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Economie

«Plus de 100 projets de voiries en chantier»
Entretien avec Mohamed KABBAJ, wali du Grand Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:2887 Le 23/10/2008 | Partager

. «Symbiose» avec Sajid. Encourager l’usage du transport public Mohamed Kabbaj, wali du Grand Casablanca, est enfin sorti de sa réserve. Dans l’entretien qu’il a accordé, hier à L’Economiste, il s’explique sur ses rapports avec le président du Conseil de la ville, Mohamed Sajid, et sur les grands chantiers de la métropole. Kabbaj reste optimiste quant à l’avenir de la capitale économique. - L’Economiste: Nous entendons souvent que vos rapports avec le président du Conseil de la ville, Mohamed Sajid, ne sont pas à proprement parler bons. Est-ce vrai?- Mohamed Kabbaj: Ce sont des rapports institutionnels et dans ce sens chacun joue son rôle pleinement. La base de nos relations est le respect des compétences de chacun. Les compétences du président du Conseil de la ville sont connues, car délimitées par la Charte communale. Et tout un chacun respecte ses prérogatives. Mais, au-delà des délimitations réglementaires des champs d’action respectifs, les synergies, la coopération mutuelle et le dialogue permanent sont la clé de la résolution des problèmes. - Peut-on dire qu’il y a de réelles synergies?- Nous travaillons de concert avec les Conseils de la région, de la préfecture et de la commune afin de dégager une vision unanime pour Casablanca que ce soit pour le tourisme, l’urbanisme, les grands projets ou encore l’orientation économique à donner à une ville appelée à s’inscrire dans la compétition internationale. - La presse affirme quand même que les rapports ne sont pas pour autant au beau fixe.- Je veux dire une chose: en général il se peut que des journalistes quand ils traitent une information, ont tendance à l’interpréter chacun à sa façon. Ce sont ces interprétations qui parfois déforment l’information de base. Mais, à vrai dire, je n’ai jamais senti une tension dans mes relations avec le président de la ville. Depuis ma nomination à Casablanca, nos relations n’ont jamais été tendues; nous travaillons dans une parfaite symbiose. - Pourtant, quand vous vous êtes réunis avec les présidents des arrondissements en l’absence du président du Conseil de la ville, ce dernier n’a pas du tout été content et avait pris votre initiative comme un empiétement sur ses prérogatives.- Cela s’est produit juste quelques temps après ma nomination. Mon idée était que l’unité de la ville est une nouvelle organisation et la question du rôle des arrondissements s’est posée. Surtout que les présidents des arrondissements n’ont pas la même interprétation de la charte que le Conseil de la ville. Alors, je me suis réuni avec les présidents d’arrondissement pour savoir comment ils voyaient l’unité de la ville. J’étais même pour l’idée d’une réflexion collective entre les arrondissements et le Conseil de la ville pour dégager une même compréhension de la charte. Et ce, pour éviter des applications différentes pour une même loi qui est la Charte communale. Le président de la commune a vu que ce n’était pas le moment opportun car l’expérience venait de démarrer. En tout cas, mon idée était de faciliter autant que possible les rapports villes/arrondissements. Ma règle de conduite est de faire toujours ce qui est dans l’intérêt des citoyens et je mets toujours de côté les considérations personnelles. Et l’une des écailles qui menacent l’intérêt des citoyens se trouvent être justement les rapports antinomiques entre les responsables d’une ville. Car il y va de la lourdeur dans l’avancement d’une ville. Cela étant, mes rapports avec les présidents des Conseils sont bons. Il se peut que nous ayons des divergences de points de vue sur telle ou telle question mais on parvient toujours à se mettre d’accord. - Avec cette saison pluviale généreuse, apparemment les infrastructures de la ville sont dépassées?