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    Economie

    Plan quinquennal: Le taux de chômage s'établirait à 12,6% en 2003

    Par L'Economiste | Edition N°:666 Le 23/12/1999 | Partager

    · Renforcement de l'épargne, rationalisation des dépenses publiques... les grands axes du Plan
    · La balance des paiements enregistrera un déficit courant de 1,1% en moyenne annuelle


    Après son passage au Conseil du Gouvernement, le projet du Plan quinquennal est maintenant sous la loupe d'une commission interministérielle qui va y apporter les dernières retouches avant de le soumettre au Conseil Supérieur de la Promotion et du Plan (CSPP). Jusqu'à maintenant, ce Conseil n'a pas été constitué.
    Le Ministère du Plan vient de sortir une note synthétique où sont tracées les principales prévisions macro-économiques durant les cinq années à venir.
    Comme annoncé dans les colonnes de L'Economiste(1), le taux de croissance sera de 5%. Ce taux serait le résultat d'une croissance de 3,4% dans le secteur primaire, de 5,4% dans le secondaire et de 5,2% dans le tertiaire.
    Au niveau du taux de chômage, les prévisions sont optimistes. Elles tablent sur une baisse de 15,3% en 1998 à 12,6% en 2003 puis à 7,2% en 2013. A rappeler qu'au terme du troisième trimestre 1999 le taux de chômage est passé à 15,1% contre 12,9% le trimestre précédent, soit 200.000 chômeurs de plus sur le marché.
    Le principe de l'équilibre budgétaire entre les recettes et les dépenses sera toujours maintenu. L'Etat compte améliorer l'épargne du Trésor qui passera de 1,8% du PIB en 1998/99 à 3,9% à la fin du Plan et maîtriser le déficit budgétaire qui sera ramené de 2,4 à 1% du PIB. Le déficit s'établira cependant à 3,7% à la fin du Plan en l'absence de mesures qui vont compenser le manque à gagner résultant de la baisse des recettes fiscales (désarmement douanier oblige) et de la disparition de l'indemnité octroyée par l'UE en vertu de l'accord de pêche qui vient d'expirer.
    Au niveau de la rationalisation des dépenses publiques, le plan prévoit la maîtrise de la masse salariale par une limitation du recrutement des fonctionnaires. A fin 2004, il est prévu que la part de cette masse atteindra 9,3% du PIB contre 11,8% actuellement. L'idée est d'établir un système de rémunération basé sur la rentabilité des fonctionnaires.
    En ce qui concerne la balance des paiements, elle enregistrerait, durant la période du Plan, un déficit courant équivalent à 1,1% du PIB, en moyenne annuelle, passant de 0,4% en 1998 à 0,9% en 2003. C'est le déficit commercial qui va causer cette perte. Ce dernier passera de 8,8% en 1998 à 9,6% du PIB en 2003 et ce, malgré l'embellie prévue pour les revenus touristiques et les transferts des RME.

    (1) Voir notre édition du lundi 20 décembre 1999.


    Les investissements privés


    Même si la balance commerciale maintiendra sa tendance déficitaire, le projet du plan prévoit un accroissement du volume des échanges commerciaux. Ainsi, les importations s'accroîtront de 4,5% en moyenne annuelle. En fait, l'amélioration des volumes des biens échangés est en décalage avec leur valeur qui sera revue à la baisse à cause de la cherté des produits d'énergie comme le pétrole.
    Quant aux exportations de biens (y compris les admissions temporaires), elles croîtront de 5,1% en moyenne annuelle. Cette embellie sera due grâce aux matières premières, aux produits finis et aux produits alimentaires.
    Autre note optimiste du plan, la croissance des investissements privés étrangers. Ces derniers passeront de 1,2 à 2,5% du PIB en 2003. Cette amélioration permettra d'absorber le déficit que vont enregistrer les transferts des capitaux publics suite à la politique actuelle visant la baisse des dettes extérieures.

    Nadia LAMLILI

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