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Plus les parents sont riches, moins ils sont contents

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

Quand ils voient les résultats scolaires de leurs enfants, les parents sont plutôt satisfaits. Quant à l'insatisfaction, elle semble proportionnelle aux niveaux scolaire et financier des parents.


C'est la deuxième fois qu'une enquête sur l'enseignement vient contredire la rumeur générale: les parents sont globalement satisfaits.
Ils sont 61% à considérer que, "vu les résultats de leurs enfants", l'enseignement est moyennement satisfaisant et 12% à le trouver "très satisfaisant". Ce qui donne 73% de parents globalement satisfaits.
Pour la première fois, deux enquêtes de L'Economiste permettent de comparer les résultats. Il y a dix-huit mois, au printemps 1997, une très grande enquête avait été menée sur un millier de familles.
En avril 1997, 18% des parents trouvaient l'Education Nationale "très bien", tandis que 39% lui donnait la note "plutôt bien". En dix-huit mois, le niveau de satisfaction a augmenté, grignotant la part des indécis plutôt que celle des mécontents. En effet, ces derniers sont 27% aujourd'hui contre 31% il y a dix-huit mois.

Le jugement sur l'enseignement est variable d'une ville à l'autre. A Marrakech, près d'une famille sur trois est "très satisfaite". C'est le record national devant Settat. Au contraire, Fès et Meknès ne sont pas contentes, à raison d'une famille sur deux, ce qui est presque le double de la moyenne nationale. Qu'est-ce qui ne va pas dans ces académies pour qu'elles se détachent aussi fort?
Rabat aussi porte des jugements plus sévères que la moyenne nationale, au point de se retrouver devant Casablanca. Peut-être parce que Rabat a un niveau culturel moyen plus élevé qu'ailleurs, ce qui rendrait les parents plus exigeants?
Un élément tend à accréditer cette hypothèse: lorsque l'on croise les jugements avec les catégories professionnelles des personnes interrogées, il ressort nettement que le mécontentement est proportio-nnel avec le niveau intellectuel des parents.

En revanche, le niveau financier de la famille conditionne presque le niveau de satisfaction. Plus les familles sont riches, moins elles sont contentes. Constat tout à fait cohérent avec la préférence généralisée pour l'enseignement privé, mais qui donne aussi du corps à l'idée de la paupérisation de l'enseignement.
L'enquête pousse aussi le questionnaire vers les causes de l'insatisfaction. En premier lieu, viennent les programmes et les méthodes d'enseignement. Aux yeux des parents mécontents, les méthodes sont dépassées et les programmes sont trop chargés. Seulement quatre personnes sur tout l'échantillon de Télémark System pensent à mettre en cause l'éducation donnée par les parents (peut-être sont-ce des enseignants...?) En revanche, quelques parents, mais pas beaucoup (17), trouvent que la responsabilité des enseignants est en jeu. Enfin, cinq parents pensent que c'est la faute des jeunes s'ils n'ont pas de bons résultats. Peut-être qu'il y a des fessées qui se sont perdues...

Nadia SALAH

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