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    Economie

    Politique énergétique: Ce qui va changer

    Par L'Economiste | Edition N°:2392 Le 01/11/2006 | Partager

    . Bouquet énergétique: la part du gaz naturel et des énergies renouvelables portée à 30% en 2012. Recherche pétrolière: plus de moyens pour l’OnhymLa réflexion sur la politique énergétique change d’orientation. Elle sera axée sur la diversification des sources d’approvisionnement. Dans un pays dépendant à hauteur de 95% de l’extérieur en matière d’énergie, avec une part de 62% pour le pétrole, ce changement s’impose. Le débat national sur l’énergie (30 octobre à Skhirate) a renseigné sur les nouvelles pistes. L’accent sera d’abord mis sur le gaz naturel comme étant une alternative efficace, peu coûteuse et propre. Limitée à moins de 3%, la part impartie à cette ressource dans le bouquet énergétique passera à 20% à l’horizon 2012. Celle du pétrole sera ainsi contenue dans un ordre de 46%. L’élaboration d’un code gazier a été finalisée pour atteindre cet objectif. «Ce projet de loi sera discuté prochainement en Conseil de gouvernement», a affirmé le ministre de l’Energie, Mohamed Boutaleb. Un projet de taille est également en vue pour dynamiser le secteur gazier. Il s’agit d’un terminal GNL, avec une capacité de 3 milliards de m3 de gaz naturel par année. Initié par le Groupe Akwa, le lancement de ce projet est prévu pour 2007. Il nécessitera un investissement global de 1,2 milliard de dollars (près de 10 milliards de DH). Sa mise en service est attendue dans un délai de 4 à 5 ans. Reste le choix du port devant recevoir cette structure. Les initiateurs du projet hésitent entre les ports de Tanger, Mohammédia et Jorf Lasfar. «La réussite de ce projet dépend aussi de la neutralité fiscale de l’Etat», a déclaré Rachid Idrissi, directeur général du pôle Gaz au sein d’Akwa.Autre alternative qui fait son chemin, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Là encore, un projet de loi est en préparation. L’objectif est également de porter la part des énergies renouvelables à 20% dans la production de l’électricité et à 10% dans le bouquet énergétique global. La libéralisation du secteur de l’électricité s’impose également comme un choix incontournable. Deux annonces-phares ont été faites. La première est le passage à 50 MW pour les autoproducteurs, contre 10 MW actuellement. La seconde est l’offre de service de l’ONE pour le transport de l’excédent de l’électricité enregistré par les autoproducteurs vers d’autres sites (voir détails dans papier ci-contre). La dynamisation de l’existant était au menu, notamment en recherche et exploration pétrolière. A la recommandation formulée de doter l’Onhym de plus de moyens financiers et humains s’ajoutent l’activation de la prospection du pétrole extrait de schistes bitumineux. La hausse enregistrée en matière de prix du pétrole rend l’exploration de cette piste viable économiquement. Et le Maroc dispose d’importantes réserves d’huile contenues dans les schistes bitumineux. On compte environ 50 milliards de barils pour les sites de Timahdit et Tarfaya. La mise en place d’un cadre juridique incitatif et d’un code spécifique à ce secteur est en cours. Le projet-pilote mené par l’ONE pour la production de l’électricité à Tarfaya gagne à être dupliqué. Importants, ces projets restent éparpillés. Une mise en cohérence de ces initiatives s’impose. Un point relevé comme étant une des principales recommandations du débat de Skhirate, notamment par l’élaboration d’une stratégie nouvelle, globale et largement diffusée.Tarik QATTAB

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