- Dans toutes les villes du monde, quand la pluviométrie dépasse la moyenne, des problèmes surviennent. Car de tout temps, la réalisation des infrastructures se fait selon divers paramètres. Ces paramètres ne sont pas pris dans leur niveau maximal, et donc tout événement ou phénomène qui dépasse ces niveaux peut entraîner quelques désagréments. Il faut aussi prendre en compte des problèmes dont les citoyens sont responsables comme par exemple de ne pas construire son logement ou l’entretenir dans les règles de l’art. Les réseaux d’assainissement sont soumis périodiquement aux opérations de curage. Mais il y a des gens qui y jettent n’importe quoi, alors avec le temps les canalisations se bouchent et des refoulements des eaux usées surviennent. Il y a aussi une autre cause: des quartiers entiers ont été bâtis sans respect des normes par des professionnels de l’habitat clandestin qui construisent souvent pendant la nuit. Nous les surveillons en permanence pour les en dissuader. En général, à Casablanca, il n’ y a plus de grands dégâts à cause des intempéries.- Le quartier Moulay Rachid n’a rien de clandestin, c’est un lotissement qui a été autorisé en bonne et due forme. Et pourtant, des dégâts y ont été enregistrés!- J’ai dépêché une commission qui m’a présenté un rapport. Ce ne sont pas les immeubles qui ont été fissurés mais la voie publique. Ce qui est arrivé, c’est que les canalisations d’assainissement ont été obstruées. Ce qui s’est répercuté sur la voirie. Le rapport technique démontre qu’il n’y a pas de danger à craindre. - Qu’en est-il de l’opération de transfert des habitants des Carrières centrales vers Lahraouiyine?- Les travaux avancent très bien. Et à voir le rythme d’avancement du chantier, le projet sera entièrement finalisé avant la date prévue. Il sera fin prêt avant l’été 2009. - Autre point noir dans la métropole: la circulation. Que prévoit-on pour en diminuer la congestion?- Le problème de la circulation à Casablanca est que le nombre de voitures ne cesse d’augmenter vertigineusement alors que l’usage de la voirie ne peut être optimisé au-delà d’une certaine limite. Surtout dans le centre-ville, il est difficile de pouvoir construire de nouvelles voies. D’ailleurs, c’est un phénomène propre à toutes les villes métropoles de par le monde; il y a même des villes qui instaurent une sorte de vignette dont il faut s’acquitter pour accéder au centre d’une ville. A Casablanca actuellement, le parc automobile compte 300.000 voitures et les prévisions les estiment à 1,2 million en 2020. La solution ne peut être que l’encouragement de l’usage du transport public. SM le Roi a justement entouré de sa grande attention l’avancement du projet du tramway à Casablanca. Sans le recours au transport public, il sera difficile de gagner le pari de la circulation même avec les ouvrages d’art que nous construisons un peu partout et la percée de nouvelles voies.Il y en a même ceux qui disent que ces solutions techniques vont davantage encourager les gens à acquérir de plus en plus de voitures personnelles. L’étude du Plan de déplacement urbain (PDU) a donné de bonnes conclusions pour résoudre le problème des déplacements et de la mobilité. Il faut rappeler que de gros investissements ont été consentis sur le plan des infrastructures.- A propos des divers chantiers, l’impression qui se dégage est que le rythme d’exécution est lent. Qu’en pensez-vous?- Dans les villes, c’est toujours le cas. Pour la simple raison que là où nous démarrons les travaux, il faut compter avec d’autres supplémentaires liés au déplacement de réseaux souterrains (assainissement, téléphone, eau et électricité). Il faut donc convaincre les opérateurs de s’associer à la tâche. Parfois, dans leur plan d’investissement, il se peut qu’ils n’aient pas de prévisions budgétaires supplémentaires pour ce genre de travaux. Par contre, à l’extérieur des villes, les chantiers avancent souvent à une cadence plus rapide. Autre source de lenteur, les procédures administratives. Imaginez que parfois un projet qui a été adjugé mais que l’approbation tarde à lui être accordée, l’adjudicataire peut même demander la résiliation du contrat du marché public. Et pour cause, entre temps les prix des matières premières ont augmenté et ses calculs sont tombés à l’eau. Nous sommes alors contraints de procéder à un autre appel d’offres. J’ai demandé au Conseil de la ville de mettre des coordinateurs de projets pour pouvoir veiller à la bonne exécution d’une part et d’accélérer le rythme d’exécution d’autre part. En matière de voirie, plus de 100 projets sont en chantier à Casablanca, tous menus de leur échéancier. Des projets sont déjà finis comme le boulevard Al Qods ou le boulevard des Préfectures.Propos recueillis par J. E. HERRADI et Ali JAFRY

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