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    Plan Emergence: Encore des bribes?

    Par L'Economiste | Edition N°:2131 Le 17/10/2005 | Partager

    . Mezouar présente une première batterie de mesures de la politique industrielle C’EST aujourd’hui, 17 octobre à Casablanca, que le gouvernement compte présenter une partie des 700 mesures préconisées par le rapport McKinsey, rebaptisé Emergence (cf. www.leconomiste.com), pour le repositionnement du Maroc. A cet effet, la CGEM organise une rencontre en présence de Driss Jettou, Premier ministre, et Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie et du Commerce. A signaler qu’une première présentation a déjà eu lieu le 12 juillet lors de la réunion du bureau de la CGEM et du Conseil national du patronat. Quelques jours plus tard, le patronat a affiché son soutien à l’étude alors qu’auparavant elle était largement décriée sous prétexte qu’elle favorisait certaines industries au détriment des autres. De son côté, Mezouar, depuis la rentrée, multiplie les rencontres avec des éventuels bailleurs de fonds pour financer les ambitions du Maroc. Un premier contact positif a d’ailleurs été établi avec la Banque mondiale, qui s’est dite prête à y contribuer. Les chantiers à entreprendre sont immenses, mais pas insurmontables, si le Maroc y met toute l’énergie et les moyens financiers qu’il faut. Selon la note confidentielle de juillet dernier, dont L’Economiste détient une copie, la base industrielle du Maroc demeure très fragile. Elle est structurellement fragmentée et la mise à niveau est encore très insuffisante. L’analyse de compétitivité, basée sur 12 facteurs divisés en 42 catégories et 102 indicateurs, fait ressortir que la législation du travail, l’accès aux ressources énergétiques ainsi que leur coût sont les grands talons d’Achille du Royaume. Tout autant que l’éthique et l’indépendance de la justice ainsi que la flexibilité du cadre réglementaire des affaires. Egalement pointées du doigt, la taille du marché intérieur largement sous-dimensionné et bien évidemment la fameuse protection de la propriété intellectuelle. Un point d’ailleurs qui entrave l’entrée en vigueur de l’ALE avec les Etats-Unis prévue pour janvier 2006.Sinon au niveau de l’accès douanier et commercial, des taxes et avantages fiscaux, du climat des affaires ou encore de la main-d’œuvre, les scores sont très moyens, indique le rapport. Les seuls bons points du Maroc sont géographiques: proximité de l’UE, des USA et des marchés arabes, et bonnes ressources naturelles.Quant au potentiel d’évolution de ces facteurs, il laisse présager un avenir meilleur, surtout du côté de la main-d’œuvre, du climat des affaires, ou encore des zones économiques spéciales. Le capital, les taxes et avantages fiscaux et la taille de l’économie ne suivront pas le même rythme. Selon les auteurs du rapport le renforcement des facteurs de compétitivité du Maroc se fera à travers des aménagements agressifs et géographiquement ciblés. Le volumineux rapport McKinsey (plus de 1.800 pages) priorise les actions. Il y a d’abord les piliers de croissance orientés IDE (offshoring, maquiladoras) qui détiennent le meilleur potentiel de réponse au volontarisme surtout au niveau du timing. Viennent ensuite les piliers de relance (textile, agro, pêche et artisanat) dont les bases existent mais dont l’effort de relance nécessite de lourdes réformes (actionnabilité limitée pour l’Etat). Et enfin, les chantiers de fond dont les actions sont nécessaires mais complexes et pour lesquels il faut une modernisation compétitive du tissu existant.Aziza El AFFAS

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