×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Politique gouvernementale: Le doute dans les familles

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

Le gouvernement de M. Youssoufi a deux ministres flanqués chacun de deux aides-ministres pour s'occuper de l'Education. Mais ils n'ont pas convaincu l'opinion publique, surtout dans les familles pauvres.


L'état de grâce est fini pour la politique de l'éducation. L'opinion publique marocaine partage maintenant ses voix entre ceux qui n'ont pas vu "d'évolution" et ceux qui pensent au contraire qu'il y en a eu une: 40% pour chacun.
Pourtant, la question rappelait qu'il y a maintenant beaucoup de portefeuilles ministériels pour l'Education Nationale. M. Ismaïl Alaoui (PPS), le ministre en titre, a un ministre-délégué: M. Abdallah Saaf (PSD) pour l'enseignement secondaire et technique. M. Najib Zérouali (RNI), ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique, a un secrétaire d'Etat chargé de la Recherche Scientifique, M. Omar El Fassi (PPS). Par-dessus le marché, la question prenait soin de "donner du temps au temps" en évoquant une "évolution" de préférence un terme plus brutal comme "changement".

Et pourtant, ceux qui n'ont pas vu d'évolution sont exactement aussi nombreux que ceux qui en ont vu. Dans quelques villes, une majorité se dégage néanmoins pour noter l'évolution, voire un changement. Il s'agit de Khémisset (à 100% mais l'échantillon est petit), Marrakech, Meknès, Safi et Tanger. Les villes majoritairement déçues sont Casablanca (toujours rouspéteuse dans les enquêtes), Agadir, El Jadida, Béni-Mellal et Tétouan. Pas de déterminant géographique donc dans le jugement de l'action gouvernementale.
En revanche, il y a un petit déterminant socio-économique. Les familles moyennes et riches sont un peu plus confiantes que les familles pauvres.
A Casablanca, ce sont trois familles pauvres sur quatre qui considèrent qu'il n'y a pas eu d'évolution. Elles ne sont que deux familles sur trois, dans les quartiers moyens et riches, à considérer qu'il n'y a pas eu d'évolution.
Pourtant, un des mots d'ordre du gouvernement était de réformer l'éducation pour en faire un meilleur instrument de lutte contre la pauvreté...

Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc