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    Politique

    Polémique USFP/MUR: C’est quoi un bon festival?

    Par L'Economiste | Edition N°:2096 Le 29/08/2005 | Partager

    . Animation assurée sur les colonnes d’Attajdid et Al Ittihad Al Ichtiraki. «On utilise le 16 mai pour nous empêcher de parler», dixit le MUR. Un festival sans alcool et sans déliquescence!EN cette saison des festivals, les islamistes du Mouvement Unité et Réforme (MUR) font de l’animation. Leur attaque frontale et soutenue contre ce qu’ils appellent «dépravation et atteinte aux bonnes mœurs» dans les festivals, a choqué plus d’un, mais il n’en reste pas moins qu’elle suscite le débat. Pour l’instant, Al Ittihad Al Ichtiraki, porte-parole de l’USFP, est le deuxième acteur de ce débat. Où sont les autres partis politiques?Les festivals font partie du nouveau visage du Maroc. Or, les visions du MUR et de l’USFP sont contradictoires quant à l’organisation et le déroulement de ces manifestations. Le chef du MUR, Mohamed El Hamdaoui, souligne que son mouvement n’est pas contre les festivals mais contre «les scènes d’ébriété et de dégradation des mœurs». Au nom de la morale, «il demande que les festivals soient conformes aux principes religieux». Abdelhamid Jmahri, membre du Conseil national de l’USFP, défend le droit à tous au spectacle. C’est un sondage du journal Ittihadi, sur les volets les plus appréciés dans les festivals, qui a déclenché l’accrochage. Vendredi dernier, Attajdid est revenu à la charge. Sa Une dénonce la participation de groupes musicaux «sionistes» à un festival à Chtouka Aït Baha. «Et alors! nous avons toujours été contre la normalisation avec Israël et fidèles à la cause palestinienne», se défend El Hamdaoui. Quant à la Une d’Al Ittihad Al Ichtiraki du même jour, elle consacre son long éditorial à la défense du principe de la liberté et l’opposition à toute forme d’embrigadement idéologique. Le journal en profite pour rappeler, à qui l’aurait oublié, sa lutte historique pour défendre la liberté des Marocains. Les socialistes considèrent que les islamistes utilisent le discours «moralisateur» pour faire de la politique. Dans sa dénonciation, le MUR dit avoir toujours défendu ses principes publiquement. «Encore une fois, nous ne sommes pas contre l’USFP ni contre son ministre Mohamed El Achâari. En tant qu’ONG, nous formulons des conseils à qui veut les entendre», avance El Hamdaoui. C’est une ONG et non pas le noyau dur du PJD qui parle. De quoi irriter encore plus l’USFP qui voit des enjeux politiques partout. Pour lui, certains islamistes «ont repris du poil de la bête» après le profil bas qu’ils avaient adopté suite aux événements du 16 mai. «Les gentils barbus» sont-ils en train de recouvrer leur vigueur d’antan, celle des années 70, avec la Chabiba Islamiya, comme le laissent croire les socialistes?C’est peut-être trop dire car beaucoup de choses ont changé depuis. Mais en fait, les islamistes ont-ils jamais perdu leur vigueur? Le tsunami a été une des sorties récentes les plus tapageuses des amis de Abdellah Benkirane, directeur d’Attajdid. Le même Benkirane est une des têtes pensantes du MUR. Les MURistes disent avoir toujours formulé leurs observations publiquement et indépendamment des considérations électoralistes. «Je ne comprends pas. A chaque fois qu’on dénonce quelque chose, on nous traite de wahhabistes intégristes. Il est inadmissible qu’on utilise le 16 mai pour nous empêcher de parler. Je vous rappelle que d’autres responsables avaient condamné l’atteinte aux bonnes mœurs dans certains festivals. Nous ne sommes pas les seuls», tempête El Hamdaoui. Alors, qu’est-ce un bon festival pour nos islamistes? «C’est un festival sans alcool et sans déliquescence», répond-on. Traduisez: Pas de festival du tout. Car il serait très difficile de donner un sens concret à la déliquescence. Ces manifestations attirent les touristes et favorisent le développement de beaucoup d’activités culturelles. Que feront les islamistes (ou plutôt les MURistes qui demeurent, il faut le rappeler, membres du PJD), si jamais ils accèdent au gouvernement? Vont-ils interdire les spectacles des chanteuses libanaises sous prétexte qu’elles encouragent la dépravation? Fermer les lieux qui disposent de débits de boissons? Empêcher ces immenses foules d’avoir droit au spectacle? Les journaux Attajdid et Al Ittihad Al Ichtirakui n’en sont pas à leur premier affrontement. En 2001, ils se sont livré bataille concernant la vente des cassettes de propagande islamiste en face des mosquées et l’utilisation du fonds de la Fondation «Itilaf Al Khair», géré par le tonitruant Al Mokrii Abou Zaïd pour le compte de l’imam Youssef Al Qaradaoui. Cette bataille risque de s’amplifier à l’approche des élections de 2007. Entre-temps, le MUR continue d’animer une scène politique moribonde. Occupés à faire la guerre en interne (RNI, Istiqlal..), les partis politiques sont absents de la scène publique. Et dire que tout ce tapage a commencé par le concert d’une chanteuse libanaise: Nancy Ajram arrête de nous aguicher!Nadia LAMLILI

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