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    Politique

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    Par L'Economiste | Edition N°:2355 Le 06/09/2006 | Partager

    . Campagne électorale: A chacun sa méthodeLes journaux ont pris les couleurs de la campagne électorale pour le renouvellement du tiers des Conseillers. Depuis lundi, ils réservent des espaces entiers à l’événement: photos des candidats et autres slogans de campagne. L’Istiqlal fait dans le discours traditionnel. Slogans et appels au vote sont distillés dans le journal Al Alam. La démarche est un peu plus nuancée chez l’USFP. La tâche est confiée aux journalistes de décliner les slogans en articles publiés sur Libération. Al Ittihad Al Ichtiraki choisit de donner la parole aux candidats. Idem pour le PPS avec une différence toutefois: ses candidats font de la transparence du scrutin un argument de campagne. La tête de liste de l’UMT a trouvé un autre moyen pour communiquer. Il est sollicité par un quotidien pour commenter la hausse des prix. . Deuxième chambre: Les adeptes de la suppression«La deuxième chambre n’a plus lieu d’être». Un énième plaidoyer pour la suppression pure et simple de la Chambre des conseillers qui vient de la bouche du S.G. du Parti socialiste unifié. Mohamed Moujahid estime que le contexte qui avait prévalu à la création de cette instance est aujourd’hui dépassé et qu’il faut revenir à un système monocaméral. Pour Moujahid, la deuxième chambre «constitue un frein au bon déroulement de l’action législative». Les appels se multiplient par ailleurs, et se font de plus en plus insistants à ce sujet. L’USFP revient à un discours ancien. Celui-là même que partageait le PPS au sujet de cette instance législative. En filigrane, il faut y voir la volonté aujourd’hui de plus en plus répandue au sujet d’une réforme constitutionnelle. . Université d’été du PPS: Les élections au menuLes camarades du PPS (Parti du progrès et du socialisme) sont en conclave à Bouznika depuis lundi. Ils se retrouvent pour leur rendez-vous habituel d’université d’été. Une rencontre studieuse qui réunit les cadres du parti pour un débat ouvert. Au menu, cette année: les élections. Le thème est retourné sur tous les côtés et les spécialistes du parti apportent leur analyse des lois et des pratiques. Le forum est également l’occasion de rappeler des positions. Comme celle, favorable à la redynamisation de la Koutla. Ismaïl Alaoui, défenseur inlassable de ce projet, a été derrière sa remise actuelle au goût du jour.. Forum: Le PJD sonne la mobilisationAprès le forum des jeunes, celui des moins jeunes. Le PJD réunit ses cadres à Rabat. L’objet, une université d’été dans l’air du temps. Le rendez-vous a les allures d’un meeting électoral. Un seul mot d’ordre: la «mobilisation générale pour la réussite des prochaines échéances». C’est le thème de la rencontre qui se déroule sous formes d’ateliers thématiques. Le PJD a de la méthode. «Les mécanismes pour combattre la corruption dans les élections», «la charte des électeurs» et «les modes de choix des candidats». Ce sont les sujets fixés pour le débat. Les pjdistes ont, par ailleurs, la fibre féminine cette session. Ils planchent sur «les moyens devant dynamiser l’action féminine». . Manuels scolaires: Le PJD se fait l’avocat du MEN!Titre en gros caractère barrant la manchette de Une et une pleine page de texte! Le journal «Attajdid» n’a pas fait dans l’économie d’espace pour répondre au dossier publié par notre journal au sujet des manuels scolaires (l’Economiste n°2351 du 31/8/2006). Le journal du PJD n’y va pas de main morte pour fustiger le travail fait par notre journal. L’Economiste est diabolisé et accusé de s’attaquer à l’éducation islamique. Rien que cela! Attajdid est pourtant à court d’arguments. Mieux encore, par son soi-disant analyse, il ne fait que renforcer l’analyse de L’Economiste. Exemple: l’image du serpent sortant de la bouche de l’enfant. Attajdid nous révèle qu’il s’agit d’un moyen visant à inciter les enfants à bannir le mensonge. Il illustre le propos par un vers de poésie disant que la langue est un serpent et qu’il faut s’en méfier. C’est encore plus grave que «l’apologie du châtiment et de la peur de l’au-delà» (aâdab al kabr) qui terrorise les petits écoliers. Il y a des moyens hautement plus pédagogiques et efficaces pour inculquer aux enfants les vertus de la vérité et de la transparence. L’Economiste a bien analysé une vingtaine de manuels et spécifié dans son article que la majorité a été épurée, suite aux pressions de la société civile et notamment des rapports des ONG dont parle Attajdid. Et s’il ne subsistait qu’un manuel où il y avait des dérapages, L’Economiste se devait de le signaler. Cela fait partie de son travail.La démarche d’Attajdid surprend pourtant: le journal se pose en avocat du ministère de l’Education nationale! Un département, dirigé par un socialiste! L’USFP n’est-elle pas «l’ennemi politique numéro Un du PJD? «. Pourquoi alors la défendre en pleine période de bataille électorale? A moins que l’attitude d’Attajdid ne cache d’autres objectifs... . Délégation: Les Istiqlaliens en ChineUne délégation du Parti de l’Istiqlal effectue, depuis dimanche dernier, une visite en Chine à l’invitation du Parti communiste chinois (PCC). C’est ce que rapporte la presse du parti. En pleine campagne électorale pour le renouvellement du tiers des conseillers, les militants de l’Istiqlal ont pris l’initiative d’aller voir ce qui se passe dans l’empire du Milieu. Courtoisie oblige. La visite, apprend-on de même source, se poursuivra jusqu’au 15 septembre. Elle «s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre les deux partis amis». Il est vrai que l’Istiqlal, pourtant connu pour être un parti conservateur, côtoie des «socialistes» et des «communistes» au sein de la Koutla.. Corruption électorale: La loi punit la délation mensongère«L’élu tel a vendu un lopin de terrain pour financer sa campagne électorale, l’autre a promis d’acheter des voitures aux électeurs, l’autre encore fait sa spéculation en dehors des frontières». Les informations du genre se multiplient en ces temps de campagne électorale pour le renouvellement du tiers sortant de la Chambre des conseillers. Quel crédit donner à ces informations, surtout lorsqu’elle émanent d’une partie contre une partie adverse, les deux étant concernées par le scrutin. La corruption est un phénomène difficile à vérifier. Il faut des preuves. C’est d’ailleurs ce qu’a bien expliqué le ministre de l’Intérieur. Mais, faut-il s’arrêter devant ce constat? Il faut agir certes. La loi est claire qui punit celui qui se rend témoin d’un acte de corruption et n’en informe pas les autorités. La délation est ainsi encouragée. Mais dans le cas seulement où les faits sont vérifiés. Dans le cas contraire, la loi sévit également. Elle punit toute délation fausse qui n’a d’autre objectif que de nuire à la partie mise en cause. C’est utile de le savoir.

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