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Entreprise Internationale

Plastiques: Fiançailles de Shell et Ferruzi

Par L'Economiste | Edition N°:46 Le 24/09/1992 | Partager

Les deux premiers producteurs mondiaux de polyéthylène et de polypropylène, Royal Dutch Shell et l'italien Ferruzi-Montedison, ont annoncé, Jeudi dernier, une association dans le domaine des plastiques. Après deux ans de négociations, les deux groupes se préparent, en effet, à fusionner leurs activités. Pour ce faire, ils ont décidé de procéder à des évaluations "devant aboutir à l'intégration, à l'échelle mondiale, de leurs activités dans le secteur des polyoléfines, ainsi que des matières premières et technologies correspondantes". Au terme de ces études, probablement dans six mois, une société commune, détenue à parts égales par les deux partenaires, sera créée. Elle devrait réaliser plus de 20 milliards de Francs de chiffre d'affaires, mais, ni son nom ni sa localisation ne sont pour le moment connus. Le "mémorandum d'accord" qui vient d'être signé par les deux géants dépasse le seul secteur du polypropylène. Il touche également les secteurs des polyéthylènes et polybutadiènes. Mais, c'est le polypropylène, matière plastique dont les dérivés sont utilisés dans divers secteurs (automobile pour les pare-chocs, cosmétique etc...) qui est au coeur du futur mariage. Avec une capacité totale de 3 millions de tonnes, Montedison et Shell, déjà leaders mondiaux de ce plastique, détiendront ensemble près de 20% du marché mondial. Ils creuseront ainsi l'écart avec l'américain Amoco, qui détient 5,5% du marché mondial, et le belge Fina (3,6%). Ensemble, ils auront également à faire face à la guerre des prix découlant d'une surproduction de plastique. L'offre se révèle en effet largement supérieure à la demande. Conséquence: les cours internationaux sont actuellement à leur plus bas niveau, et ce, depuis déjà plusieurs années. Aujourd'hui, le polyéthylène est vendu à 3,40 Francs le kilogramme, alors que l'éthylène, la matière première, est achetée 2,30 Francs le kilogramme. "La différence ne suffit pas, et de loin, à couvrir les frais fixes", se plaignent les professionnels.

Rubrique réalisée par HAKIMA EL MARIKY

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