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Polémique autour du vaccin Engerix.B

Par L'Economiste | Edition N°:2125 Le 07/10/2005 | Partager

. Un enfant paralysé après un vaccin contre l’hépatite B. Depuis 5 ans, sa famille mène bataille pour faire juger le laboratoire fabriquant Voilà un procès qui pourrait relancer le débat sur le risque que présente le vaccin contre l’hépatite B, «Engerix.B». Tout a commencé le 4 février 2000. Achraf, deux ans, est dans un état de santé jugé excellent par les médecins, mais ses parents jugent nécessaire de le vacciner contre l’hépatite B, vu la prévalence de cette maladie au Maroc. Achraf est alors conduit au dispensaire «La pépinière Derb El Youssoufia». Sur place, une infirmière se charge de lui administrer le vaccin Engerix.B. Deux jours après, soit le 6 février 2000, la famille Diouane se réveille sur les cris du petit Achraf. Son père se rappelle cette triste matinée. «J’ai été réveillé par les pleurs de mon fils. Il me semblait qu’il perdait sa voix en pleurant. Ses cris se changeaient en gémissements», raconte le père Diouane. Achraf est alors conduit à l’hôpital Ibn Rochd, service pédiatrique, et passe plus de trois mois en réanimation et sous respiration artificielle. Le docteur Laraki, chef du service réanimation, ausculte l’enfant et conclut à une paralysie «pouvant être causée par le vaccin Engerix.B». Le père d’Achraf portera plainte le 4 avril de la même année, contre la société SmithKline Beecham Maroc et son représentant légal, Ali Sedrati. Le procureur décide, après quelques mois d’enquête, d’enclencher l’action publique contre SmithKline Beecham et l’infirmière qui a administré le vaccin à Achraf. L’instruction se base sur l’article 433 du code pénal. «Quiconque par maladresse, imprudence, inattention (…) cause involontairement des blessures, coups ou maladies entraînant une incapacité de travail personnel de plus de six jours est puni de l’emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de 120 à 500 DH (…)». Contacté par L’Economiste, Ali Sedrati, représentant légal de SmithKline Beecham, préfère ne pas se prononcer tant que la justice n’a pas encore tranché.Quatre expertises médicales sont réalisées, mais seule la dernière apporte une réponse claire et sans équivoque. Celle effectuée par le professeur Saïd Louahlia, ex-directeur de l’institut de médecine légale Ibn Rochd, qui exerce actuellement au Canada. Louahlia, dont la compétence est reconnue au niveau national et international, rend ses conclusions au tribunal de première instance de Casablanca le 24 mars 2002. Il s’agit d’une encéphalopathie post-vaccinale. Il établit clairement un lien de causalité direct entre le vaccin et l’encéphalopathie. Le spécialiste évalue l’incapacité permanente partielle à 100%. Outre l’expertise médicale, la défense d’Achraf compte sur le prospectus du vaccin Engerix.B pour nourrissons et enfants, pour prouver la responsabilité de la société. «Il est clairement indiqué sur le prospectus que ce vaccin peut avoir des effets indésirables tels que la paralysie ou la neuropathie, y compris le syndrome de Guillain Barré, qui a affecté Achraf. Comment peut on mettre sur le marché un produit qui présente un aussi grand danger?», fait mine de s’interroger le père Diouane. Ce dernier s’est constitué partie civile et réclame à la société, SmithKline Beecham Maroc, le paiement de 7 millions de DH en réparation du préjudice matériel causé par l’incapacité à 100% du petit Achraf et du besoin permanent d’une personne pour l’assister. La famille réclame également la réparation du préjudice moral «surtout qu’Achraf est enfant unique», (3 millions de DH). Lors de la séance du 3 octobre dernier, deux des quatre médecins ayant réalisé les expertises médicales n’ont pas jugé utile d’assister à l’audience. Le juge a condamné les deux médecins absents à payer une amende de 1.200 DH chacun et a réclamé au parquet de produire à leur encontre un mandat d’amener pour la prochaine séance. La famille Diouane s’attend à ce que la Cour rende sa sentence le 10 octobre.


Le cas français

REVAHB sont les initiales de «Réseau Vaccin Hépatite B». Cette association a été créée en France en février 1997 par des personnes atteintes d’effets secondaires graves apparus des suites d’une vaccination contre l’hépatite B.L’objectif premier de l’association est de faire reconnaître la réalité des effets indésirables du vaccin et de les quantifier. En attendant d’avoir des résultats précis, ses membres demandent l’application du principe de précaution avec une approche individualisée et médicale du geste vaccinal.Les principales affections recensées au sein du REVAHB sont des maladies neurologiques (60%). Les SEP (scléroses en plaques) représentent bien sûr l’éventualité la plus fréquente (plus du tiers des victimes). D’autres maladies neurologiques plus rares sont aussi recensées. Grâce au REVAHB, la commission d’experts de la Direction générale de la santé française a commencé à reconnaître et à indemniser financièrement une centaine de victimes présentant soit une SEP, soit une maladie auto-immune post-vaccinale survenue après une vaccination obligatoire réalisée dans un cadre professionnel, et après établissement d’un lien de causalité. Naoufal BELGHAZI

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