×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Plan Emergence textile-habillement
Les mesures pour relancer le secteur

Par L'Economiste | Edition N°:2132 Le 18/10/2005 | Partager

. Facilitations douanières, réformes tarifaires, soutien financier …. 20 millions de DH pour la promotionLe gouvernement et l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) ont signé hier, lundi 17 octobre, le plan de relance du secteur appelé “Plan Emergence textile-habillement”. Cinquième axe de “Emergence” (rapport McKinsey), ce plan constitue un nouveau contrat-programme sectoriel destiné à améliorer les performances de cette activité. Ce contrat intervient dans un contexte international particulier. Le démantèlement de l’accord multifibre, l’intégration de nouveaux membres au sein de l’Organisation mondiale du commerce et l’entrée sur la scène mondiale de la Chine ont modifié les donnes du marché planétaire. Côté marocain également, l’environnement a subi des modifications importantes ces dernières années. L’accord de libre-échange signé avec les Etats-Unis et la volonté de l’Union européenne de contribuer à constituer un espace euroméditerranéen fort ouvrent de véritables opportunités. Seulement, de nombreuses entreprises qui constituent le tissu industriel national risquent de ne pas supporter la concurrence de plus en plus agressive des pays étrangers. La batterie de mesures contenues dans le contrat-programme et dont L’Economiste s’est fait l’écho à maintes reprises (www.leconomiste.com) apporte des éléments de réponse. D’emblée, les termes de la convention précisent qu’elle constitue “un cadre de référence de l’action du gouvernement pour promouvoir et soutenir une croissance durable et accélérée de l’industrie marocaine du textile-habillement”. En matière douanière, le contrat-programme prévoit la généralisation de l’octroi de la gestion personnalisée sur la base de la catégorisation des entreprises, la facilitation de l’implantation des plates-formes d’approvisionnement et des plates-formes d’exportation. De même que l’accompagnement et l’assistance aux nouveaux investisseurs et aux jeunes promoteurs porteurs de projets. Le règlement des litiges devrait être accéléré et les comptes sous régimes économiques en douane régularisés. L’Amith s’engage par ailleurs à assister les entreprises récentes en leur assurant la formation et le conseil. Une attention particulière est accordée à la fiscalité douanière. Une réforme tarifaire est prévue. Chaque catégorie d’articles (accessoires, fournitures, tissus finis…) sera soumise à un tarif douanier (voir tableau).. Critères d’éligibilitéPour accompagner le développement du secteur, le dispositif financier a été rénové. Il comporte deux composantes. La première a trait à la restructuration financière des dettes bancaires des entreprises. Un fonds de garantie sera dédié à cet effet. Il garantira à hauteur de 50% et pour un montant plafonné à 5 millions de dirhams les crédits de restructuration des dettes bancaires des entreprises éligibles. Les critères d’éligibilité sont similaires à ceux du Foman, souligne le MCI. Les crédits s’étaleront sur trois ans au minimum sans excéder 12 ans. La deuxième composante concerne le fonds national de mise à niveau (Foman). Des modifications importantes doivent intervenir: réduction de l’apport en fonds propres de 20 à 10%, relèvement de la contribution du fonds de 30 à 40% plafonnés à 5 millions de DH au lieu de 2,5 millions. Les biens matériels et immatériels sont concernés. La promotion n’est pas en reste. Un budget annuel de 20 millions de DH étalés sur une période de trois ans sera alloué à l’Amith.En outre, 1,8 milliard de DH sont mobilisés pour la formation. Le programme, qui a été engagé en 2002 avec l’Office de la formation professionnelle, prévoit la formation, à l’horizon 2010, de 75.000 lauréats dont 30.000 par apprentissage, l’alphabétisation de 50.000 travailleurs et la mise à niveau des ressources humaines du secteur. Le Fonds Hassan II devrait contribuer à encourager l’investissement. Il prendra ainsi en charge une partie de l’acquisition du terrain et de la construction des bâtiments jusqu’à 15% du coût total. Lorsque l’investissement est supérieur ou égal à 200 millions de DH, l’Etat y contribue à 20%. La facture énergétique devrait aussi être revue à la baisse puisqu’un tarif optionnel pour la moyenne tension destinée au secteur industriel sera mis en place. Un comité de suivi composé de représentants privés et publics devrait pour sa part veiller à la bonne application du contrat-programme. A. D.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc