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    Economie

    Plan quinquennal: L'Etat investira 26,8 milliards de DH par an

    Par L'Economiste | Edition N°:664 Le 21/12/1999 | Partager

    · Le projet de plan a été adopté en Conseil de Gouvernement

    · Près de 22% des investissements globaux destinés aux projets sociaux

    Adopté jeudi dernier en Conseil de Gouvernement, le projet de plan quinquennal est étudié actuellement par une commission tripartite. Objectif, apporter les dernières retouches. Avant son passage en Conseil des Ministres, le Plan devra être validé par le Conseil Supérieur de la Promotion et du Plan dont la création est prévue pour les prochains jours.
    Pour 1999-2004, les investissements de l'Etat atteindront 134 milliards de DH, soit 26,8 milliards de DH annuellement. Cette enveloppe allouée pour la réalisation des objectifs du Plan ne comprend pas le budget de 6,3 milliards de DH attribué par le Fonds Hassan II au financement des projets de développement. Selon les données fournies par le Ministère de la Prévision Economique et du Plan, la part des projets sociaux dans les investissements globaux de l'Etat sera de 22% contre 19% durant les dernières années. En revanche, les investissements dans les secteurs productifs et les infrastructures de base connaîtront une baisse sensible. Ils passeront ainsi de 36,3% en 1999 à 33,7% en 2004. Cette baisse est attribuée à la participation de plus en plus importante du secteur privé dans les domaines de l'assainissement, de la distribution et des télécommunications.
    Pour leur part, les collectivités locales doivent également augmenter leurs investissements durant la période du Plan. L'enveloppe budgétaire sera de 26 milliards de DH dont 49,6% réservés aux infrastructures économiques et 33,3% aux infrastructures sociales. Le reste du budget sera destiné à l'assainissement (10,2%), à la distribution d'eau et d'électricité (7%). Pour ce qui est des biens d'équipement, l'Etat réservera une enveloppe annuelle de 22,8 milliards de DH contre 16,4 milliards de DH entre 1996 et 1998. De leur côté, les investissements du secteur privé doivent tourner autour de 92,6 milliards de DH en 2003 contre 51 milliards en 1998, soit une augmentation annuelle de 12,7%.

    Pour financer tous les projets du Plan quinquennal, l'Etat compte sur ses recettes ordinaires. Celles-ci connaîtront, selon les prévisions du Ministère, des baisses substantielles suite à l'application des accords de zone de libre-échange avec l'UE. «Pour compenser la baisse de ses recettes, l'Etat compte consolider sa politique de rationalisation des dépenses publiques», souligne M. Abdelhamid Aouad, ministre délégué chargé de la Prévision Economique et du Plan. La part des revenus de l'Etat dans le PIB (Produit Intérieur Brut), y compris les recettes de la privatisation, passeront de 24,3% en 1998-99 à 18,8% à fin 2004. Ce taux (18,8%) ne comprend pas les recettes générées par la mise en place des projets qui vont compenser cette baisse. En matière de rationalisation des dépenses publiques, l'Etat compte maîtriser la politique de recrutement des fonctionnaires. A fin 2004, il est prévu que ces dépenses atteignent 9,3% dans le PIB contre 11,8%. Les autres dépenses de fonctionnement seront également revues à la baisse.


    Le taux de croissance revu à la baisse


    Le Plan quinquennal table sur un taux de croissance annuel de 5% au lieu de 5,5% prévu initialement. Cette révision à la baisse s'explique par les mauvais résultats de l'année agricole 1998/99. Afin de réaliser cet objectif, le niveau d'investissement doit atteindre 26,3% du PIB en 2003 contre 22,6% en 1998. Si ce taux de croissance est réalisé, cela permettra d'améliorer le niveau de vie de la population. La consommation individuelle augmentera de 2,4% annuellement contre 1% en 1999. Le Plan se fixe pour objectif de réduire le taux de chômage national de 15,3% en 1998 à 12,6% en 2003.

    Mohamed DOUYEB

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