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Plan Halieutis: Des opportunités à saisir

Par L'Economiste | Edition N°:3121 Le 05/10/2009 | Partager

. Convention pour faciliter la mise en place du global opérateur . Pas encore d’indications sur le coût et le financement«C’est une première étape et une simple feuille de route qui est appelée à être déclinée en mesures et actions concrètes dans les mois à venir», précise Aziz Akhannouch à l’intention des professionnels qui lui reprochaient de ne pas les avoir associés à l’élaboration de sa nouvelle stratégie halieutique. Il n’empêche que l’ébauche se distingue par des idées fortes et des axes d’intervention de nature à rallier l’adhésion de tous les professionnels soucieux de développer leur secteur. Des opportunités d’affaires peuvent aussi être saisies. «Nul ne peut contester les axes autour desquels s’articule le plan Halieutis», avoue Mohammed El Jamali, président de l’Union de l’industrie de conserve de poisson (Unicop). Au demeurant, le triptyque: durabilité, performance et compétitivité fait l’unanimité chez l’ensemble des professions, et alimente tous les discours. Toutefois, la question de son application divise. D’autant plus que le secteur se caractérise par une pléthore d’organisations professionnelles et syndicales gangrenée par une crise de leadership. On en dénombre au moins 300, soit 5 par espèce exploitée. Car si le Maroc dispose de 500 sortes de poissons, seulement une soixantaine de variétés sont exploitées. Aussi ne faut-il point s’étonner si des intrigues de coulisses ont fait surface dès la deuxième journée de la réunion du Conseil supérieur halieutique.Au commencement, la manoeuvre visait le président en exercice de la Fédération des Chambres maritimes. Mais une fois réunis avec le ministre, les contestataires ont mis en avant plusieurs griefs. «Pourquoi avoir privilégié la valorisation à terre et quid des affrètements?», a-t-on demandé au ministre selon un professionnel qui a assisté à l’entrevue. C’est dire tout simplement le «marécage» dans lequel aurait évolué le débat si l’élaboration de la stratégie avait fait appel au monde professionnel.Quoi qu’il en soit, le chantier est ouvert. Et, il bénéficie de la garantie royale quant à son arrimage à bon port. D’emblée, le projet de stratégie se distingue par un benchmark des pays qui ont accompli des avancées spectaculaires dans le domaine et leurs expériences méritent d’être examinées à plus d’un titre. Ne serait-ce que sur les plans de la compétitivité et de la salubrité de leurs produits. De même, sur les 16 projets structurants (cf. L'Economiste des 29 et 30 septembre), cinq actions transversales sont retenues. Il s’agit en premier lieu de «clarifier et de compléter le dispositif juridique» dans l’objectif de délimiter les responsabilités, de faciliter le commerce et de lutter contre l’informel. La seconde action vise l’instauration d’un contrôle et une traçabilité tout au long de la chaîne des valeurs. L’objectif est de garantir un produit loyal et marchand aussi bien pour l’export que la consommation locale. Fini donc la dualité entre les produits dits «qualité export et marché domestique». Cela nécessitera bien évidemment, outre les infrastructures et équipements adéquats, des compétences rompues à la tâche. C’est l’objet de la 3e action qui cible l’amélioration des conditions de travail des marins pêcheurs. La bonne gouvernance publique est aussi érigée comme outil de modernisation du secteur. A ce niveau, il est préconisé l’élaboration d’un système permettant un transfert graduel de pouvoir aux régions et au secteur privé. Enfin, côté professionnel, l’objectif est de fédérer les intervenants autour des projets et décisions clés visant le développement du secteur. Il s’agit en effet d’encourager la création d’une interprofession regroupant tous les intervenants de la filière.En attendant, un nouveau concept a émergé: la mise en place du «global operator». Ce dernier a pour mission de prendre en charge les opérations de déchargement et de livraison du poisson aux halles et autres places commerciales. Cela selon les conditions économiques et sanitaires requises. Dans ce cadre une convention a été signée entre la tutelle, l’Office national de pêche et l’Agence nationale des ports. Reste à résoudre le problème du financement. Le projet de stratégie annonce la création d’un fonds pour l’ajustement et la modernisation de l’effort de pêche. Comment il sera alimenté? Rien n’a encore filtré pour le moment. Il faut attendre que le projet soit exposé au Parlement et que les diverses actions soient précisées et quantifiées.A. G.

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