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Economie

Plus de contrôle pour contrer la spéculation

Par L'Economiste | Edition N°:2748 Le 03/04/2008 | Partager

. Réforme de la Caisse, relance du Conseil de la concurrence…. Des mesures-chocs ou simple effet d’annonce?AUJOURD’HUI plus que jamais, la Caisse de compensation a besoin d’une chirurgie au lieu d’un lifting. Car «même la plus belle femme au monde ne peut offrir que ce qu’elle a».Entre 2002 et 2008, son budget a été multiplié par cinq. Et les projections annoncent des chiffres proches de 30 milliards de DH, si la spirale de la hausse continue d’enflammer matières premières et produits pétroliers. Des subventions astronomiques qui ne profitent pourtant pas aux foyers démunis. C’est l’une des défaillances qui émaillent le fonctionnement de la Caisse de compensation. En attendant les réformes, des mesures dites «d’urgence» sont préconisées. La première d’entre elles est la mise en place d’une cellule de veille pour suivre le cours des prix et le ravitaillement du marché. Parmi les autres mesures préconisées, le renforcement des brigades de contrôle aussi bien des prix des produits subventionnés (sucre, blé tendre…) que des sociétés bénéficiaires. Le but est de freiner la spéculation en multipliant les garde-fous de la transformation à la commercialisation des produits. Une coordination des contrôles au niveau national va être enclenchée. La charpente juridique de la Caisse de compensation est également en ligne de mire. La loi n° 1-74-403, qui soufflera sa 31e bougie en septembre prochain, va être remodelée. La liste compte quelques points-clés: améliorer les mécanismes, mettre à jour le fonctionnement par rapport à l’évolution des dépenses, réviser la grille tarifaire des produits subventionnés. L’autre volet des propositions vise à développer le système de suivi des produits subventionnés. Réduire la dépendance économique par rapport aux marchés internationaux est également envisagé. Pour y parvenir, la filière des céréales et des plantes sucrières ainsi que le secteur énergétique vont faire l’objet d’une réforme. Le renforcement des capacités de stokage des matières premières et la constitution des stocks de blé figurent également sur la feuille de route. A noter qu’entre janvier 2006 et février 2008, les prix à l’international des graines oléagineuses et huiles végétales ont grimpé de 105%. Et qu’à partir de 2005 jusqu’à mars dernier, les cours du blé dur ont augmenté de 240%! Sur le plan national, les prix de ces produits ont respectivement crû de 70 et 62%. De quoi faire passer des nuits blanches au gouvernement Fassi. Quoi qu’il en soit, «l’effort de subvention, tous produits confondus, a permis de maîtriser le taux d’inflation à 2,1%», indique le ministre des Affaires économiques. En tout cas, la conjoncture demeure particulièrement difficile. Le consommateur constate au quotidien l’érosion de son pouvoir d’achat. Là aussi, le gouvernement a fait le voeu de créer un observatoire des prix et réveiller le fameux Conseil de la concurrence. Il faudra également s’attendre à ce que le code de la consommation soit finalement adopté. Espérons que le gouvernement ira jusqu’au bout!Faiçal FAQUIHI

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