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Politique

PJD: Retour vers le référentiel religieux?

Par L'Economiste | Edition N°:2683 Le 31/12/2007 | Partager

. Débats chauds au Conseil national. A la conquête de la campagneLe Conseil national du Parti de la justice et du développement (PJD), réuni les 28, 29 et 30 décembre à Bouznika, n’a pas été tendre pour le tandem Al Othmani-Daoudi. Et pour cause, ils sont «accusés» de s’être éloignés du référentiel religieux pour installer la formation politique «au centre-droit» qui ne plaît pas à tous les militants.Toutefois, c’est l’évaluation des résultats du parti lors des dernières élections législatives qui a retenu l’attention. Les 200 participants au Conseil national ont tous été unanimes à les estimer en deça du «potentiel électoral» de la formation islamiste. «Nous avons couvert 94 (sur 95) circonscriptions, mais nous n’avons pas fait mieux comparativement avec le scrutin de 2002», confiera un membre du Bureau politique à L’Economiste. Tout cela parce que «nous n’avions pas su gérer ces élections comme il se doit», ajoute-t-il. Le parti n’a-t-il pas prêché par excès de confiance? Oui, dira-t-il, avant de confier que le sondage d’un institut américain donnant le PJD comme grand favori du scrutin du 7 septembre a fait beaucoup de tort à la formation politique. C’est que tout le monde y croyait, alors que «le bon sens aurait pu nous inciter à rester plutôt vigilants».Bref, le débat a été chaud, par moment houleux, comme le prévoyait notamment Lahcen Daoudi, numéro 2 du parti (www.leconomiste.com). Mais un débat qui a été, de l’avis de nombreux observateurs, serein et constructif. Les 90 interventions de la deuxième journée (29 décembre) des travaux du Conseil national ont toutes porté essentiellement sur les résultats des élections de septembre dernier. On peut dire, sans risque de se tromper, que les débats ont anticipé sur ce que l’on peut d’ores et déjà qualifier de «nouvelle ligne politique» du PJD. Non qu’il va y avoir un quelconque changement de cap chez les islamistes, mais plutôt une correction de la stratégie de la formation politique. Le parti veut, en effet, amorcer un retour au référentiel religieux sans pour autant «verser dans un quelconque extrémisme». La stratégie préconisée consiste aussi à encourager une «politique d’ouverture» sur le monde rural, un «champ» laissé vacant (au profit du Parti de l’Istiqlal et du Mouvement populaire). On veut donc investir la campagne. On ne cache pas que les prochaines élections communales (septembre 2009) constitueront «un sérieux examen» pour le PJD. Il y a des villes que les compagnons de Saâd Eddine Al Othmani veulent garder. Mais en allant à la conquête du Maroc profond, le PJD veut aussi prouver qu’il pourra «réaliser des miracles» là où on ne l’attend pas. Quelques communes rurales en plus «renforceraient la présence du parti islamiste sur la scène politique nationale et nous permettra de montrer que nous sommes un parti de tous les Marocains», affirmera à L’Economiste un membre de la direction.. Cibler les jeunesAutre question discutée par le Conseil national, le taux d’abstention. On estime que le faible taux de participation (37%) aux élections du 7 septembre a plutôt été, contrairement à ce qui s’était dit, «défavorable» au PJD. Le parti aurait, en effet, perdu quelque 100.000 voix par rapport à 2002. En plus, il n’en a pas gagné de nouvelles. A qui incombe la faute? «A nous tous, nous n’avons pas su mobiliser ni chercher à conquérir une partie de l’électorat, celle constituée des indécis», reconnaîtra un élu de la formation islamiste. Manière de dire que le parti s’était endormi sur ses lauriers de 2002. Aujourd’hui, on veut sensibiliser, cibler les jeunes et aussi «réconcilier le citoyen avec la politique». Une profession de foi que les islamistes du PJD veulent à tout prix concrétiser. C’est l’autre volet de la stratégie devant donner une nouvelle ligne de conduite à la formation politique.Les débats devaient se poursuivre, hier dimanche, sur les préparatifs du 6e Congrès national prévu les 19 et 20 juillet prochain. Certains militants ont demandé à ce que la date du congrès soit avancée. Une commission interne va se pencher sur l’examen de toutes les propositions prochainement. En attendant, on veut d’abord aplanir tous les différends et entamer la nouvelle année dans la sérénité.


Budget déficitaire

La journée de samedi, les travaux du Conseil national du PJD ont également été consacrés à la discussion du budget 2007 du parti et à la présentation de celui de 2008. Une commission interne a déjà préparé et discuté celui de 2008. Il a été établi à 11 millions de DH. Mais ce sera un «budget déficitaire», a indiqué Lahcen Daoudi à L’Economiste. Un effort «doit être fourni par les militants pour arriver à l’équilibrer», ajoute-t-il. Jamal Eddine HERRADI

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